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 living like we're renegates. (hedvig)

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maison de skadi
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maison de skadi
Hiboux : 79 Avatar : lily collins. Crédits : ice and fire (av) alaska (sign).

Âge : vingt trois ans en enfer.
Nature du sang : half bloody hell.
Statut civil : le palpitant apeuré.
Patronus : un chevreuil, la douceur, la nature et l'évasion des bois.
Amortentia : une odeur masculine, piquante et sucrée, un mélange de vodka pur feu et de chocolat, le parfum de serghei.

MessageSujet: living like we're renegates. (hedvig)   Sam 5 Mar - 19:48


LIVING LIKE WE'RE RENEGATES
les soeurs møller
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❃❃❃

Lucioles nocturnes, des bourgeons de fleurs éclos qui libéraient leur senteur si singulière, une serre vivante, une jungle luxuriante. La salle secrète venait d’ouvrir ses portes. Ranveig poupée disloquée avait préféré sauter le repas de la soirée. Encore un de plus. Cette fâcheuse habitude lui prenait de plus en plus fréquemment et à cela s’ajoutait le manque de sommeil considérable qu’elle accumulait nuit après nuit. L’état de fatigue de la gamine se faisait sentir de plus en plus souvent, son attention étant moins retenue en cours, les heures de sommeil qu’elle préférait passer à la lumière du jour, dans cette bibliothèque silencieuse et peuplée d’élèves, peuplée de monde. Ranveig ne trouvait plus de véritable repos que là où elle se sentait en sécurité. Loin des yeux fous de Serghei, loin de la hantise de ses rêves profanés par des souvenirs sanglants et brumeux. Elle évitait le réfectoire, elle évitait les groupes de la maison Thor. Elle évitait Serghei tout simplement. Et sauter les repas était pour elle la meilleure façon de ne pas avoir à se trouver dans la même pièce que lui.

Et malgré l’effort minutieux qu’elle employait à esquiver le brun, elle n’avait pu s’empêcher de revenir sur les traces de leur amitié. Vagabonds aventureux, élèves curieux, ils avaient ces petits chanceux découvert l’existence de la salle secrète, le trésor de Nerida, le paradis artificiel de chacun. Le fonctionnement leur avait semblé complexe à leur première venue, puis aux fils des ans, ils s’étaient plu à se faire voyager dans le confort et la quiétude de chacun. Usant avec parcimonie de ce lieu secret, la salle était devenue un repaire de pleurs, de rire ou de colère. C’est à cet endroit que Ranveig avait osé révéler la nature de son sang à Serghei, et des bribes de son passé. Espace clos du secret, voûte de chuchotement, la salle connaissait leurs secrets et leurs idéaux, elle participait à leur croissance, elle les avait vu grandir, mûrir, se fâcher comme se consoler. Là seul, Ranveig osait se livrer plus qu’à l’ordinaire, comme si les murs avaient des oreilles mais pas de bouches pour répéter. C’était aussi parfois là que se tenait certaines réunions pour la résistance. Durmstrang se faisait complice des enfants de la révolution.

Assise contre le tronc noueux d’un arbre planté au centre de la salle, Ranveig se laissait bercer par les maigres frémissements qui agitaient les feuilles de la végétation luxuriante, reine des lieux. Malgré son estomac vide, la faim ne se faisait pas ressentir, et la fatigue la gagnait comme un voile sombre qui s’abat devant ses yeux. Elle était prête à se laisser sombrer dans les abîmes de son sommeil quand son regard fut attiré par un mouvement non loin du tableau qui servait d’entrée et de sortie. Se redressant comme une enfant prise en faute, Ranveig eut à peine le temps de se cacher au milieu des plantes qu’une sorcière bien familière pénétra dans son havre de paix. Hedvig. Ranveig ne su si elle était soulagée ou consternée de voir ainsi sa sœur pénétrer dans un lieu qui lui était propre. Peu expansive sur elle-même et n’aimant pas particulièrement être dérangée, la petite brune alla à la rencontre de son aînée, se frayant un chemin à travers les plantes et la mousse qui s’enfonçait sous ses pieds. Le souvenir de la froideur de sa sœur, n’arrivait pas à la retenir. Toujours aimantée par le souvenir de leur fuite et de sa petite main gercée dans la sienne, prête à tout sauf à la lâcher, Ranveig esquissa un sourire à l’intention de sa sœur, prête à croire qu’elle n’était là que dans de bonnes intentions. « Qu’est ce qui me vaut se plaisir ? »

