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 | come back and remember me. (w/ andreï) terminé

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bitch queen
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Hiboux : 388 Avatar : lily james, la déesse. Double Compte : leonid et torvald les bgs. Crédits : -av/@tellers. -gif/tumblr (signa) et ivana d'amûr (profil)

Âge : Elle écume sa vingt-quatrième année avec toujours autant d'arrogance et de médisence. C'est cette haine qui la consume, comme la tient éveillée.
Nature du sang : Elle est une ancienne esclave, elle est de ceux qui n'étaient rien, une simple Mêlée, plus que fière de son propre sang.
Statut civil : Célibataire et loin d'être attirée par les histoires de coeur. Hedvig est seule et ne s'en plaint pas.
Patronus : lol

MessageSujet: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Lun 22 Fév - 19:30


remember me


Hedvig regardait la fumée blanchâtre sortir de sa bouche alors qu'elle éteignit sa cigarette sur le bord de sa fenêtre. Son regard était absent, peut-être parce qu'elle pensait, qu'elle s'était perdue dans ses impénétrables mécaniques, les mécaniques de son esprit, celles qui lui disaient que quelque chose n'allait pas, et ça depuis deux mois. Deux mois qu'elle tentait de déceler le mystère qui flottait autour d'Andreï, deux mois qu'elle se sentait si loin de lui, elle avait l'impression qu'il était à des kilomètres d'elle. Il l'avait frappé. Il avait levé la main sur elle, geste qu'il n'avait jamais fait auparavant, si elle avait pleuré, elle n'était pas découragée, au contraire, s'il avait la rage, elle avait la haine, un duo qui avait toujours fonctionné de la sorte et qui ne s'était auparavant jamais réellement perdu de vue. Jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à ce jour où il avait dépassé la barrière qu'elle lui avait mise. Elle s'était déjà faite frapper, torturer, mais jamais, ô grand jamais n'avait-elle pu imaginer un jour qu'Andreï serait celui qui lui ferait le plus du mal. Si le poing n'avait été qu'un doucereux souvenir de ses années esclave, c'était le geste et la signification qui l'avait brisé. Pleurer, quelque chose qu'elle n'avait plus fait depuis bien des années, la vulnérabilité n'était plus de son ressort et peut-être qu'elle le détestait pour lui avoir infliger ce sentiment qu'elle avait tant cherché à égarer. Mais peut-être était-ce aussi qu'ils avaient partagé un moment tendre il y a quelques semaines, quelque chose d'intime qu'elle n'avait jamais fait auparavant, une minime déclaration d'amour, qu'il ignorait complètement, elle s'était mise à nue, il l'avait frappé, il avait brisé tout ce qu'ils avaient réussi à reconstruire cette dernière année et Hedvig ne savait sincèrement pas comment réagir face à la colère du jeune homme, face à son impulsivité et à la violence qui semblait le consumer. Si elle avait mal, elle souffrait encore de plus de voir son ami, son allié, son amant broyer des ténèbres. La jeune fille avait songé, avait réfléchi et ne trouvait pas de bonne raison, elle ne voyait pas comment il avait pu se transformer si vite. Dans un dernier élan, elle attrapa une seconde cigarette, addiction qu'elle avait adopté il y a quelques mois, cette fumée empoisonnée qui savait pourtant panser ses maux et sa nervosité. C'était peut-être s'adonner au désir du mal, mais les temps étaient rudes et si elle s'était promise de ne jamais se pourrir la santé, la nicotine l'aidait malgré elle. Peut-être qu'elle représentait la même chose aux yeux d'Andreï, cette chose empoisonnée qui vous pourrit la vie, mais dont vous avez besoin, son ami n'avait jamais été nocif à ses yeux, mais elle l'avait abandonné et même si la culpabilité chez elle ne s'activait pas comme chez les autres, elle ne pouvait éviter son cœur de ressentir un pincement quand Andreï lui sortait cette critique amère. Elle éteignit la seconde cigarette et se leva cette fois-ci, regardant sa silhouette feutrée dans le miroir accroché en face de son lit, elle n'avait pas d'hématome sur la joue, mais elle sentait encore que les muscles y étaient tendus. Elle l'aimait oui, il était après tout son meilleur ami en quelque sorte, mais elle le détestait tout autant pour ce qu'il lui avait infligé.

Nonchalante elle commença à enfiler l'uniforme de l'institut avant d'accrocher ses cheveux en un petit chignon mal fait, laissant s'échapper quelques mèches bordant son visage pâle. Elle attrapa la sacoche qui lui servait de sac de cours et descendit les escaliers qui la menaient vers le pavillon de sa maison. Skadi, la déesse de l'hiver et des skis, la froideur incarnée, l'arrogance de pouvoir réussir, exactement ses croyances à elle. Elle avait la foi que ses buts s'exhausseraient un jour, qu'elle réussirait à terminer tout ce qu'elle avait déjà entrepris. Une battante, une déterminée, voilà comment elle voulait être décrite, une ambitieuse et non pas une vulgaire Mêlée ancienne esclave. Elle voulait qu'on oublie son passé, qu'on oublie les coups qu'elle avait encaissé ou tout ce qu'elle avait dû faire pour arriver jusqu'ici. Qu'on voit ce qu'elle était réellement, une fille qui était prête à saigner pour obtenir ce qui lui était le plus cher : sa liberté. Parce que même si Hedvig était libre, elle ne l'était pas réellement, ses chaînes lui collaient toujours aux mains et aux pieds, on la stéréotypait toujours pour ce qu'elle avait été dans le passé et pas seulement elle, aussi son peuple. Peut-être que c'était ça sa plus grosse erreur, de croire que tous les Purs étaient des mécréants, que seul les Mêlés comprenaient la douleur et la perte d'identité, mais beaucoup d'autres avaient souffert et dû supporter ce qu'elle avait dû à son tour vivre. Mais c'est ses idées radicales, dans son imagination le futur était fait de sang et de violence, puisque pour elle le seul moyen d'obtenir quelque chose était de se battre. Et pour que le monde soit comme elle se l'était imaginée, beaucoup devaient mourir, à commencer par le Tsar et sa famille. Elle sortit du pavillon avec une mine lasse collée à son visage, elle irait en cours, enverrait peut-être quelques poings, puis irait se coucher avant de se réveiller le lendemain matin. Une certaine routine qui la fatiguait. La révolution était calme avant d'exploser, mais c'était ce silence olympien qui l'effrayait et qui lui donnait les shots d'adrénaline qu'elle désirait tant. Alors qu'elle se baladait prêt de la volière, une silhouette imposante se figea dans son champ de vision. Andreï. Sans même hésiter, la tempête s'approcha de la furie et l'attrapa par le bras tout en posant tout son poids sur lui pour le forcer à l'accompagner dans un coin sombre du couloir. Si elle ne réfléchissait quasiment jamais avant d'agir, elle avait attendu cette confrontation de pied ferme. « Tais-toi et ne me coupe pas la parole. » Elle ne lui laissa même pas le temps de riposter. « Je te préviens Andreï si tu lèves encore une fois la main sur moi, je te ferais subir dix fois pire. Et s'il te plaît ne me sous-estime pas. » Elle avait déjà cassé des dents et des nez, et n'hésiterait pas une seule seconde à réitérer l'expérience. « Ta colère tu peux te la mettre là où tu veux, mais tu vas me dire une bonne fois pour toute ce qu'est ton problème. Que tu sois en colère contre moi, d'accord, mais que tu oses me taper, moi, alors que tu sais à quel point on a souffert tous les deux à cause de cette violence puérile, j'ai réellement besoin d'une explication avant que je t'en mette une à mon tour. » Elle n'avait même pas respiré en disant ces quelques mots, elle était sur la défensive, le félin espérant pouvoir attraper sa proie.

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Hiboux : 742 Avatar : max irons Double Compte : ulrich la vipère Crédits : sweet nothing, the queen bé (avatar) & dailymax (tumblr)

Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Mar 23 Fév - 11:21



je ne sais même plus lire ton visage

Encore une nuit sans sommeil, encore une nuit en compagnie de l'insaisissable insomnie, encore une nuit bordée par des rêves éveillés dont on ne sait lesquels sont des songes et d'autres des réminiscences. La frontière semble coupée, tranchée par un coup sec d'une lame non émoussée. C'est la sensation qui traverse le corps du jeune sorcier Andreï à chaque instant. Allongé sur son lit, les yeux plantés sur ce plafond d'un blanc nacré, il n'arrive pas à trouver le sommeil. C'est une douce torture, une délivrance qu'on lui interdit pour ne plus penser à ce qui le ronge intérieurement. Mal dans sa peau et dans ce corps qui est pourtant le sien depuis toujours, Andreï ne ressent définitivement rien, excepté de la colère qui grandit chaque jour un peu plus et se métamorphose en une haine sans nom, viscérale et enflammée qui calcine son être intérieur. Cette absence de sentiment le hante et le rend fou. Il sent la folie tambourinée à l'intérieur de son crâne et cette migraine qui ne le lâche jamais. Il essai de comprend, mais toutes les tentatives du garçon sont veines. C'est perdre d'avance et quand Andreï se fixe dans le miroir qui orne le mur à sa droite, il ne voit rien que son propre reflet. Une silhouette de colosse certes, mais une coquille vide avant tout. Comme une armure vide, sans chevalier. Andreï se redresse et se hisse hors du lit. Il porte déjà son uniforme, mais prend la peine d'ajuster ses boutons d'argent et de rentrer sa chemise dans son pantalon. Dans le miroir, il voit un jeune homme de vingt cinq ans, les cheveux plaqués à l'arrière de son crâne, l'allure noble, mais le regard vide. Ses yeux aux reflets émeraude ne brillent plus de leur éclat naturel, de cette fougue qu'on lui connaissait autrefois. Andreï est une machine éteinte, une poupée de chiffon. Il porte une main sur son torse, côté gauche. Son coeur bat, il sent l'organe s'agiter, palpiter et faire circuler le sang à travers son coeur. Oui, la machine marche, mais elle déraille. Le coeur fait sa fonction primaire, le faire vivre, mais il est censuré de sa deuxième option, lui faire éprouver des émotions. Même les animaux ont plus de ressenti que lui et ça, ça le plonge dans une colère folle. Le jeune homme veut exprimer sa rage, la cracher aux yeux du monde, ce monde qu'il n'aime pas, mais quelque chose le retient. Il cherche à comprendre la source et la réponse est si évidente qu'elle le dévore de l'intérieur. Hedvig. Andreï ferme les yeux et pose son front contre le miroir de verre froid. La sensation de glace atténue la douleur qui lacère son front depuis hier soir. Il ne cesse de penser à ce coup porté à son ancienne amie Hedvig. C'est à cause d'elle que Andreï est comme ça, le jeune sorcier le sait, il le ressent et tout son être s'enflamme, son corps bouillonne, son sang implose. Hedvig l'a privé de ses émotions en l'abandonnant chez les Viktorssen, elle l'a abandonné comme sa mère et son père, comme sa soeur. Que reste-il à Andreï ? Rien, uniquement sa colère. On lui a tout prit sauf ça et il compte bien agir contre cette résistance absurde, contre cette idée d'une société égalitaire qui a violé un enfant autrefois utopiste, autrefois vivant, autrefois vivant.

