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 The point of no return.

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maison de loki
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maison de loki
Hiboux : 77 Avatar : ed westwick Crédits : bc

Âge : Vingt-quatre ans.
Nature du sang : Mêlé. Ancien esclave.
Statut civil : Relégué au célibat. Cela lui sied bien au teint (qu'il a d'ailleurs opalin)
Patronus : Un chien bâtard mais imposant. Yuri s'épancha sur la question et en déduisit que sa loyauté put être à l'origine de cette forme animale. Plus encore et après recherche, il fit l'amalgame avec Anubis, le dieu des Morts à tête de canidé.
Amortentia : Le parfum des chrysanthèmes, l'odeur boisée de l'if, et une fragrance encore inconnue.

MessageSujet: The point of no return.   Dim 13 Mar - 20:16


the point of no return
[Phantom of the opera]



Il l'avait toisée du coin de l'oeil durant tant d'années ; elle avait la pâleur des cantiques hélées sur le Gange, des traits hiératiques et des yeux céladons. Le ténébreux avait perçu quelques glaçures dans l'arceau de ses pupilles ; un peu de froid contre la cornée, une douceur polaire pour tout parfum qu'il humait par hasard au détour d'un couloir. Ah comme il avait tant de peine, tel un languissant trépas, à ne guère penser à elle malgré l'obsession injectée en son crâne. Dès lors que Yuri entrevit Letha, voilà qu'il songea à Perséphone tant la peine et l'indolence la paraient avec aplomb ; c'est qu'elle avait la silhouette opaline, un long cou de cygne et la démarche vaporeuse d'un macchabée. Ainsi s'en était-il trouvé intrigué, se contentant pourtant de l'observer de loin ; sa condition de sang-mêlé doublée de sa terne renommée (l'on affublait le môme  de commérages attentant à son honneur comme sa pudicité) l'en tinrent à une distance raisonnable qu'il cultivait par une fantoche indifférence. Au bord de ses lèvres, les volutes s'évanouissaient lorsqu'il croisait l'infante. Il portait le crâne haut, tel un prince plébéien, s'assurait qu'elle ne devine jamais l'admiration qu'il porta pour sa personne. Etait-ce la crainte d'être repoussé ou bien cette adoration tacite, ce fétichisme absolu qu'il nourrissait pour cette nouvelle Perséphone ? Il la poursuivait en silence, délirant dans sa traîne d'un délicieux satin, affamé de sa morne langueur, de son agonie de Parque, de son spectre d'opale. Intriguant spectacle des instants que l'on démembre. Yuri n'osa guère approcher Perséphone durant de longues années, se contentant d'oeillades curieuses et de réflexions tues. Quand vint le jour où, mû par un élan singulier, Hadès souhaita étreindre la chair de cette morte par ses doigts squelettiques.

Le moment fut hasardeux, jamais choisi par ses soins. Yuri n'avait guère prémédité la rencontre, pas plus qu'il ne l'avait fantasmée (il la préférait morte dans ses souvenirs que bien vivante dans ses songes). Il avait fallu qu'il la croise au détour d'un couloir – ah banales circonstances ! C'est qu'il aurait préféré un rendez-vous sous un if, au bord de quelques mausolées. Gravé dans la pierre froide, l'instant n'en est que plus romantique. Humez donc les chrysanthèmes ! C'est que jamais personne ne s'y attarda, en dépit de leurs corolles solaires – puis, par une étrange impulsion très certainement nourrie par la solitude qu'ils partageaient soudain entre ces pierres grises, avait ramassé l'ouvrage glissant de ses doigts. De véhémence passive, Yuri se fit galant ; sans doute avait-il perçu en ce quart de seconde l'opportunité franche qui se présentait à lui. Il ne s'était guère précipité aux pieds de Letha cependant, avait feint l'indifférence (c'est qu'il avait entendu quelques palabres creuses entre jeunes premiers se pensant don juan, que la femme alors trop courtisée ne s'intéressa qu'aux stoïques et insensibles du beau sexe) et marché d'un pas languide vers celle qui l'intriguait pourtant. Le garçon avait courbé l'échine avec une grâce présupposant l'habitude puis, se redressant enfin, lui tendit le livre tombé à ses pieds. Un regard en biais pour toute assurance de leur égarement solitaire, et Yuri en profita pour l'acculer habilement dans un coin. La crainte, sans doute, que la mésange n'appréhende d'être contaminée par l'impureté de son sang. « Letha, c'est bien cela ? » Question rhétorique murmurée d'un timbre suave. A présent, à contre coup, Yuri devint comme inerte alors qu'il comprit avoir approché Perséphone. Ses mots se heurtèrent contre les dents blanches, puis, las de ne pouvoir outrepasser sa gorge firent demi-tour en un tintamarre frustré et silencieux. Le ténébreux approcha dès lors sa main, frappé par la pâleur de son vis-à-vis il lui fallut confirmer sa présence, toucher la réalité de sa peau ; il trouva son épiderme magnifiquement glacial – ce qui lui arracha un sourire soupirant – , y laissa traîner ses doigts tel un infâme conquérant. S'appropriant les frissons de la jeune femme et l'attentat à sa pudeur, il dégoisa sans honte : « En fait, tu es bien vivante. » Inflexion déçue dans le grain chaud de sa voix. Et l'infini silence demeure.