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Hiboux : 388 Avatar : lily james, la déesse. Double Compte : leonid et torvald les bgs. Crédits : -av/@tellers. -gif/tumblr (signa) et ivana d'amûr (profil)

Âge : Elle écume sa vingt-quatrième année avec toujours autant d'arrogance et de médisence. C'est cette haine qui la consume, comme la tient éveillée.
Nature du sang : Elle est une ancienne esclave, elle est de ceux qui n'étaient rien, une simple Mêlée, plus que fière de son propre sang.
Statut civil : Célibataire et loin d'être attirée par les histoires de coeur. Hedvig est seule et ne s'en plaint pas.
Patronus : lol

MessageSujet: Re: living like we're renegates. (hedvig)   Ven 11 Mar - 0:50


living like we're renegates


Hedvig aimait son père, elle l'aimait tant qu'elle méprisait sa sœur pour cet amour infaillible, portrait craché de cet homme qui lui manquait, qui lui manquait nuit et jour. Il s'était battu pour ses filles, il avait absolument tout fait pour les rendre heureuses malgré leur position. La souffrance, ce souvenir douloureux qui s’immisçait dans sa mémoire quand le visage innocent de sa cadette venait s'insérer dans son champ de vision. C'était de l'agressivité pure et dure, de la méchanceté gratuite qu'elle n'arrivait pas même à contraindre. C'était plus fort qu'elle et Ranveig ne comprenait pas, mais comment pouvait-elle ? Comment pouvait-elle comprendre, alors qu'elle ne voyait pas le visage de leur défunt père dans les traits de sa propre sœur ? Cruelle, Hedvig pouvait être si cruelle, si têtue, si froide quand elle le voulait, elle, pourtant si impulsive, habitée par la chaleur même, par l'imprévisibilité et la colère. Hedvig était la colère, elle humanisait ce sentiment, elle, cette fille qui cherchait par tous les moyens à venger ce qui lui avait été autrefois le plus cher, cette liberté, l'honneur de ses parents, le statut de son sang, elle n'était qu'une femme déchue, qu'un déchet de malchance et d'horreurs qu'elle avait pu vivre et survivre. C'était comme si un méli-mélo de sentiments venaient s'encombrer dans sa gorge et qu'à chaque mot qu'elle réussissait à balbutier, elle crachait du venin, un venin sec, empoisonné jusqu'à la moelle, mortel à ses ennemis. Ou mortel à elle-même. Elle qui cherchait parfois à tester les limites des autres, de cette vermine Pure et qui trépassait sur un champ de mines trop dense pour elle. Un champ qu'elle se créait elle-même, dans les méandres de ses plus sombres pensées. Elle était une guerre, si les combats faisaient rage à l'extérieur, il s'en suivait un dans son cerveau, dans sa tête, jusqu'au bout de ses doigts, la rage de vaincre, la rage de faire payer. C'était ces pensées empoisonnées qui contrôlaient le moindre de ses mouvements, qui le faisait être dans cette transe humiliante, cette transe à laquelle elle succombait de plus en plus, de jour en jour. Violente. Sanguinaire. Elle avait déjà saigné, combien avait-elle déjà saigné ? Une source pleine encore, une source qui la boufferait toute entière. Une cascade de gouttes, d'hémoglobines, un robinet qui ne s'arrêtait jamais. Elle cherchait à se déchirer toute entière, à donner sa vie pour sa cause, pour ses idéaux, elle, qu'on avait faite saigner petite, sans même avoir le choix, se donnait le même châtiment à présent. Châtiment qu'elle s'infligeait pourtant elle-même. Hedvig qui s'évertuait à poursuivre cette bataille, cette bataille qu'on lui disait déjà perdue d'avance, mais la blonde ne voulait pas y croire, peut-être qu'elle était trop optimiste, peut-être qu'elle se voilait la face, mais elle était convaincue que les Mêlés, que les résistants avaient autant de chance de gagner que les Purs avaient de perdre. Elle ne se rappelait pas de la dernière fois où avait eu peur de tenir tête à un Pur, de lui cracher à la figure ou de montrer ses poings. Hedvig n'était plus effrayée, non, au contraire, elle avait trop de courage, trop de confiance. Elle se surestimait, elle surestimait même la résistance, la posant sur un Piédestal, enjolivant ses idéaux radicales, bien trop radicales pour un monde qui se devait paisible dans un futur proche. Jamais, jamais ne verrait-elle le jour où ses idées seraient menées à bout, celles qui exigeaient qu'on tue, qu'on tue tous ces mécréants. Si on suivait son raisonnement, on échangeait une tyrannie de Purs contre une tyrannie de Mêlés. Tyrannie à laquelle elle participerait avec plaisir, trop de plaisir. C'était un bourreau, un bourreau de son genre qui n'avait jamais eu froid aux yeux, jamais peur de jouer de son insolence, de cracher, de mordre, ou de parler, parler trop fort, dire des mots sans même réfléchir aux conséquences perfides qui s'en suivaient. Hedvig savait se montrer maligne, mais aux vues des récents événements, elle se vendait de plus en plus, faisant comprendre, voulant même faire comprendre qu'elle était une résistante, la plus loyale, la plus assidue, rattrapant presque son maître.