Hors du pavillon, Andreï ne laisse rien paraître. Il porte ce masque de fer et de glace, un homme sans émotion, un homme privé de son droit le plus fondamental, ressentir. Il avance et ignore la foule qui déambule autour de lui. Une mission l'anime, espionner la résistance pour se venger de tous ces misérables, ces pauvres fous qui lui ont pris indirectement sa vie ou même directement, comme Hedvig. C'est la vengeance qui le guide et c'est à faire du mal qu'il aspire, bien plus fort que son propre mal être. Ces pensées rendent la survie de Andreï supportable, dans la limite du possible et tandis qu'il se prépare à agir comme le parfait espion qu'il est, on le traîne dans un couloir déserté de l'aile nord. Une effluve de parfum remonte au nez du sorcier, une pointe de lilas saupoudrée de rose, oui, Hedvig. Son coeur se serre tandis qu'il croise son regard. Il se souvient Andreï, oui, il se souvient très bien de cette nuit passée, de la chaleur de deux corps l'un contre l'autre, mais ce n'est qu'une ruse de la sorcière pour lui faire encore du mal et un stratagème pour lui afin d'obtenir des informations. Le sorcier glisse hors du temps et du monde, entre réalité et souvenirs, entre mensonges et vérité tranchante. Andreï croise le regard de Hedvig, il y voit de la détermination et du courage, mais il sait que sous cette crinière blonde se cache une criminelle, une guerrière hors la loi qui veut abolir un système monarchique légitime et ça, il ne peut pas le tolérer. « Tais-toi et ne me coupe pas la parole. » Andreï ne répond pas, il se contente de plonger ses mains dans les poches de sa veste. Il la dévisage et lui offre un regard des plus dédaigneux. « Je te préviens Andreï si tu lèves encore une fois la main sur moi, je te ferais subir dix fois pire. Et s'il te plaît ne me sous-estime pas. » Un rire froid, un rire moqueur, un rire blessant. C'est tout ce qui sort d'entre les lèvres du colosse sans coeur. Il se moque parfaitement de son ancienne amie, il rit car pour elle, c'est une vermine de la pire espèce qui sera tôt ou tard écrasée par la botte impériale. Hedvig déborde d'arrogance, elle est sûre d'elle et de sa force, mais pour Andreï, c'est simplement une vipère sans croc et incapable de cracher son venin. Elle a fait du mal au garçon, c'est par sa faute qu'il ne ressent plus aucune émotion à l'exception de sa colère. C'est depuis ce jour d'hiver, sous la tempête de neige, quand elle a pris la fuite et qu'elle l'a abandonné, elle ne l'a pas simplement simplement cassé, elle l'a brisé. Il compte lui faire mal, lui rendre chaque coup fois cent ou même plus. Et la révolution ? Ça le débecte, ça le révulse, c'est un flot d'émotions négatives qui s'écrasent contre la jetée. Ces idéologies, ces envies d'un monde qualifié de meilleur, ça lui a tout prit. Sa famille, ses parents et même sa petite soeur. Il veut combattre ces gens là, ces insectes et les faire tomber, c'est sa raison de vivre, ce qu'il croit. Les paroles de Hedvig ne l'atteignent pas, elles rebondissent sur un mur imprenable, qui n'est même fissuré. C'est futile, définitivement futile. « Ta colère tu peux te la mettre là où tu veux, mais tu vas me dire une bonne fois pour toute ce qu'est ton problème. Que tu sois en colère contre moi, d'accord, mais que tu oses me taper, moi, alors que tu sais à quel point on a souffert tous les deux à cause de cette violence puérile, j'ai réellement besoin d'une explication avant que je t'en mette une à mon tour. »

A peine la voix de l'ensorceleuse se tait, que Andreï sort sa main droite de sa poche et sa baguette avec qu'il enfonce contre la poitrine de la sorcière, lui faire mal volontairement, c'est tout ce qui compte. Son regard n'exprime rien d'autre que de la haine à l'état pur, dans son élément le plus brute. Il ne sourit pas, ses lèvres n'exprime rien, absolument rien, le vide, le néant. « Recule. » c'est un ordre et il la pousse lui-même avec sa baguette pour qu'elle se détache de lui. Le moindre contact avec la sorcière le rebute et le dégoûte du plus profond de son être. Il ne baisse pas sa baguette, il hésite Andreï. Il hésite pour lancer un maléfice, lequel choisir ? Ouvrir la chaire ou la brûler ? Le feu est un élément si impulsif qui lui semble naturel d'utiliser, mais il n'en fait rien. Il baisse sa baguette et la range à sa place sans un mot. S'acharner sur Hedvig là, maintenant, dans ce couloir où les murs ont des oreilles ne serait pas adéquate pour remplir sa mission. Andreï ne l'oublie pas, c'est un espion, un double-visage, un menteur. Il doit réussir et continuer à procurer des informations pour faire éclater cette petite résistance qui hurle au coeur du château de Durmstrang. C'est plus important que sa vengeance envers Hedvig, elle attendra, oui, son heure viendra, mais pas maintenant. « Quand je te regarde, Hedvig, je ne ressens rien, absolument rien à part du dégoût. Tu es manipulatrice, je t'accorde au moins ça. » crache-t-il à la jeune femme avant d'ajouter  « Je n'ai guère d'affection pour toi et tes menaces ne m'effraient pas. Tu m'as déjà fait trop de mal par le passé pour que je souffre encore. Tu veux me frapper ? Fais le, mais je finirai bien par te briser. Ce n'est pas parce que nous partageons les mêmes idées et que nous luttons pour une cause commune que nous sommes des amis. L'amitié d'autrefois ? Tu l'as toi-même effacé en quittant ce château sans m'emmener avec toi. Tu penses être la seule à souffrir ? Mais on m'a également privé de mes parents et de ma soeur. Alors cesse de ne penser qu'à toi, petite fille égoïste. » il a mal, chaque mot est une torture et Andreï ressent une vive douleur qui fend sa poitrine. C'est comme si un serpent s'enroule autour de son coeur et resserre l'étreinte jusqu'à le déchirer. Les souvenirs frappent le garçon, il repense à cette nuit, cet échange avec elle. Là aussi, c'est du faux. C'est un mensonge, c'est un jeu malsain entre la lune et le soleil car Andreï le sait. Il sait qu'il ne connaîtra jamais la passion, celle qui vous transporte dans un monde parallèle, celle qui vous brûle la peau à son contact, mais au fond de lui, Andreï n'est pas étranger à ce sentiment et c'est ça qui le brise. Avoir ressenti un jour ça envers Hedvig et que cette même personne l'est privé de tout le reste en l'abandonnant.  « On n'a plus rien à se dire. » lâche-t-il d'une voix désintéressée avant de reprendre sa marche et de quitter ce couloir, mais soudain, il s'arrête et tourne la tête vers la jeune femme. Le visage de Andreï n'exprime rien, absolument rien, mais ses mots claquent et font plus de mal qu'un maléfice cuisant à cet instant.  « A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance. »

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MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Mer 24 Fév - 0:13


