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 I'm going to keep going - andreï

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maison de loki
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maison de loki
Hiboux : 311 Avatar : xavier dolan (en réflexion) Crédits : SWAN
coucou
Âge : vingt-six ans, prêt à entrer dans la vie active... ah non, pardon, prêt à fuir.
Nature du sang : pur (déshonoré, traqué, au ban de la société, mais pur)
Statut civil : célibataire sur le papier
Patronus : une souris, dont il a globalement plutôt honte.

MessageSujet: I'm going to keep going - andreï   Mer 24 Fév - 16:31


Une ombre. Une silhouette disparue. Artiom avait à peine eu le temps de reconnaître son ami que celui-ci s'était évanoui. Curieux, il tente de le rattraper. Alors qu'il y parvient, Artiom ralentit pourtant sa course. À quoi bon ? Voilà plusieurs semaines qu'Andreï n'est plus le même, et que sa compagnie l'inquiète bien plus qu'elle ne l'apaise. À quoi bon l'aborder, à quoi bon tenter de reprendre le fil que Andreï semble avoir coupé derrière lui ? Il se souvient du regard vide d'Andreï la dernière fois, alors qu'Artiom lui proposait un duel amical. Il se souvient avoir rétracté sa proposition, apeuré soudain qu'Andreï ne lui fasse mal. Mal. Comment pouvait-il craindre Andreï ? Andreï le connaissait. Il avait vécu ses colères, ses joies, ses indignations, ses égarements, ses jeux et ses peurs. Il avait été à ses côtés, si souvent. Andreï le connaissait. Si bien. Trop bien. Artiom sent son estomac se nouer à la pensée du secret révélé quelques temps plus tôt. Comment avait-il pu en arriver là ? Soucieux, il endosse par réflexe une identité qui n'est pas la sienne. Il tourne un couloir, et dans l'ombre de celui-ci, laisse ses cheveux s'assombrir, sa peau brunir. Réflexe de protection, mécanisme de fuite. En est-il donc arrivé à cela ? Il file vers l'aile Nord, il sait qu'Andreï se dirige probablement vers le pavillon de Thor. Et il ne peut se décider à laisser son ami s'évanouir, une énième fois, une fois de trop.

Il allonge son pas, s'adapte au rythme de son camarade, qui jette soudain un regard derrière lui, pose un regard froid sur l'inconnu qu'Artiom prétend être, et poursuit sa route. L'effroi et l'incompréhension qui dévastent Artiom se muent soudain en une colère profonde. Son corps rugit. Colère contre lui-même, qui se retrouve à espionner son plus proche ami, colère contre l'ami qui s'est muré dans un silence suspect, colère contre le temps qui passe et qui flétrit l'agréable, le calme, le tranquille, colère contre ce monde où tout finit toujours par se compliquer. Artiom frisonne, retrouve son apparence. Si lui même n'est pas capable de faire face à la situation, avec honnêteté, comment pourrait-il attendre une quelconque forme de sincérité de la part de son ami ? Il fouille dans sa poche, en sort un miroir dans lequel il vérifie son reflet, et sourit avec satisfaction.

Andreï va tourner à gauche vers le pavillon de sa maison quand Artiom le rattrape, interrompt son mouvement. « Andreï. » Il se force à sourire, ne produisant qu’un terrible rictus. Lui qui sait revêtir mille masques, lui qui se joue de toutes les apparences et de toutes les conventions, il est incapable de dissimuler son malaise. Pas face à lui. Pas face à l’ami. Mais ami, l’est-il encore ? Si Andreï, pour quelque raison que ce soit, s’est décidé à jouer un rôle qui ne lui ressemble pas, Artiom ne se laissera pas décontenancer ; ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces. Le Baranov joue un rôle, Artiom n’a qu’à rentrer dans ce jeu nouveau, aux règles étranges. Il braque son regard dans celui de son interlocuteur circonspect. « Andreï, tu me dois toujours ce fameux duel amical. Je suis certain qu’il n’y a personne dans la chambre des mémoires ! ». Pour être certain de ferrer le sorcier, il ajoute « Andreï Baranov, je vous défie en duel ». Un franc sourire vient éclairer le visage d’Artiom. Combien de fois ont-ils croisés leurs baguettes, leur énergie nourrie seulement du plaisir du jeu. Artiom se souvient de chaque mauvais coup, de chaque frisson, de chaque rire, de chaque accolade célébrant la réussite de l’autre. Si l’angoisse qui l’habite est bien nouvelle, il est capable de faire comme si. Comme si de rien. Deux amis. Une plaisanterie. Si Andreï faillit à son rôle en revanche, s’il n’esquisse que le moindre geste qui semblerait suspect à Artiom, alors le jeune Haarde a l’intention de l’épingler. Il a mille questions à lui poser. Et s’il sent la moindre tension entre eux deux, le temps des questions aura sonné. Ca ne peut plus continuer.