Elle s'avança dans les couloirs, s'offrant un doux moment de répit, son corps fatigué, épuisé par la résistance, par l'affront qu'elle menait chaque jour en respirant. Hedvig n'était pas naïve, elle ne l'avait jamais été, en revanche, elle aimait se mentir, elle aimait se voiler la face pour son propre bien, se dire qu'elle n'était pas celle qui se fatiguait autant, qu'elle n'économisait pas son énergie parce qu'elle pensait que ses actions étaient toutes indispensables. Mais rien de tout ce qu'elle faisait été indispensable, non, mais elle aimait se tuer, elle aimait se tuer à petit feu, sentant chaque nouvelle sentence, chaque châtiment qu'elle s'infligeait. Crevée, mais aussi colérique, elle décida qu'il était temps qu'elle s'isole, qu'elle profite de ce moment de solitude, de ce calme pourtant pesant. La gamine se dirigea vers la salle secrète, son petit havre de paix, l'endroit où elle cherchait à effacer, gommer ces souvenirs, le sang, les esclaves qui avaient encore besoin d'être libérés. Eux, qui souffraient encore, qui vivaient ce qu'elle avait vécu pendant seize ans, avant de prendre ses affaires, la main de sa petite sœur et de s'en aller, de partir en courant sans même se retourner. La peur au ventre oui, celle d'être retrouvée, forcée à redevenir ce qu'elle avait tant cherché à fuir, mais on ne l'avait jamais rattrapé, pas même Ivar. Hedvig était libre. Ranveig aussi. Sa seule famille était en sécurité à présent, et elle voulait, elle voulait un meilleur futur pour les générations qui suivraient, pour les enfants Mêlés qui n'attendaient qu'une seule chose : la liberté, la liberté pure et dure. Elle avait peur Hedvig, elle disait n'être effrayée par rien, mais c'était encore une fois un vile mensonge, elle avait peur pour ses proches, pour Ranveig, pour Anastasia, pour Andreï, pour tout le monde et surtout pour elle-même. Elle était convaincue qu'elle ne survivrait pas la résistance, les combats qui feraient rage, elle allait courber l'échine, mais fière, elle serait fière de se sacrifier pour cette cause, pour ce qu'elle s'était offert, arrachée des mains de ses bourreaux. Hedvig entra dans la salle, s'imaginant quelque chose qu'elle ne s'était jamais imaginée auparavant, sa famille, son bout de paradis, son imagination qu'on ne lui avait pas arraché, pas comme sa conscience ou encore sa foi en l'humanité. Quand elle entra dans la salle, un arbre s'y trouvait au cœur, une nature luxuriante environnant ce panorama idyllique. Elle vit sa sœur au pied du tronc, et fronça les sourcils. Elle ne voulait définitivement pas causer une énième dispute, une énième justification pour son comportement envers elle, car elle n'avait aucune excuse qui pourrait pardonner ses actions. « Qu’est ce qui me vaut se plaisir ? » Sa sœur avait toujours été plus douce, plus saine, plus tempérée, mais combien de temps encore avant qu'elle ne lui saute à la gorge pour son comportement. Hedvig leva les yeux au ciel et s'approcha d'elle. Elle s'occupait de donner des tâches aux révolutionnaires de l'institut et se débrouillait toujours pour donner les pires à sa petite sœur, pourquoi lui faire endurer ça ? Pour le simple souvenir de son père. « Tout ne tourne pas autour de toi Ranveig, je voulais être tranquille. » Elle avait dit ça sur un ton froid, trop froid, un ton qui ne lui ressemblait pas vraiment, un ton qu'elle utilisait seulement en présence de sa petite sœur. « Je t'ai donné une tâche, qu'est-ce que tu fais ici ? Ne devrais-tu pas être en train d'écouter les discussions des puristes ? » Elle arqua un sourcil, se rendant compte de l'absurdité de ses mots, sa sœur avait droit à autant de répit que sa grande sœur.