remember me


Elle ressentait comme un brûlure dans son gosier, elle agonisait face à la vue de son ancien ami, son  amant, son allié, son meilleur ami, son complice. Mais peut-être qu'elle vivait encore dans le passé, la statut de glace, froide et impénétrable en face d'elle n'était qu'un maigre souvenir de ce qu'elle avait autrefois pu appeler Andreï. Comment n'avait-elle pas pu remarquer ces changements auparavant, aveugle, elle tombait de si haut, ça lui brisait les os, ça lui brisait la chaire, ça lui faisait mal. Une souffrance qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant, ce n'était pas physique, mais bien mental, une douleur qu'elle ne pouvait encore décrire, c'était cette impression de mal-être, de ne pas reconnaître qui elle avait en face d'elle, alors qu'il n'était pas un inconnu, non il était celui qui la connaissait par cœur. Qui connaissait ses sautes d'humeur, qui connaissait ses douleurs, sa souffrance, ses souvenirs. Il était celui pour qui elle s'était si vite amourachée après tant d'années, et elle s'en mordait les doigts. Combien de fois s'était-elle mise à nue ? Combien de fois avait-elle été vulnérable sous ses mots doux, pansant ses maux à elle ? Il la connaissait. Et peut-être que c'était ça qui la dérangeait tant. Jamais ne s'était-elle autant ouverte à quelqu'un comme elle s'était ouverte à lui, jamais n'avait-elle passé des heures à penser, à réfléchir, à dire tout haut ses plus sombres désirs, comme ses plus sombre secrets, il savait tout, les quelques tâches qui marquaient sa peau, les quelques regards intrigués, son impulsivité, ses moments d’ecstasies, il la connaissait. Mais elle ne le reconnaissait plus. Autrefois ils avaient été tel un miroir, si l'un ressentait quelconque émotion, l'autre pouvait la décrypter, à présent elle avait l'impression de se retrouver devant un mur de mensonges, devant un mur de froideur et de viles manipulations. Elle était tentée de s'approcher de lui, de caresser sa joue, de tenter de panser ses maux à lui, comme elle l'avait fait dans le passé, le prendre dans ses bras, encourager le contact auquel elle était normalement allergique. Mais avec lui tout avait paru si naturel, si futile, si puérile, gamine, pensa-telle, quelle gamine. Elle s'en mordait les doigts, elle pensait avoir troqué sa naïveté pour la dureté, on la disait diamant brut, elle était devenue molle, innocente, vulnérable, triste, dévorée par ses remords. Les regrets d'avoir peut-être cru un jour être heureuse, heureuse avec lui, mais c'était finalement ça le problème. Jamais Hedvig ne serait heureuse, jamais ne pourrait-elle tempérer les sots de son cœur, son cœur sanglotant face à l'immondicité d'un monde qu'elle voulait meilleur. Personne, personne ne pouvait imaginer sa douleur, son désir, son ambition, personne, seule elle, seule elle pouvait comprendre, pouvait avancer pour croire aveuglement à un meilleur lendemain. Visiblement elle était loin, si loin de l'avoir, d'avoir ce futur qu'elle s'était tracée et imaginée. Naïve. Elle devait rayer ce mot de son vocabulaire et en même temps celui d'Andreï. Il lui pourrissait la vie alors qu'autrefois il ne l'avait faite plus que lumineuse. Elle avait besoin de cette lumière, elle avait besoin de croire qu'elle pouvait s'accrocher à quelqu'un, à quelque chose. Ce que la blonde ne comprenait pas c'était qu'elle avait toujours été seule, sa solitude était sa seule, vraie meilleure amie.

Elle tenta de faire bonne figure, de garder cette face stoïque, son visage froid, calculateur, mais au fil des mots, elle sentait un méli-mélo se créer au fond de sa gorge, un sanglot peut-être, qu'elle apaisa en troquant sa tristesse contre sa colère. Cette haine qui les consumait, mais cette rage était si différente, elle était enragée de ne pas pouvoir comprendre, de recevoir ces sous-entendus, ces critiques acerbes, il était en colère pour des raisons qui la dépassaient. Visiblement leur vision du monde était différente, trop différente. Elle sentit la baguette lui transpercer la poitrine, et pendant quelques secondes elle pensa à la mort, à quel point celle-ci l'apaiserait, à quel point celle-ci la sortirait de son agonie. Mais elle ne broncha pas. Elle avait demandé ses explications, elle les écouterait tout en se taisant, tout en écoutant. Hedvig n'écoutait jamais. Elle n'écoutait pas, parce qu'elle ne voulait pas entendre. Entendre signifiait sentir, et sentir se liait si finement à émotion. Émotions qu'elle ne voulait pas avoir à supporter. Reine des glaces. Reine des épines, épines devenues fragiles. Egoïste. Peut-être que c'était ce qu'elle avait toujours été, elle voulait un monde meilleur au prix des morts, au prix de la violence qu'elle était prête à infliger. Egoïste de l'avoir abandonné, d'avoir fui sans même un mot, sans même une lettre. Elle ne pensait pas lui avoir fait si mal. Elle ne pensait pas tout simplement. Son pire défaut sûrement, celui d'agir sans réfléchir aux conséquences. Mais combien de fois avaient-ils déjà eu cette discussion, celle où il lui reprochait d'être partie, et celle où elle lui répondait tout simplement qu'il avait fui aussi. Qu'il était parti. Qu'il n'avait jamais eu besoin d'elle, mais d'y repenser ne faisait que la blesser plus. Parce qu'elle avait peut-être besoin de s'accrocher à l'idée qu'il avait besoin d'elle, comme elle avait besoin de lui. « On n'a plus rien à se dire. »  Elle ne tituba pas, mais sa réaction la fît elle-même sursauter, elle s'avança vers lui, la colère dans les yeux, envahissant la noirceur de ses iris. Elle méritait mieux que ça, elle méritait ses plus plates excuses, il était censé supplier son pardon, qu'elle lui donnerait, faible femme qu'elle était. « A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance. »  Ce fut la remarque de trop. Elle s'avança encore plus près de lui. Sa main rencontra la joue de l'inconnu qui se trouvait face à elle. Elle le gifla. Sans remord, sans même réfléchir, mais elle ne regretterait aucune de ses actions, pas après avoir entendu ces immondicités, cette haine, cette colère, cette violence verbale. Elle avait supporté, elle avait trop supporté ces deux derniers mois, elle avait son mot à dire. Oeil pour œil, dent pour dent. Vengeance. Elle aurait sa vengeance. Malheureusement, sa vue se bruma par les larmes qui se formèrent dans ses yeux. La souffrance, la description même de la souffrance et la tristesse se reflétait sur son visage. Ses doigts étaient engourdis. Sa bouche aussi. Elle avait peur qu'en laissant sortir n'importe quel son, celui-ci finirait par un sanglot. Mais elle leva le menton. « Tu es fier. Tu m'as fais mal. C'est ce que tu voulais c'est ça ? » Sans penser, sans même réfléchir au mal qu'il pouvait encore lui infliger, elle prit son visage entre ses mains, serrant ses doigts autour de sa mâchoire et le força à la regarder droit dans les yeux. « Tu pouvais tout me dire, cracher ton venin si tu le voulais. Me dire que j'étais une sorcière, une égoïste, une mécréante, une vermine, mais j'ai déjà tout entendu, absolument tout. Mais que tu ne m'aimes plus, je n'y crois pas. Pas une seule seconde. On s'était fait la promesse de ne jamais se mentir. » Elle marqua une pause tentant de recomposer son visage encore frémissant d'émotions. « Je ne t'ai jamais menti. Je suis partie oui, mais je suis toujours restée franche avec toi. Je n'attendais rien d'autre que des excuses aujourd'hui. Je suppose que j'avais tort. Si je suis égoïste, tu es pourri, pourri jusqu'à la moelle. » Elle lâcha son visage comme par dégoût. « Et la discussion n'est pas terminée, elle le sera quand tu me supplieras pour mon pardon. Si je te dois un pardon, tu me dois des milliers d'excuses. Déteste moi si tu veux, mais ne me mens pas. Sois franc. » Elle reprit son souffle, elle avait l'impression d'être dans un cauchemar, cette bulle d'horreurs, horrifiée face à la situation dans laquelle elle se trouvait. « Sois franc avec toi-même Andreï. Tu ne m'aimes plus ? Tu ne disais pas ça il y a quelques semaines. Et ne me fais pas croire qu'en deux mois, qu'en deux simples mois tu ais pu complètement changer d'avis sur moi. Tu me connais par cœur et malheureusement je te connais aussi bien, même si tu ne veux pas l'admettre. » Elle recula cette fois-ci, elle recula et garda le menton haut, une larme coula le long de sa joue, mais elle l'ignora, elle ignora ses mouvements, les tremblements de ses membres, le dégoût dans ses émotions. « Je ne crois pas à un seul mot que tu m'as dis, sache le. » Hedvig resta là, planter au sol, peu fière de ses mots, peu fière de sa posture, mais c'était dur, si dur. Si elle avait perdu un amant, elle ne voulait pas perdre un ami. Gamine désilusionnée.

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Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Mer 24 Fév - 17:15


Le corps se décompose et le visage devient fébrile. Chaque expression est traduite par les yeux du jeune homme, il scrute sa proie et l'observe. Les mots claquent, les mots tranchent et ils font mal. Hedvig ne peut pas le masquer. Ses prunelles vrillent et les yeux piquent à cause des larmes qui se manifestent. Elle souffre, elle a mal, un mal profond qui émet une douleur plus vive que les coups et pourtant, bien plus silencieuse. Est-ce que son coeur tambourine à l'intérieur de sa poitrine comme Andreï à cet instant ? Il souhaite que ça soit le cas, qu'ils partagent cette souffrance en commun car il n'y a que comme ça que le sorcier arrive à communiquer depuis. Il se satisfait de voir la tristesse se peindre grossièrement sur le visage de son ancienne amie. Cette-dernière ne comprend pas que la douleur de Andreï est si profonde, qu'il est dans l'indifférence simplement. Cela fait bien longtemps qu'il ne ressent plus rien pour elle, excepté de la colère. Elle l'a quitté, elle est partie comme une voleuse après avoir détroussé son butin, son coeur et elle ne lui a jamais rendu. Oui, Andreï a retrouvé des années plus tard son ancienne camarade, mais si elle a cru que le pardon existait, c'est stupide de sa part. Andreï n'a jamais pardonné, il s'est simplement servi comme un roi. Il balade ses pièces sur l'échiquier géant et il vient de faire tomber la reine de coeur. C'est ce qu'il croit, c'est ce dont il est persuadé, qu'il a joué la comédie depuis tout ce temps et qu'il a simplement profité de la faiblesse de Hedvig pour servir ses propres intérêts. Le jeune homme ne fait pas la différence entre souvenirs et mensonges, entre réalité et rêverie. Il ignore que tout ceci est une sombre machination et que la sorcière qui se tient devant lui est plus que tout ça, qu'elle est l'objet même d'une passion profonde, intense et sincère. Il ne le sait pas et il ne cherche pas à le savoir non plus. En parfait égoïste, il reste fidèle à ce qu'il croit et aux souvenirs qu'on a modifié dans son esprit par le biais de sortilèges noirs. Il veut croire que oui, les baisers passionnés étaient des leurres, que les courbes du corps de Hedvig étaient simplement un moyen de se rapprocher encore plus de la résistance et accessoirement, de passer un bon temps, mais qu'il n'y a jamais eu de sentiment. Jamais. Andreï veut s'en persuader, mais dès qu'il songe à cette nuit là, sa vue s'embrouille et une brûlure intérieure se manifeste, comme si son corps tout entier devenait incandescent. Son passé est flou et sa conscience n'existe pas. Il est incapable de ressentir autre chose que de la colère. Il n'aime pas, il n'a jamais aimé et n'aimera jamais. C'est une émotion interdite, enfermée dans la boîte de pandore et elle doit y rester, scellée pour toujours. A la vision de l'ancienne esclave qui se décompose sous ses yeux, Andreï ne ressent rien, pas même un quelconque sentiment de satisfaction. Il reste de marbre, statue figée dans la glace éternelle et les larmes de Hedvig n'y changeront rien. Elles ne font pas fondre la glace, elles fusionnent avec la sculpture pour ne faire qu'une. Et puis...