Il ne sait pas si Andreï se laisse faire, il ne s’affaire pas de savoir ce qu’il peut en penser et quels sentiments étranges peuvent l’habiter. Il ne s’occupe plus de comprendre celui qui était autrefois transparent pour lui. Il passe vaguement son bras sur ses épaules, et le pousse vers la salle en question.

Effectivement, elle est absolument vide. Imposante. D’un mouvement de la baguette, Artiom en arrange les tables autrement, laissant une arène ronde se constituer en son centre. Ils sont seuls. Seuls au sein d’une arène, et la règle est d’attaquer. L’implicite, l’amitié, sont-elles encore des règles auxquelles Andreï se soumet ? Artiom devrait le découvrir bien assez tôt.

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d'ailleurs, je recherche les membres de la fratrie,
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Hiboux : 742 Avatar : max irons Double Compte : ulrich la vipère Crédits : sweet nothing, the queen bé (avatar) & dailymax (tumblr)

Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: I'm going to keep going - andreï   Jeu 25 Fév - 12:27



le lion et le chaton

Un mouvement adroit du poignet et le sort fuse en un filet très fin lumineux de couleur argenté. Le sort frappe de plein fouet la carafe en étain pour la faire léviter dans les airs avant qu'elle ne retombe lourdement dans un bruit désagréable pour les oreilles. Andreï laisse échapper un soupir de mécontentement avant de reprendre l'objet et de le remettre surr la table. Il recommence le même geste à plusieurs reprises, mais à chaque fois, l'objet ne lévite pas assez longtemps, à peine une minute. Une impression de faiblesse pénètre dans la chaire du jeune homme qui recommence une dernière fois, comme si la dernière serait la bonne et pourtant. La carafe tombe encore. L'objet est bossu, marqué par l'entraînement qui dure depuis plusieurs heures, mais c'est trop. Andreï perd patience et pointe sa baguette sur la maudite carafe, il marmonne entre ses lèvres « Reducto ! » la carafe éclate en plusieurs petits morceaux d'étain d'une telle finesse qu'il est difficile de les percevoir à l'oeil nu. C'est comme si elle avait disparu, funeste destinée et Andreï espère que c'est ce qui se attend la résistance, nid de vipères malicieuses. Il sort de sa poche sa montre à gousset magique faites en argent et observe le temps qui s'écoule. Voici déjà presque deux heures qu'il s'est isolé dans cette pièce abandonnée de l'aile nord. Il range sa baguette dans la poche arrière de son pantalon et remet la veste en velours rouge sang de son uniforme, saisit sa sacoche pour sortir et se rendre vers son pavillon sans regarder le monde qui l'entoure et qui s'agite. Il ignore ainsi l'appel d'une camarade et bouscule sans ménagement un garçon plus jeune que lui. C'est le nouveau visage du prince de sang-mêlé, le visage d'un homme de glace, insensible à tout et même à lui-même. Il ne pense qu'à une chose, préparer ce parchemin pour Sofiya Vasara où il pourra retranscrire dans l'encre noire, les informations obtenues durant son récent espionnage. Il compte notamment parler du rôle de certains membres comme Hedvig ou encore, Artiom.