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MessageSujet: Re: living like we're renegates. (hedvig)   Sam 12 Mar - 19:42


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« Tout ne tourne pas autour de toi Ranveig, je voulais être tranquille. » Son doux sourire angélique s’effaça aux premiers mots venimeux de sa sœur. Déglutissant, perdant quelques peu ses moyens, la pauvre gamine aux yeux noisettes observait sa sœur avec une rancœur grandissante. C’était pourtant devenu récurant, une habitude on pouvait presque dire, d’entendre son aînée, lui asséner ses paroles dénuées d’amour fraternel. Où était donc passée leur fuite dans la nuit noire ? Ne se souvenait-elle pas de ses doigts chétifs qu’elle avait serrés à les faire brûler pour anesthésier le froid ? Ses souvenirs étaient-ils si lointain pour qu’Hedvig ne considère plus sa cadette que comme un larbin aux allures de révolutionnaire. Ranveig n’était décidément pas comme sa sœur non. Elle trainant en marge, solitaire, sans famille, avec quelques maigres amis. Ranveig supportait la résistance dans l’ombre, animée par les mêmes idéaux virulents que sa grande sœur, mais elle s’effaçait. Elle n’était pas cette figure en perpétuel mouvement, ce blizzard, cette tempête humaine aux réactions inattendues. Ranveig n’était que le sous fifre de sa sœur. Parfois même elle en venait à se demander si elles possédaient encore les liens du sang qui les unissait. C’était à croire qu’Hedvig faisait tout pour la tenir à l’écart d’elle-même, lui laissant les pires tâches à réaliser et qui s’avéraient de nombreuses fois irréalisables pour la gamine. « Je t'ai donné une tâche, qu'est-ce que tu fais ici ? Ne devrais-tu pas être en train d'écouter les discussions des puristes ? » Une mission comme celle là d’ailleurs. Une mission pour l’envoyer au casse pipe.