Le glas sonne et la sentence tombe.
La main écarlate s'écrase sur la joue froide de Andreï qui ne scille pas. Il conserve cette expression neutre, ce regard fatalement vide. Le jeune homme redresse la tête. L'impact sonne creux et malgré la rougeur visible sur sa peau, il ne sent rien. C'est toujours pareil, désespérément vide. Ses lèvres restent scellées et sa voix, muette tandis que ses pupilles se posent sur celles de Hedvig. Elle ne tient plus en place, elle ne supporte pas la situation et pourtant, c'est la réalité, la triste fatalité à laquelle elle doit faire face. « Tu es fier. Tu m'as fais mal. C'est ce que tu voulais c'est ça ? » le ton est grave, colérique et qui peut en vouloir à Hedvig de ressentir ça ? Andreï sait qu'elle se sent trahie, qu'elle a mal. Il connait ce sentiment, un des rares qu'on lui a laissé et qui alimente sa rage. « En toute honnêteté, je n'en ai que faire. Je te dis simplement ce que je pense. » Sa réplique est immédiate, froide et surtout, insensible. C'est ce qu'il est devenu, un homme sans sentiment, sans émotion, incapable d'aimer. On distingue les hommes des animaux par leur capacité de ressentir les émotions et d'agir sans suivre leurs bas instincts, mais quand l'homme ne ressent plus, devient-il un vulgaire animal ? Moins que ça ? Andreï n'a pas la réponse et ça le frustre du plus profond de son être. La colère grimpe à nouveau, pas à cause de la fugace gifle donnée, mais parce qu'il se rend compte que non, Hedvig ne lui procure rien d'autre que de la colère. Que les mots qu'elle déverse ne sont que de belles paroles, paroles d'une menteuse qui s'est jouée de lui. S'il est dans cet état, c'est de sa faute, ça a toujours été sa faute. Son regard noirci, sa pupille se dilate et se fend, comme un fauve et les vaisseaux explosent, rouge sang, noir ténèbres. « Tu pouvais tout me dire, cracher ton venin si tu le voulais. Me dire que j'étais une sorcière, une égoïste, une mécréante, une vermine, mais j'ai déjà tout entendu, absolument tout. Mais que tu ne m'aimes plus, je n'y crois pas. Pas une seule seconde. On s'était fait la promesse de ne jamais se mentir. Je ne t'ai jamais menti. Je suis partie oui, mais je suis toujours restée franche avec toi. Je n'attendais rien d'autre que des excuses aujourd'hui. Je suppose que j'avais tort. Si je suis égoïste, tu es pourri, pourri jusqu'à la moelle. » elle ment. Elle ment encore et toujours et Andreï le sait parfaitement. Les mots de la blonde résonnent, non, tapent, frappent, dans l'esprit du garçon sans s'arrêter, dans un canon douloureux. Elle n'est qu'une sale petite menteuse. Elle s'est jouée de lui, c'est ce qu'il croit, c'est sa réalité et c'est un tissu de mensonges. L'Empire a très bien fait son travail car le jeune homme ne croit pas son alliée de toujours, bien au contraire. Il l'imagine comme la reine des épines et de ses douleurs. Andreï n'entend pas le reste des paroles, simplement la phrase suivante, je ne t'ai jamais menti. Bien sûr que si sale petite couleuvre, parasite aux crochets venimeux. Et la menteuse continue de parler, de se donner le beau rôle, tout monte crescendo, comme une mélodie vive et capricieuse, tout s'accroît. La tête de Andreï lui fait mal, comme quand on serre un étau, il a mal, il entend la voix, il voit les souvenirs. Il ressent encore le corps chaud de Hedvig contre le sien, ses gémissements qui s'accordent à ses râles de plaisir et tout se brise, tout se casse en petits morceaux dans une pièce close et plongée dans le noir.

« SILENCIO ! » il tonne comme le tonnerre de jupiter et comme le marteau de Thor. Le sort s'écrase contre le visage de la poupée blonde et la fait taire, avalant ses dernières paroles. Le couloir est déserté, tous les élèves se dirigent vers leur salle de cours, sauf eux. Andreï reprend son souffle, il défait les boutons de sa chemise pourpre et dévoile son cou. Sa respiration est saccadée tandis que sa main gauche qui brandit sa baguette en bois d'ébène tremble. C'est toujours comme ça. Il suffit qu'il pense à Hedvig, à leur passé commun et à cette nuit qu'ils ont partagé pour que la bête rugisse et montre la puissance de ses crocs. Andreï perd le contrôle et c'est sa colère qui parle. « Je t'interdis de dire que tu es une personne sincère... Tu es comme les sirènes, ton chant n'est que duperie. » et sitôt Andreï pointe sa baguette sur Hedvig qu'il soulève hors du sol pour qu'elle soit à sa hauteur et la plaque sur le mur derrière. Une armure se renverse et se disloque sur le sol pavé dans un boucan infernal, un son qui fait mal aux oreilles, mais ça n'arrête pas le fauve. Ses yeux ne reflètent plus que les abysses quand Andreï approche de Hedvig et frôle ses lèvres des siennes tandis que sa main libre se pose autour de sa gorge, mais ne l'enserre pas, pas encore. Il pose sa baguette sur la joue de Hedvig et un petit faisceau de lumière rouge se manifeste. Diffindo, la peau se craquèle doucement et se découpe en deux pour laisser apparaître une plaie peu profonde qui parcours le visage de Hedvig jusqu'à l'entrée de son oreille. « Je ne t'aime pas. Je n'aime pas que l'on se serve de moi comme un pantin. Je ne suis pas ta chose, tu comprends ? » Andreï parle doucement, il murmure à l'oreille de sa marionnette avant de reculer d'un geste et de la relâcher. Elle ne l'évite plus et tombe, mais Andreï ne l'aide pas à se redresser. Il se contente de ranger sa baguette et de boutonner à nouveau sa chemise avec toute l'arrogance dont il dispose. « Crois en ce que tu veux, implore qui tu souhaites, mais ne t'approche plus de moi. Je te l'ai dis, Hedvig... » il ramasse sa sacoche et fait volteface. Il reprend le contrôle lentement, il doit songer à sa mission avant tout car si c'était lui, il aurait fermé sa main sur cette gorge fine jusqu'à priver Hedvig de sa vie. « Nous n'avons plus rien à nous dire et plus le moindre instant à nous offrir. C'est fini, entends-le. » et le prince de glace contourne Hedvig pour reprendre sa marche. Garder le contrôle, être un espion, abattre les pions un par un et surtout, ne pas craquer, rester humain ou essayer de l'être un peu, malgré tout.

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Hiboux : 388 Avatar : lily james, la déesse. Double Compte : leonid et torvald les bgs. Crédits : -av/@tellers. -gif/tumblr (signa) et ivana d'amûr (profil)

Âge : Elle écume sa vingt-quatrième année avec toujours autant d'arrogance et de médisence. C'est cette haine qui la consume, comme la tient éveillée.
Nature du sang : Elle est une ancienne esclave, elle est de ceux qui n'étaient rien, une simple Mêlée, plus que fière de son propre sang.
Statut civil : Célibataire et loin d'être attirée par les histoires de coeur. Hedvig est seule et ne s'en plaint pas.
Patronus : lol

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Jeu 25 Fév - 13:28


Si les mots s'emballaient, son cœur prenait le dessus, il était tendu, tendu comme sa silhouette svelte, elle avait peur, peur de lui, sentiment qu'elle n'avait jamais senti pour lui auparavant. Qu'allait-il lui faire ? Elle ne comprenait pas ses réactions impulsives, cette violence gratuite qui le consumait, qui le bouffait tout entier. Autrefois ils avaient été en colère ensemble, la haine les avait rongé, mais ne les avait jamais tourné l'un contre l'autre. Hedvig avait l'impression de brûler sous la force de ses mots, et sous les siens, de brûler vive, la sorcière ne comprenait plus rien et son esprit était brumé par la peine, l'incompréhension et le mal-être, le mal-être de se retrouver dans une situation si rocambolesque, si absurde. Il y a quelques mois jamais n'aurait-elle douté de ce qu'il allait se passer entre eux, comment ce lien si fort, si fusionnel finirait par se briser, par se casser en quelques morceaux. Ses efforts ne mèneraient à rien, jamais elle ne pourrait recoller les morceaux déjà tombés au sol, jamais ne pourrait-elle oublier ce qu'il lui ferait endurer. Hedvig pendait pouvoir encaisser, encaisser ses mots, ses actions, mais elle n'était rien d'autre qu'une poupée, une poupée enfermée, confinée dans les mécaniques folles et perverses d'Andreï. C'était comme si elle était dépendante de son odeur, de sa proximité, de sa chaleur, accro, une junkie, mais maintenant, elle sentait aussi du dégoût. Il l'avait faite souffrir, pleurer, il avait même levé la main sur elle, comment, comment un jour pourraient-ils se retrouver alors qu'ils venaient tout juste d'entrer dans un labyrinthe, un labyrinthe vicieux qui les confinait à se chercher sans jamais se trouver ou trouver la sortie. Sortie qu'Hedvig envisageait, elle signifiait qu'elle ne lui parlerait plus, qu'elle casserait tout lien entre eux, par peur, par incompréhension, par frustration. Si au début elle pensait être lâche, elle savait pertinemment qu'elle ne l'était plus, non. Du suicide, du suicide de rester sous ses griffes empoisonnées, pourtant un pincement s'éprit de son organe vital, elle se rappelait de ses caresses, de ses mots doux, du contact de sa peau contre la sienne, de l'émotion, du plaisir, des rires, des déceptions, des disputes, de l'attraction physique, malheureusement elle avait peur que ces souvenirs là, ceux qui s'éteignaient dans le passé, ne pouvait compenser le mal qu'il lui infligeait tous les jours, tous les jours depuis deux mois. Deux mois qu'il lui sortait toujours les mêmes excuses, qu'il mentait, qu'il tapait, qu'il souffrait, il souffrait comme elle n'avait jamais vu quelqu'un souffrir auparavant. C'était mental, c'était comme si quelqu'un le manipulait, comme s'il était marionnette sous le contrôle du marionnettiste. Hedvig ne reconnaissait rien d'Andreï, de son ami, de son amant. Elle n'y voyait pas même une lueur d'espoir et s'il refusait de sentir, ou de réagir, alors elle laisserait, elle laisserait la chance à d'autres, la chance de pouvoir le résonner, même si elle savait pertinemment qu'on ne pourrait plus le résonner. Andreï était têtu, et même si Hedvig était bornée, elle ne pouvait pas non, elle ne pouvait plus.