Le sorcier sort de ses pensées, torpeur passagère et quotidienne quand une voix s'élève et qu'une silhouette interrompt sa course. « Andreï. » le visage de Artiom se démarque des autres. Sa chevelure ébène dissimule toute sa traitrise, lui de sang-pur, lui idéalement né avec une cuillère en argent dans la bouche crache sur son héritage et l'empire. Une pensée qui dégoute Andreï, mais il reste de marbre face à cet ami. Car oui, entre eux, il n'y a que des illusions. Des faux-semblants qui auront une fin triste, sans aucun doute. Andreï ne considère pas le sorcier comme son frère d'arme, c'est simplement un pantin qu'il s'amuse à désarticuler autour de quelques principes qu'ils pensent partager, comme l'égalité ou la justice. C'est là, le rôle de l'espion et toute la finesse avec laquelle le bâtard Baranov l'exécute. Il ajuste sa sacoche sur son épaule et répond brièvement au sourire de Artiom, il ne faut surtout pas éveiller les soupçons et casser sa couverture. « Artiom, que puis-je pour toi ? » mais si les paroles sont aimables, le regard est vide et presque inexpressif. C'est plus fort que Andreï, il ne parvient pas à être le parfait espion. C'est un être vide et sans expression, facile à déceler au fond, comme un mouton noir dans un troupeau de blancs moutons. « Andreï, tu me dois toujours ce fameux duel amical. Je suis certain qu’il n’y a personne dans la chambre des mémoires ! » s'exclame le garçon. Andreï arque un sourcil, stupéfait à vrai dire. « Andreï Baranov, je vous défie en duel » « Plaît-il ? » répond machinalement le sorcier en restant surpris et méfiant à la fois. Un duel ? Pourquoi et comment ? Artiom sait-il que Andreï est connu au sein de l'institut comme un brillant duelliste, vif et vindicatif ? Est-ce réellement un duel ou une toute autre entreprise pour piéger le sang-mêlé ? Les questions se posent et s'entrechoquent dans l'esprit de Andreï car il n'a aucun souvenir d'une promesse au sujet d'un duel. Il ne scille pas et se décide à plonger dans la gueule du loup, persuadé de dominer et d'écraser la vermine qu'est le rejeton Haarde. « Si c'est ce que tu veux... Qu'il en soit ainsi. »

La chambre des mémoires est l'arène et les deux sorciers organisent la pièce. Tandis que Artiom déplace les meubles, Andreï dépose sa sacoche sur le sol et défait son épaisse veste rouge pour dévoiler sa chemise blanche. Il retrousse ses manches et s'empare de sa baguette. Un sourire de carnassier, presque inhumain se dévoile sur son visage. C'est peut-être un piège, certainement une manigance de la résistance pour juger de la fidélité du garçon, mais ça l'excite intérieurement. Son esprit pervers se plaît à imaginer les entailles qui vont découper le corps de Artiom. En quelque sorte, faire saigner comme un porc ce sale traitre, c'est faire la même chose à la résistance et à Hedvig. Ce sentiment envahit Andreï, ça le possède comme une âme damnée et pour essayer de ne rien dévoiler de sa folie intérieure, il glisse une main dans ses mèches brunes en essayant d'inspirer et d'expirer doucement, calmement, voilà. Son visage se tourne vers Artiom qui a terminé de préparer l'arène. Il n'y a rien, que des yeux sinistres et une pupille dilatée. « Alors allons-y. » articule le jeune homme difficilement. Il est fébrile, il est excité, il est pressé. Il veut s'exercer, voir s'il est toujours le roi du duel et si son titre n'est pas usurpé. Il s'approche et se met face à son adversaire. Briser Artiom, c'est briser la résistance et quelque part, c'est une victoire facile. Ils ne sont que deux, ça serait si simple de faire couiner le chaton et pourtant... Quelque chose l'empêche et le bloque dans sa tête. Comme si Andreï sait déjà qu'il n'ira pas jusqu'au bout ? Pourquoi ? Il chasse cette idée de son esprit en secouant la tête et s'incline, c'est un duel dans les règles après tout. Et tout s'enchaîne. Sitôt Andreï redresse le visage que le monstre apparaît, que la bête sort de l'ombre. « Expelliarmus. » il tonne, sa voix gronde dans la pièce des souvenirs perdus tandis que le sort éclate vers Artiom. Première étape, le désarmer, le rendre aussi innofensif qu'un chaton, mais ce n'est pas tout. Il enchaîne avec deux sortilèges informulés, il n'attend pas, il frappe et tranche l'air avec sa baguette. C'est vif, c'est adroit et c'est cruel. Diffindo premièrement, pour entailler la peau de ce cher Artiom et incarcerem pour l'enserrer dans des cordes et lui brûler la peau. Tu vois Artiom, c'est ça, une bête qui sort les crocs.

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    The Gods have fashioned us for love. That is our great glory, and our great tragedy.

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