Alors se voir traitée de la sorte, Ranveig n’acceptait plus. En temps normal peut-être se serait-elle à nouveau écrasée, délivrant de plates excuses à cette figure respectée. Mais le temps n’était plus à l’humiliation. Ranveig ne souffrait plus d’être mise à l’écart ainsi, sans aucune explication valable. « J’aimerais t’y voir. Tu crois que c’est facile de se faufiler au milieu de leur conversation ? Tu crois qu’ils me laissent approcher à moins d’un mètre d’eux ? Tu te fourres le doigt dans l’œil Hedvig. C’est irréalisable. Et puis tu t’imagines si ils s’en aperçoivent ? » Un flot de mot tempétueux et si peu commun au caractère apaisant de la jeune fille, s’échappait de ses lèvres. Elle était en colère Ranveig, elle n’était plus d’humeur à jouer les sœurs modèles, les serpillères de sa majesté Moller. « Tu sais ce que ça signifie non ? Tu crois qu’ils me laisseront filer avec mon butin ? » Le souvenir des cicatrices qui serpentaient dans son dos la firent frissonner. La mentalité des sangs bleus étaient loin d’avoir évoluée depuis qu’elles s’étaient échappées, et Ranveig n’osait songer à la joie que se ferait les immatures élèves descendant de la race pure de se complaire à humilier une sang mêlée au sein de l’école. Baguettes magiques au rendez vous, la brune avait l’imagination assez fertile pour connaître le sort qu’on lui réservait. « Alors cesse de me donner des ordres complètement sordides pour assouvir je ne sais quel complexe et pour une fois donne moi quelque chose que je pourrais faire pour me rende utile. » Ses iris bruns rivés sur Hedvig, la poupée avait perdu tout semblant de calme qu’elle avait pu trouver en venant se réfugier ici. Elle espérait certainement vainement que ses maigres supplications seraient entendu pour une fois pas la meneuse. Mais ce qui poussait d’autant plus sa curiosité, c’était de savoir la raison de cette discrimination. Pourquoi donc Hedvig se comportait-elle de la sorte ? C’était un mystère qui planait aux yeux de la Moller depuis son entrée à Durmstrang, quand elle avait croisé sa sœur pour la première fois et que le regard de cette dernière s’était envenimé à la simple vue de sa cadette. Qu’avait donc fait Ranveig pour mériter pareille injustice ?

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MessageSujet: Re: living like we're renegates. (hedvig)   Mer 16 Mar - 0:24


C'était toujours la même rengaine, les regards noirs, les remarques piquantes d'amertume, amertume qu'Hedvig même n'arrivait pas à justifier. Comment pouvait-elle se tourner contre sa propre sœur alors qu'elles avaient vécu exactement la même chose, que leurs cœurs battaient à l'unisson quant à la résistance ? La blonde ne cherchait même plus à expliquer ses actes, elle fonçait tête baissée, ayant bien trop peur de creuser dans la source de cette rancœur. Peut-être qu'en mettant le doigt sur ce qui n'allait pas, des souvenirs du passé qu'elle s'était bien gardée de se rappeler au court des dernières années, reviendraient la hanter. Elle avait mal, constamment, continuellement, ce n'était rien d’éphémère, jamais rien de bref, une douleur au niveau de sa cage-thoracique qui ne faisait qu'enfler au fil des années. Jamais une heure passait, sans qu'Hedvig ne pense à la résistance ou ne croit en la délivrance de son peuple. Elle voyait la mort au bout de ses doigts, celle avec qui elle jouait consciemment, testant parfois ses limites, les limites qu'elle s'était elle-même imposée. Jusqu'à où était-elle prête à aller pour défendre cette cause qui résumait sa vie ? La mort. Perdre le souffle, sentir les battements de son cœur s'éteindre sous la sueur et le sang, elle y avait réfléchi, et à maintes et maintes reprises elle avait eu une réalisation : comment pouvait-elle vivre après avoir eu l'envie de tuer, de faire saigner et de se venger ? Elle savait que la vengeance était un venin, un poison pourtant qui tenait éveillé tous ses sens, laissant la chair de poule parcourir ses membres endoloris par le combat incessant martelant dans sa tête. La relation avec sa cadette se résumait à un nœud, à un nœud qui s'était resserré au fil des années, un nœud impossible à démêler à cause d'un parti qui s'était perdu dans la dispute futile, le bout de fil récalcitrant à l'idée de laisser sa sœur entrer dans son monde. Peut-être parce que ce monde était trop sombre, peut-être aussi par peur de laisser quiconque l'aider. Elle ne voulait l'aide de personne, son indépendance l'ayant sauvé au fil des années, mais Ranveig avait été là, même après avoir repoussé la cadette, celle-ci était toujours revenue. Alors pourquoi Hedvig ne pouvait-elle tout simplement pas baisser la garde ? Comme un chien, elle défendait ce qui était sien, sa solitude, son impulsivité, ses idées radicales qui faisaient peur aux autorités, sa hargne et sa violence, cette haine émanant de tous ses ports. Elle voulait garder ça pour elle, parce qu'elle savait parfois qu'elle pensait comme un monstre, que ce qu'ils lui avaient fait subir n'était que le quart de ce qu'elle pouvait rendre. La torture, le sang, les coups, ces choses ne l'effrayaient plus, elle avait maintenant peur de ce qu'elle était capable d'infliger. Hedvig ne se battait plus avec les poings, elle se battait avec sa baguette, tenant la vie d'un individu entre ses mains, la rage elle l'avait, celle qui lui insufflait de lancer des sorts trop dangereux, des sorts cruels. Au lieu d'écouter sa conscience, elle écoutait la colère, ce tambour constant qui s'évertuait dans les différentes neurones de son cerveau.