« SILENCIO ! » Le son s'essouffla. Son regard se balada sur le cadavre de son ancien ami, il était physiquement tout ce qu'il y avait de plus Andreï. Grand, intimidant, imposant, beau, mais intérieurement il était ce pourri qu'elle avait toujours cauchemardé de sentir sous ses doigts. Elle savait qu'il était impulsif, qu'il avait toujours pris des décisions drastiques, mais jamais ne s'était-elle imaginée qu'il lui briserait tant le cœur, qu'il le piétinerait avec fierté et condescendance. Alors qu'il brandit sa baguette, Hedvig ne réagit d'abord pas, elle n'osait pas l'attaquer, elle l'avait giflé oui, mais c'était un signe, un appel au secours, un signal qui espérait pouvoir le réveiller de sa transe, mais cette transe n'était pas passagère, elle était violente, violente comme lui. « Je t'interdis de dire que tu es une personne sincère... Tu es comme les sirènes, ton chant n'est que duperie. » Elle regrette, elle regrette d'être venue ici, d'avoir sentie le besoin de devoir entendre ses justifications, elle savait au fond, elle savait si bien qu'il lui ferait mal. Encore et encore. Un disque qui se répétait, rayé, détruit par le temps, Andreï avait été détruit par le temps, par la cruauté, par le monde intransigeant, par la guerre, par les mœurs, par le sang, le sang qui coulait, mais surtout la mort, la mort qui s'approchait, qui fulminait dans son coin. Elle sentit perdre le contrôle de son corps tout entier, alors qu'elle fût soulevée du sol, elle resta stoïque, elle savait ce qui l'attendait. Hedvig ne cherchait même pas à se débattre, elle voulait voir, savoir de quoi il était capable, ô combien il pourrait la torturer et lui faire du mal. Alors les larmes séchèrent. Et la colère prit place, pas même un regret, pas même un remord. Elle resta là, attendant, attendant de tout son être sa sentence, le châtiment glacial qu'il lui infligerait pour ses mots insolents, mais si vrais. La proximité rendit l'atmosphère extatique, au point qu'elle retint sa respiration. S'il s'approcha d'elle, s'il frôla presque ses lèvres des siennes, elle se souvint bien lointainement dans une partie de son esprit quelle sensation elle avait pu sentir en l'ayant pour elle, en pouvant frôler ses lèvres contre les siennes, sans barrière, sans contrôle. Si son corps en demandait plus, son cerveau lui disait de maintenir son stoïcisme. De maintenir le mur, de maintenir la barrière qui la séparait de sa plus grande faiblesse. Une douleur qui la fît presque vaciller défigura sa joue, elle eut envie de pleurer, de crier, elle grogna comme un animal, une créature de la nuit. Il avait éveillé le pourri en lui, il réveillerait la furie chez elle. Cette furie qui avait ce besoin de s'éveiller depuis tant de mois, elle avait besoin de s'énerver, de trouver une cause, une cause pour tenter de détruire Andreï de sa mémoire. Elle sentit le goût métallique de son sang se balader dans sa bouche, mais si ça la dégoûtait, ça ne faisait que l'encourager plus, plus pour haïr ce monstre, ce personnage grossier. Elle s'en voulait amèrement d'avoir, pendant quelques secondes, réclamé sa proximité, sa bouche, son visage. Hedvig ne le toucherait plus jamais. Seulement pour lui faire du mal. « Je ne t'aime pas. Je n'aime pas que l'on se serve de moi comme un pantin. Je ne suis pas ta chose, tu comprends ? » Il lui murmure ça à l'oreille, Hedvig s'empressa de tourner la tête dans la direction opposée pour ne pas avoir à sentir son haleine perfide. Ses mots glissaient sur sa peau comme des injures impénétrables, si ça faisait mal, ça ne le faisait plus autant qu'avant. La douleur s'évaporait avec la haine, la rage, la colère. Elle tomba par terre, ses genoux faillirent sous son poids et la nervosité, la nervosité qui se baladait dans son sang, dans son cœur, dans sa tête. « Crois en ce que tu veux, implore qui tu souhaites, mais ne t'approche plus de moi. Je te l'ai dis, Hedvig... » Il comptait partir. Le lâche. Il venait tout juste d'éveiller la bête. De lui faire comprendre une dure réalisation. S'il pensait qu'elle avait menti, alors il avait faux, tout faux. Il lui avait menti, il s'était servi d'elle, il avait osé levé la main sur elle, la faire saigner pour des erreurs du passé, des erreurs pour lesquelles elle s'était déjà excusée. Si la douleur était là, elle se sentait déjà bouffée par le plaisir qu'elle ressentirait en lui infligeant la même chose, la même douleur physique comme mentale. « Nous n'avons plus rien à nous dire et plus le moindre instant à nous offrir. C'est fini, entends-le. » Et il s'en allait. Elle mit quelques secondes avant de se lever, elle vrilla ses yeux sur le dos d'Andreï et s'avança, la folie dans les yeux, la baguette dans sa main droite.

Un crachat lourd et douloureux sortit de sa bouche qu'elle cracha au pied du garçon. Il était rouge, teinté de son sang, de ce qu'il lui avait infligé quelques minutes plus tôt. Un souvenir oui, elle garderait une marque, une marque de cette cicatrice, du jour où elle ne prendrait plus rien pour si simple, la simplicité n'existait pas dans ce monde, sa relation qu'elle pensait simple, douce, fusionnelle, s'était transformée en son pire et plus tendre cauchemar. Elle leva sa baguette, bien heureuse d'exceller dans tous les sorts qui provoquaient des explosions, Hedvig se tourna vers une des armures non loin d'Andreï. « Expulso ! » L'armure explosa et se répandit dans tout le couloir, comme une pluie de confettis. Si comme ça elle n'avait pas récupéré son attention elle ne savait pas quoi faire. Hedvig courut, courut, et se mit face à lui. A son tour de s'amuser, à son tour de lui faire du mal. De le faire souffrir, de voir du sang, du sang couler, tout ce à quoi elle pensait c'était vengeance, vengeance, elle se vengerait. On ne la faisait pas saigner, ou du moins on ne la ferait plus saigner, plus jamais. Trop de gouttes de sang, elle en avait trop donné, trop encaissé, plus aujourd'hui, pas maintenant. Non, la rage c'est ce qui l'avait toujours faite avancée, pas l'amour pour ses proches, pas la vengeance, juste la colère, pure et dure; simple, vierge de toute bonté, la colère qui s'émanait de tous ses ports, qui s'émancipait et qui cherchait, elle cherchait tant bien que mal à frapper, à taper ses ennemis. Andreï était à présent son ennemi. « IMPEDIMENTA ! » Andreï ne pouvait même pas imaginer la colère qu'il avait provoqué, la furie qu'il venait d'éveiller. Sous la force du sort, il tomba à terre et fût projeté à quelques mètres, juste assez pour le désorienter, juste assez pour que la créature blonde ne puisse lui sauter dessus et se mette à califourchon sur lui. Ses pieds ancrés au sol, elle le regarda pendant quelques secondes, avant de lui mettre son poing, son poing influencé par l'adrénaline, par la haine, par la rage qui vint s'écraser contre son nez. Elle tint sa position, ayant la force d'un homme, d'un géant. « TU VAS M'ECOUTER MAINTENANT. » Elle continua à gueuler, l'hystérique, tout en tapant, en griffant, en criant. « JE VAIS TE TUER, JE VAIS TE TUER ! » Hedvig devenait violente. Violente parce qu'il l'avait touché, il avait violé ce pacte qu'ils avaient fait. Celui où toute prise de contact avec lui ou quiconque devait être par son toucher à elle. Elle devenait folle, folle, quand elle n'était pas celle qui touchait en premier, elle était folle parce qu'elle avait peur, peur de revivre ces folles années où elle avait souffert, où elle avait dû courber l'échine face à des mécréants, pas aujourd'hui, plus aujourd'hui. « Mais tu sais quoi Andreï ? Tu ne mérites même pas la mort. Tu mérites qu'on te torture, que tu retournes dans cette maison, que les Purs, parce que n'oublie pas qui sont les vrais ennemis ici, te torturent, te fassent endurer ce que tu viens de me faire. T'es un monstre, et tu as raison on a plus rien à se dire, plus rien, je veux que tu disparaisses, que tu dégages, que tu crèves. » Elle arrêta de lui assener des coups de guêpe sur le torse, le visage et se laissa presque tomber par terre. Épuisée, saignante, elle avait envie d'une chose, une seule. Dormir pour ne plus se réveiller. L'adrénaline quitta son corps si vite, qu'elle sentait la transpiration perler le long de son front, ainsi que les larmes, parce que sans s'en rendre compte, elle pleurait, elle sanglotait comme une gamine. Parce qu'Hedvig était encore une gamine.

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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Jeu 25 Fév - 18:09


Se retourner et ne pas revenir. C'est lâche peut-être, mais c'est également une certaine forme de bravoure pour certains d'entre nous. Refuser le combat, savoir déposer les armes, tout le monde n'est pas capable de le faire et à cet instant, Andreï baisse l'étendard. Il ne veut pas échouer dans sa véritable mission. Hedvig n'est pas sa cible, même si elle est son ennemie. Sa cible, c'est la résistance et tout ce qu'elle incarne. Une fausse utopie qui cache un nid de vipères, des meurtriers, des criminels, des menteurs. C'est ce dont le jeune homme est persuadé et c'est pour ça qu'il lutte contre eux, car ils se battent pour une cause perdue et que l'Empire est primordial à la société. Sans le trône et la couronne des Bytchkov, le monde viendrait à s'écrouler. Tout l'équilibre chuterait et Andreï perdrait la dernière chose qui lui reste, sa patrie. Il refuse cette réalité. Le sorcier est enfermé dans une cage, il ne peut accéder au ciel et à la beauté du soleil, mais il aime cette cage, cette prison. C'est tout ce qu'il connait depuis qu'il est sortit du berceau. Né pour être esclave, né pour avoir des chaînes autour des mains et né pour servir un empire qui le méprise. C'est comme ça que sa vie doit fonctionner, c'est une idée viscérale, ancrée en lui et on ne peut pas la retenir. Il ne comprend pas d'où cette idée provient, mais elle est là, comme si on l'avait installé, on l'avait programmé. Il doit se battre pour l'empire, c'est dans l'ordre des choses, c'est ce que sa conscience lui dicte comme le murmure d'un esprit maléfique dans le coin de l'oreille, la nuit, quand le soleil se couche. Dos à Hedvig et en direction de l'escalier, Andreï laisse échapper un soupir, mais pas d'exaspération, pas de colère, mais de fatigue. Sa tête le martèle, ça tambourine avec force à l'intérieur de lui et ceci, à chaque fois qu'il est en contact avec cette femme. C'est pour cette raison qu'il veut se tenir loin d'elle, car il ne se contrôle pas avec Hedvig. La glace fond et laisse échapper un brasier intense qu'on ne peut pas maîtriser, que lui-même, ne maîtriser pas. C'est une bête qui dort en lui, il en a conscience et pour la maîtriser, il doit esquiver tout ce qui peut la faire rugir, à commencer par Hedvig. Se laisser aller comme il l'a fait quelques secondes plutôt est une faiblesse, ça ne doit pas recommencer car ça peut lui coûter son infiltration et l'échec n'est pas permis. Pourquoi ? Il l'ignore, c'est en lui, c'est comme ça. C'est une idée intégrée à son esprit, une véritable générale et insoluble comme le soleil qui se lève et se lèvera toujours à l'Est, Andreï ne peut pas échouer. Il titube un peu et sent la douleur qui régresse. Il sort d'une transe, sa colère est finie et le couple qu'il a pu brièvement former avec Hedvig aussi.

C'est à ce moment, à l'instant précis où la douleur s'évade que le choc se produit. L'armure à sa gauche explose dans un brouhaha détonant. C'est comme une bombe qui s'écrase et résonne dans l'esprit du garçon qui, surpris, chancèle sur le côté et se rattraper contre le mur à sa droite. Il fronce les sourcils. La voix de Hedvig résonne en une écho lointain, il semble entendre un bref expulso, prononcé avec une rage bestiale, mais il n'est pas certain. Andreï souffle et son esprit éclate et se disloque. Les images apparaissent dans sa tête et défilent à la vitesse d'une locomotive à vapeur. Il voit le reflet de Hedvig face à lui, il voit son corps mise à nu, il sent ses lèvres contre les siennes et ce bien être intérieur, il sent ses mains courir sur ses hanches courbées et il entend ses légers gémissements, il sent le plaisir de s'unir et d'aimer, simplement et il s'entend murmurer quelques mots doux, reflet d'une sincérité qu'il refuse d'admettre. Andreï ne supporte pas de voir ses images qui tranchent avec sa réalité, celle qu'il essai d'accepter. Il se frappe violemment le front avec la paume de sa main pour faire cesser cet afflux de souvenirs avant de saisir sa baguette, aussi rapide qu'une fauve comme toujours pour croiser le fer à nouveau avec Hedvig, mais celle-ci est plus rapide cette fois. « IMPEDIMENTA ! » elle hurle, elle crache, elle lance un cri de désespoir. « Prote... » les premiers mots sortent de sa bouche, mais le sorcier ne peut pas lancer le charme du bouclier. Sa baguette vole avec lui, projeté en arrière. Andreï tombe lourdement au sol, sa respiration est coupée. C'est pourquoi le jeune homme ne réalise pas. Il ne comprend pas que sa réalité s'écroule quand Hedvig grimpe sur lui. Il croise son regard avant de fermer les yeux en sentant son poing s'écraser contre son nez. Il sent la douleur vive apparaître en une pointe fulgurante et un épais liquide se mettre à couler dans ses narines, du sang, rouge sang. « TU VAS M’ÉCOUTER MAINTENANT. JE VAIS TE TUER, JE VAIS TE TUER ! » Hedvig n'est plus la même, elle est transformée, changée. C'est une furie qui déverse sa colère et surtout, sa douleur sur le corps de celui qui en est à l'origine. Les coups sur le torse ne font pas mal à Andreï, pas vraiment car il est endurci, il l'a été du temps où il était esclave, mais chaque coup éveille chez lui un souvenir, une image d'un passé qu'il réfute. Il se voit entrain d'enlacer Hedvig, il se voit lui, jouant du piano et elle, dansant sous les reflets de l'astre lunaire. Il voit les amants qu'ils ont été, la complicité d'autrefois. Comment comprendre et assembler les morceaux ? Sa tête lui fait mal et il grimace, il tousse et suffoque presque. Qu'est ce qui est de la réalité et de l’irréelle ? Dans son esprit, tout cela n'est qu'une duperie. Andreï est un espion à la solde de l'Empire, il peut avoir fait tout ça, mais il ne peut pas avoir senti toutes les émotions qui accompagnent chaque fragment de ce passé. Quand il enlace Hedvig, il est heureux. Quand il joue du piano, il est amoureux. Oui. Il l'a été, il y avait un coeur qui battait et une sincérité profonde, une complicité qui n'était pas de l'ordre de la manipulation. « Mais tu sais quoi Andreï ? Tu ne mérites même pas la mort. Tu mérites qu'on te torture, que tu retournes dans cette maison, que les Purs, parce que n'oublie pas qui sont les vrais ennemis ici, te torturent, te fassent endurer ce que tu viens de me faire. T'es un monstre, et tu as raison on a plus rien à se dire, plus rien, je veux que tu disparaisses, que tu dégages, que tu crèves. » s'égosille-t-elle avant de s'écrouler sur la gauche du sorcier et d'éclater en sanglot. Point final, tout simplement.

Andreï ouvre les yeux et observe les hauts plafonds du corridor. Il ignore le sang qui commence à sortir ses narines. Il ne pense qu'à ses souvenirs qui se mélangent et fusionnent dans sa tête. Qui est-il vraiment ? Si on lui pose la question à cet instant précis, il ne sait pas s'il pourrait donner une réponse. Lentement, le jeune homme tourne la tête vers Hedvig. Andreï observe son amie d'enfance qui pleure et ne se retient pas. Le combat est fini, il n'y a aucun vainqueur, mais au fond, ils souffrent tous les deux. Doucement car la nausée menace, Andreï tend le bras pour saisir sa baguette et se mettre à ramper vers Hedvig. D'un revers de la manche, il retire le sang qui coule de son nez et se penche sur le visage de Hedvig. Il la fixe, mais cette fois, son regard n'est pas vide. Il est pénétrant, comme celui d'autrefois. Il pose doucement, avec une délicatesse qu'il n'aurait pas pensé, la pointe de sa baguette sur la plaie qu'il a lui même fait à la joue de la blonde. Un sort cuisant, il pourrait, crucio... C'est ce que son instinct lui hurle de faire, c'est pourquoi on l'a programmé et pourtant. Il sent encore le goût de sa peau sur ses lèvres, alors il ne peut pas, il n'y parvient pas. « Vulnera samentur, vulnera samentur » il répète la formule une demi-dizaine de fois et lentement, la plaie se referme et le sang rentre à l'intérieur de la chaire. La blessure disparaît et quelques minutes après, c'est comme si elle n'avait jamais eu lieu. Cependant, Andreï ne bouge pas, il reste là, au dessus du corps de Hedvig et la fixe. Il détaille chaque élément de son visage. Les yeux en amande, la couleur vive de ses pupilles, la forme de ses lèvres rosées et le menton, mais aussi les larmes qui coulent. Andreï tend la main et les chasse avec son pouce. Il se penche et dépose ses lèvres sur le front de Hedvig doucement. Ce contact, si doux, le fait souffrir. Ses entrailles le brûlent, elles se consument. Il ne montre rien car il sait encaisser, mais Andreï a mal. Son corps se divise entre la raison et la passion. Il n'arrive pas à comprendre pourquoi il doit soigner Hedvig et essayer de la consoler. Il est guidé par cette envie tandis que sa conscience lui ordonne d'en finir et d'achever cette misérable carcasse blonde au nom de l'empire. Andreï finit par se hisser sur ses deux jambes, non sans difficulté. Il range sa baguette et se met à nouveau dos à la sorcière. « Pars, s'il te plaît. Pars. Laisse moi. » murmure-t-il comme une supplication. Il pose sa main sur son ventre à nouveau et l'autre sur sa tête, il a mal, tout son être implose à l'intérieur. Il ferme les yeux et essai de se contrôler. Les souvenirs ne défilent plus, mais les sentiments naissent et rencontrent ceux déjà présent. Qui est Andreï ? Un espion, un amant, un menteur ou un bourreau ? Lui-même ne connait pas la réponse et c'est ça le pire. Andreï n'est qu'un pantin qui se désarticule, une poupée de chiffon.