« J’aimerais t’y voir. Tu crois que c’est facile de se faufiler au milieu de leur conversation ? Tu crois qu’ils me laissent approcher à moins d’un mètre d’eux ? Tu te fourres le doigt dans l’œil Hedvig. C’est irréalisable. Et puis tu t’imagines si ils s’en aperçoivent ? » Hedvig arqua un sourcil et leva les yeux simultanément, elle avait réussi à construire ce mépris entre elles, ce mépris qui bouffait la nature même de cette relation autrefois si forte, si compréhensive. La blonde était frustrée, mais ne pouvait pas l'être plus que sa cadette. Elle contrôlait son influence dans la révolution et lui donnait délibérement des tâches difficiles ou inutiles. C'était cruel, elle le savait, mais ne pouvait rien y faire. Une haine lacérante venait se cacher dans ses tripes quand elle voyait le visage de Ranveig, une haine viscérale qu'elle ne comprenait pas, qui ne faisait que la perturber encore plus. « Tu sais ce que ça signifie non ? Tu crois qu’ils me laisseront filer avec mon butin ? » Consternée, elle devait sûrement avoir l'air consternée. Elle connaissait la difficulté de pouvoir se mêler aux discussions des Purs, ou encore de les écouter sans se faire remarquer, si au début Hedvig avait réussi à le faire, elle n'avait plus réussi à rester passive face aux mots des suprématistes. Au lieu d'être espionne et discrète, elle se lançait tête baissée dans le combat, poings en l'air, finissant dans les cachots. C'était le contrôle qui lui manquait, le contrôle de ses émotions et de ses idées. Mais la blonde avait dû subir le contrôle des autres, sa logique était de pousser, pousser jusqu'à ce qu'elle ne sente plus rien et qu'elle soit immunisée à ses sautes d'humeur. « Alors cesse de me donner des ordres complètement sordides pour assouvir je ne sais quel complexe et pour une fois donne moi quelque chose que je pourrais faire pour me rende utile. » Cette fois-ci Hedvig s'approcha de sa sœur et la regarda menaçante. C'était une chose de l'insulter en tant que sœur, une autre de lui faire des remarques sur sa manière de mener la résistance. Elle ne supportait pas qu'on puisse douter de ses capacités, Hedvig était prête à crever pour la résistance et savait mener ses troupes. Il lui fallait du temps. Du temps et surtout des visages autres que celui de sa sœur. « Même si tu es ma sœur, tu n'as aucun droit de remettre en question mes décisions concernant la révolution. Je suis en charge, tu obéis. » Elle avait craché ça comme une vipère, répandant son venin autour de cette bulle d'amertume, les deux sœurs ne faisaient que commencer une énième joute. « Quand je suis arrivée ici j'écoutais les conversations des Purs sans me faire attraper, tâche de faire la même chose, tu ne peux pas être aussi incapable que je me l'imagine. » C'était des mots secs, des mots emplis de haine, des mots qui coupaient comme des lames, des lames qui coupaient trop profondément. « Les ordres que je te donne sont égaux à ceux des autres. Si tu veux parler de complexe, parlons-en. Remets-tu mes ordres en doutes parce que tu es jalouse de ma position ou tout simplement parce que tu crois que tu vaux mieux ? » Elle sourit malignement, elle sourit parce qu'elle voulait la voir réagir, peut-être même la voir lui répondre et se faire engloutir sous ses mots glacials.

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