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Hiboux : 388 Avatar : lily james, la déesse. Double Compte : leonid et torvald les bgs. Crédits : -av/@tellers. -gif/tumblr (signa) et ivana d'amûr (profil)

Âge : Elle écume sa vingt-quatrième année avec toujours autant d'arrogance et de médisence. C'est cette haine qui la consume, comme la tient éveillée.
Nature du sang : Elle est une ancienne esclave, elle est de ceux qui n'étaient rien, une simple Mêlée, plus que fière de son propre sang.
Statut civil : Célibataire et loin d'être attirée par les histoires de coeur. Hedvig est seule et ne s'en plaint pas.
Patronus : lol

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Dim 28 Fév - 20:45


C'était comme une gifle qu'on lui déposait violemment sur la joue, c'était comme voir un garçon, un ami se transformer en bête, en créature, en horreur. Elle sentait parfois son sérieux, son stoïcisme faillir, mais aujourd'hui, elle ne pouvait plus, absolument plus combattre ce méli-mélo de sentiments, cette émotion qui lui piétinait la gorge, qui l'empêchait de penser clairement. La furie. Hedvig était souvent décrite comme un monstre de l'imprévisibilité, la colère brute et dure, la colère qui se déclenche tel un ouragan et qui ne s'éteint plus. C'était la rage, la rage qui la faisait avancer, qui lui donnait la chance de continuer, d'ignorer, d'abattre. Ôter des vies elle en avait rêvé, bien macabre rêve, mais si macabre qu'il lui tenait horriblement à cœur. Tuer ceux qui l'avaient persécuté en devenant elle-même persécuteur. Un rêve. Un cauchemar. Elle ne savait même plus, toutes les pensées s'entrechoquaient en elle, c'était comme si sa mécanique finissait par rouiller, c'était comme si les mécaniques de son esprit finissaient par la lâcher, par lâcher ses sombres pensées, sa tendance illogique et impulsive. Mais Hedvig ne se voilait pas la face, jamais n'avait-elle été un semblant de logique, jamais n'avait-elle pensé clairement sans que l'amère pensée de l'esclavage ou de son peuple ne lui revenait à l'esprit. Elle n'oubliait jamais. Un cœur bafoué par la rancune et la rancœur. C'était ce qui la décrivait le mieux, ce qui lui collait à la peau, à la chaire et dans le sang. Son sang dit souillé, dit ténèbres, dit soumission. Mais jamais n'avait-elle signé pour ça, jamais n'avait-elle accepté sa sentence, ou peut-être que si, pendant un court laps de temps avant de refuser, de refuser catégoriquement ce qu'on la forçait de faire. Une radicale, dans le cœur, dans l'âme, dans la tête, et dans l'esprit. Du bout de ses ongles elle sentait encore le sang qu'elle s'était enlevé du visage, ce sang qui valait tant à ses yeux, ce sang qu'elle laisserait couler s'il sauverait son peuple, ce sang qu'elle ne voulait pas économiser, qu'elle voulait laisser couler de ses plaies béantes qui n'étaient en réalité que l'état physique du champ de mine qui se dévorait dans sa tête. Un champ de mine qui faisait rage, qui ne se calmait pas, qui ne faisait que s'aggraver, s'entrechoquer. Elle était épuisée, fatiguée, à l'agonie. Son seul allié, le seul en qui elle avait confiance le décevait parce qu'on lui avait détraqué quelque chose, quelque chose chez lui n'était pas comme ce qu'il avait été dans le passé. Un doux, mais douloureux souvenir qu'elle n'arrivait pas à oublier. Elle n'osa même pas regarder les dégâts sur leurs corps ou dans les couloirs de l'institut, c'était le fruit de leur relation, la passion, l'amertume, l'abandon et le besoin, le besoin fréquent de la proximité de l'autre. Mais cette proximité autrefois apaisante était devenue toxique, toxique parce qu'il lui avait fait trop de mal, trop de choses pour qu'elle n'oublie. Hedvig n'oubliait jamais et peut-être était-ce ça sa plus grande malédiction.

Son corps étendu sur le carrelage gelé de l'institut était presque sans vie, sans énergie, ça lui arrivait si rarement, si rarement restait-elle impassible, de nature électrique, bouillonnante d'idées ou d'énergie, elle sentait la fatigue, la frustration et la tristesse. La tristesse parce qu'elle se rendait compte de leurs actions, de la puérilité de leurs gestes, de leur violence commune injustifiée, et ténébreuse, nébuleuse. La gamine ferma les yeux pendant un court instant, peut-être qu'elle rêvait, peut-être qu'elle voulait oublier la position dans laquelle elle était et ce qu'il pourrait lui faire quand il reprendrait ses esprits. Elle pouvait au moins se rattacher à l'idée qu'elle l'avait amoché aussi, qu'elle avait déversé toute sa rage sur son corps impuissant à ses poings. Elle avait l'impression d'être consumée, bouffée, dévorée par ses actions, par ses mots, par ses pensées, par cette colère qui la rendait si folle, si incontrôlable. Elle fermait les yeux parce qu'elle voulait dormir, elle voulait ne plus avoir à se réveiller et foncer tête baissée dans un monde où elle croyait être incomprise. Qu'une seule personne, qu'une seule pouvait la comprendre, pouvait la rattacher à la terre, à ce monde cruel, et cette personne, cette seule personne, elle l'avait perdu, aujourd'hui, cet après-midi. Andreï était ce qui représentait sa confiance déchirée, il avait toujours été là, elle avait failli à sa tâche de meilleure amie et d'amante, pourtant jamais, ô grand jamais n'aurait-elle osé faire ce qu'il lui avait fait. Il la sortit de sa torpeur de la manière la plus étonnante, si elle s'était attendue à plus de violence, à un paquet d'horreurs, à un paquet d'insultes, elle fût étonnée et presque envoûtée par la proximité que signifiait son geste. Il la guérissait. Elle sentit la plaie sur sa joue se guérir, lentement, doucement, une certaine adrénaline s'évacua de son corps, celle qui s'était éteinte de son corps, mais dont elle se rappelait vainement. Pendant un court laps de temps elle désira cette proximité, elle eut envie de le prendre dans ses bras, de caresser sa joue, sa peau, ressentir ces frétillements du bout de ses doigts, cette électricité qui les avait animé autrefois. Ressentir ses lèvres sur son corps, son cou, sa bouche, ressentir le plaisir, la joie, l'euphorie de leurs escapades, leurs aventures. L'attraction qu'elle croyait avoir enterré, la voir ressurgir de nulle part, la voir les bouffer, pouvoir jouir de l'innocence de son regard posé sur ses courbes, son sourire en coin quand il avait raison mais qu'elle lui disait le contraire. Leurs disputes, leur constant besoin d'être en conflit, avant de s'assagir et de s'excuser en une étreinte ou en une même idée commune. Cette relation si fusionnelle, si apaisante, ces moments où elle avait l'impression d'être chez elle, d'avoir quelqu'un qui l'épaulerait et pour qui elle saurait mourir, pour qui elle aurait peur à chaque instant, mais pour qui elle ressentirait également un besoin, une part de son âme, de son corps. Une douleur lacérante, mais douce, une douleur qu'elle avait l'impression d'avoir perdu en se rappelant de ses mots crus, de sa violence, du combat qui semblait s'acharner dans sa tête. Elle se rappela soudain de ses actions, de ses reproches, de ses critiques, de la dureté de ses yeux, de la cruauté de sa posture. Du dégoût, de la colère, de la rage, de l'amour qui s'était visiblement éteint en lui. De cette confrontation abrutissante, incompréhensible, frustrante et perturbante. De tout. Elle avait l'impression de se noyer, de se noyer dans les souvenirs heureux comme malheureux. Elle ne pouvait pas ou plutôt plus soutenir ce comportement lunaire, cette euphorie, cette tristesse dévorante. Elle ne pouvait tout simplement plus. Hedvig l'observa, son corps contre le sien, sa hauteur, ce visage qu'elle connaissait par cœur, qu'elle avait étudié de près ou de loin, qu'elle avait admiré pour cette beauté crue. C'était comme s'il cherchait à la narguer. Elle avait essayé de le repousser, puis elle s'était rendue compte de son geste, de la douceur de son mouvement, du changement intemporel de son aura. Ca en était trop. Trop. La blonde ne s'était même pas rendue compte que pendant quelques secondes elle avait retenu sa respiration, que pendant ces douces secondes elle s'était laissée subjuguée par lui, par cette innocence, par la naïveté de son geste. Peut-être qu'elle y revoyait une part de son Andreï, de celui pour qui elle affronterait les flammes de l'enfer sans broncher. Il était là, enfoui, transformé, peut-être tétanisé, mais il était là. Présent. Narguant, la narguant parce qu'elle ne savait pas comment le récupérer, le refaire sien.

C'est alors qu'elle sentit la force de son pouce contre son visage, d'instinct elle tenta de contrer le toucher, ce toucher dont elle était pourtant avide de pouvoir ressentir sur sa peau. Comme une caresse il sécha les larmes, les larmes durement obtenues. Puis il se pencha. Elle s'arrêta complètement de respirer, hallucination de son esprit, des propres rouages de sa tête, mais l'illusion était bien réelle, puisant dans son contrôle pour ne pas se jeter sur ses lèvres, elle ferma tout simplement les yeux lorsqu'il embrassa son front. Elle ferma les yeux pour profiter de cet adieu, parce qu'elle savait que dans quelques secondes, qu'en quelques minutes il reviendrait à ce qu'il laissait croire naturel chez lui : la violence, l'incapacité d'aimer. Électrique, un toucher électrique. Croyant presque qu'on venait de l’anesthésier elle le regarda se lever, il lui tourna le dos. Une geste plein de signification, un geste qu'elle n'oublierait pas et qui faisait un mal de chien. Elle voulait s’agripper à lui, elle voulait lui sauter dessus et lui dire de rester, de la tenir comme il l'avait tenu, de l'embrasser, de lui murmurer des mots doux. Hedvig s'assit, incrédule face au spectacle qu'elle retrouva devant elle, elle voyait que le monde avait changé, que les couleurs vives étaient devenues ternes, peut-être parce qu'elle avait perdu sa drogue, son besoin, une junkie désabusée qui n'assumait pas son addiction. « Pars, s'il te plaît. Pars. Laisse moi. » Quelques mots sans aucune signification. Quelques mots qui la laissèrent sur sa faim. Qui l'empêchèrent de ne pas réagir, de ne pas se lever comme une furie et de lui courir après. Elle lui courait après alors que quelques minutes plus tôt elle s'était promise de ne plus jamais le faire. Il brisait ses principes, il brisait tout ce qu'il y avait de plus solide chez elle. Et elle détestait ça. Trop fière pour croire être dépendante de quelqu'un ou quelque chose, elle était pourtant dépendante de lui et avait mit si longtemps avant de s'en rendre pleinement compte. Elle savait que le confronter maintenant serait sûrement une de ses pires idées, mais cette interaction, cette dispute n'était pas la dernière, si pendant quelques secondes elle avait cru que c'était peut-être leur adieu, elle était convaincue à présent qu'elle remuait quelque chose en lui, qu'elle remuait un souvenir. Avait-il oublié ? Ou s'était-il tout simplement perdu, perdu en court de route ? « Andreï. » C'était d'une voix presque implorante qu'elle murmura ces trois syllabes, d'un ton si implorant qu'elle avait pitié de son propre geste. Faible. Tu es faible Hedvig. « Andreï dis-moi pourquoi je dois partir, dis-moi ce qui ne va pas. Dis moi. » Elle sentait la colère revenir, la colère aspirant à s'émanciper de son corps. Une pensée lui dit d'arrêter, mais Hedvig n'écoutait que son cœur. « DIS-MOI. » Hedvig leva le bras, et caressa sa joue, contact effrayant, mais si fort, si attractif. Elle la caressa sans jugement, sans même avoir peur, arriverait ce qui arriverait, la douleur elle l'avait surpassé aujourd'hui. Elle s'était emplie de colère et de rage et elle voulait évacuer, elle voulait évacuer avec lui. « Dis-moi comment je peux t'aider. Et ne me dis pas que c'est en partant, en te quittant. Je ne vais pas partir. Jamais. Dis-moi, dis-moi ce qu'on t'a fait. » Elle était essoufflée, pourquoi ? Elle ne savait même plus, toute pensée logique, le besoin de respirer venait de s'effacer, de s'estomper. Il n'y avait qu'elle et lui et sa main sur cette joue défigurée par le sang. « Et ne me dis pas que ce geste, que cette douceur soudaine n'était rien du tout. Parce que c'était quelque chose. C'était quelque chose de grandiose, d'apaisant, de naïf, comme on était avant, comme on s'aimait avant. » Hedvig s'était approchée de lui, quelques centimètres, un simple centimètre et elle finirait par coller ses lèvres contre les siennes. Un besoin. Une addiction.

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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: | come back and remember me. (w/ andreï) terminé   Mar 1 Mar - 12:26


Le bruit du silence est une douce amie qui se fait trop rare depuis plusieurs jours, plusieurs mois même. Elle ne vient plus harceler Andreï et lui murmurer que la solitude est sa meilleure amie, que ça a toujours été le cas. Quand il était esclave, le sang-mêlé a toujours pensé qu'il était entouré, par sa mère, par sa soeur, par Hedvig. L'une est morte, l'autre s'est éloigné et la dernière lui a glissé entre les doigts pour l'abandonner. La seule entité qui est restée aux côtés du garçon, c'est la solitude et aujourd'hui, alors que Andreï a besoin d'elle plus que jamais, elle aussi, elle lui fait faux bond. La solitude s'évapore entre ses doigts et court à travers les couloirs froids de l'institut. Elle se moque du jeune homme, elle rit de la situation dans laquelle il s'est plongé. Assis sur le trône du traitre, un couteau sous la gorge, sa vie n'est qu'un jeu et il joue avec car il faut bien jouer avec quelque chose, mais parfois et souvent quand il est seul dans ses pensées nocturnes, Andreï souhaite retrouver son amie d'autrefois, cette solitude qui a toujours bercé ses nuits et fait taire le bruit sourd du silence qui sonne creux dans son coeur. Il en a besoin, là maintenant, comme on a besoin de l'air pour respirer. Andreï insuffle et expulse, son visage se déforme sous l'incompréhension. Plus que la mort, il craint l'abandon comme la peste. C'est ça, sa véritable faiblesse. Elle porte ce nom et Andreï le ressent à cet instant, il se le prend en pleine poitrine, comme le sortilège crucio. C'est violent et incompréhensible, c'est un torrent de sentiments, des émotions qui se bousculent et une larme perfide qui s'échappe de son oeil pour serpenter avec malice le long de sa joue. Andreï la chasse d'un revers de manche et essai de faire le tri dans ses sentiments. Il a soigné Hedvig, pourquoi ? Il ne peut pas l'expliquer. Son instinct lui a dicté de le faire et en parfait petit soldat, il a exécuté l'ordre. Il ne peut pas donner une raison. Le sang-mêlé est perturbé. Hedvig éveille en lui l'être qui dort à l'intérieur de lui, comme si elle pouvait tendre une main et sortir ce prisonnier endormir de sa transe, le ramener à la réalité tandis que ses démons lui hurlent de lutter, de ne pas laisser s'échapper cet autre lui et de rester fidèle à ses principes, fidèle au petit soldat de bois.

« Andreï. » elle l'implore, elle le supplie presque et ça lui fait mal. Le silence n'est pas là et ça lui manque. Il ferme les yeux et se maintient toujours au mur pour avancer doucement, un pas en avant pour trois en arrière. Il ne peut pas, il ne doit pas se retourner car la sorcière peut lui faire perdre le contrôle et il ne doit pas. C'est une absolution, une obligation même. Il ferme les yeux et essai de garder son équilibre avant de les ouvrir à nouveau pour se trouver face à Hedvig. Elle s'est hissée avec ses dernières forces face à lui. Le sang-mêlé ouvre la bouche, il essai de parler, de lâcher une parole, un mot, un simple mot, mais rien ne vient. « Andreï dis-moi pourquoi je dois partir, dis-moi ce qui ne va pas. Dis moi. » Dire quoi ? Qu'il est désolé ? Il n'y arrive pas. Qu'il est un espion, impensable. Il ne sait même pas qu'il est, au fond. « DIS-MOI. » elle hurle et pose sa main sur la joue encore humide de la larme qui la caresser plus tôt. Le contact est doux, mais piquant à la fois. Comme si c'était interdit, ça l'est au fond. L'amour semble prohibé pour le soldat et la guerrière, pour le soleil et la lune. « Ne cri pas. » ce n'est pas un ordre, c'est simplement une requête car la voix de la jeune femme résonne en écho dans l'esprit du garçon et ça lui fait mal. C'est une douleur imperceptible et omniprésente à la fois. « Dis-moi comment je peux t'aider. Et ne me dis pas que c'est en partant, en te quittant. Je ne vais pas partir. Jamais. Dis-moi, dis-moi ce qu'on t'a fait. » une question qui en appel d'autres. Le silence s'installe entre les deux anciens esclaves, seul le souffle de leur respiration commune résonne. Quelle réponse offrir ? Quel mensonge dire ? miroir miroir, dis moi qui est le plus beau des mensonges ? Andreï n'apporte pas de réponse car il n'en a pas. Il ne peut pas trahir l'empire, il ne peut pas car c'est une voix qui se glisse à l'intérieur de son esprit qui le lui ordonne. Il ignore sa source, mais elle est là. « Et ne me dis pas que ce geste, que cette douceur soudaine n'était rien du tout. Parce que c'était quelque chose. C'était quelque chose de grandiose, d'apaisant, de naïf, comme on était avant, comme on s'aimait avant. » « Nous sommes juste deux êtres blessés par la vie, écorchés et qui avons fais des choix qui nous ont changé. » c'est une conclusion qui n'est pas parfaite, faites d'une part de vérité, elle est saupoudrée par quelques petits mensonges. C'est là que se casse en deux, l'enfance et l'adulte, la vérité et le mensonge.

Le rythme cardiaque reprend une cadence normale, la perte de contrôle n'est plus, mais Andreï n'est pas non plus ce mur de glace. C'est à nouveau un homme capable de ressentir des émotions et d'avoir des envies. Ses yeux se posent sur les lèvres écorchées de son ancienne amie avant de croiser son regard. Le bruit du silence est là, il est revenu comme le va et vient du vent qui fouette les tours grises du château. Le visage de l'un s'approche de l'autre, le souffle devient commun et la respiration s'imprime sur l'autre. C'est une attirance qu'on n'explique pas, à laquelle on ne veut donner aucune raison d'ailleurs. Le contact est presque là, les lèvres se frôlent comme une caresse éphémère et furtive, si bien qu'on se demande si elle a eu lieue. « Au revoir, Hedvig. » souffle-t-il en détournant le regard avant de poursuivre son chemin, toujours plus profond vers les ténèbres.

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