   
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« Que deviendront vos lois, votre morale, votre religion, vos potences, votre paradis, vos dieux, votre enfer, quand il sera démontré que tel ou tel cours de liqueurs, telle sorte de fibres, tel degré d'âcreté dans le sang ou dans les esprits animaux suffisent à faire d'un homme l'objet de vos peines ou de vos récompenses ? Poursuivons : les goûts cruels t'étonnent ? » [Justine ou les Malheurs de la Vertu] 
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maison de sigyn
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maison de sigyn
Hiboux : 263 Avatar : Mia Wasikowska. Crédits : Simaumauune & Tumblr.

Âge : Vingt-quatre éclats carmins délaissés à la solde du destin.
Nature du sang : Pureté du grenat et de l'écarlate dans un bouillon aux cultures divergentes.
Statut civil : Emportée dans les tourments des unions hivernales, elle est un fardeau nul qui ne vaut aucun anneau.
Patronus : Nocturne créature aux allures félines, mouchetée des ténébres qui la confonde, elle n'est rien de moins qu'une discréte genette.
Amortentia : Le parfum vieilli des vieux livres se mêlant à celui du souvenir lointain de la violette maternelle, le tout arrangé sous la houlette d'une fragrance inconnue.

MessageSujet: Re: The point of no return.   Lun 14 Mar - 13:35


The Half Killed doesn't need a kiss
Yuri & Letha
Le livre choit. Échappe à cette vigilance abandonnée au grès de l'imaginaire, glisse déjà entre les limbes tandis que son esprit se perd. Elle ne réalise pas dans l'immédiat la situation dramatique qui se joue en surface, se laisse aveugler par les délices fades qu'on s'échine à lui présenter. Le cœur en berne et le regard morne, elle laisse ses pensées vagabonder vers les paysages désolés qui s'étendent au delà des fenêtre givrées. Instant fatidique qui la berce des illusions perdues, ramenant le présent aux instances du passé. Roses blanches et roses rouges se marient imparfaitement dans le souvenir défriché de son enfance, laissant pénétrer le froid sous ses chairs et le goût du sang dans sa bouche. Macabre souvenir qui la hantera jusqu'au dernier jour du reste de sa vie. L'image du corps de la mère déchu de son existence s'efface tandis que son regard s'arrache à la contemplation vaine de cette nature désolée. Mélancolie lancinante qui la piège, et ose l’emmener sur les sentiers ardant pour mieux lui sommer de danser sur les tombes de ses aïeuls emportés. Elle suit alors la mélodie, s’enivre de la mélopée qu'elle fredonne ivre de cette asthénie qui la couvre d'un linceul immaculée.

Jeune fille aux allures sépulcrales, elle cesse son errance et s’éveille de sa transe pour mieux contempler l'amande d'un regard assombri. Vertiges instantanés qui lui font perdre ce semblant d'équilibre retrouvé, la voilà curieuse funambule perchée sur cette façon qu'elle a d'être étonnée. Battements de cils vifs qui cherchent à chasser cette image qu'il lui impose. L'incrédulité se peint sur son visage tandis que son chef s'incline autant que ses yeux se plissent pour mieux voir au travers de cette réalité. Elle cherche à y débusquer l'inconnu au travers de ses traits aux allures de déjà-vu, mais n'y trouve que l'écho de sa propre infamie. Masque de morts qui le ravit d'une beauté évanescente, encore florissante d'une existence qu'il n'aura pas encore su porter à son apogée. Effrayé par cette vision dont elle ne peut se départir, l'élixir de son existence se retire de ses joues naguère cramoisies, se défait de ses lèvres encore rosies, pour n'y laisser rien de plus que l'empreinte blême de sa mort annoncée. Elle trésaille, menace de s'effondrer, mais la mort l'agrippe pour mieux faire s'écrouler son monde sous ses pieds.

Là voilà entre deux eaux, baignant dans le Tartare, éclaboussée par les remous du Styx, elle s'éveille aux délices du trépas. Le choc l'extirpe de son onirisme macabre, et la douleur irradie au cœur de son être. Souffrance doucereuse qui se repend sous l'épiderme et fait naître le frisson. Relent d'interdit outrancier qui s'échappe d'entre ses lèvres en un soupir vaporeux auquel se mêle le susurrement d'une voix jamais entendue. Agnelle éperdue face au loup de tous les vices, elle se sent la volonté de fondre au travers des ombres, de ne plus être que l'obscurité s'abreuvant au sein de la clarté. La question fuse, la réponse se fait inexistante, avalée par le tremblement qui lui lient la langue, par cette proximité qui rend ses chairs flasques et de pierres à la fois. Hystérie vagabonde qu'il met aux supplices ses sens alors qu'il prodigue l'infime caresse suave et pleine d'une chaleur éphémère. La brûlure est intense et laisse entrevoir sur le visage de la si blanche colombe le spectre des inquiétudes juvéniles, des découvertes tardives.

« Pour mon plus grand malheur. », hache-t-elle entre ses lippes frémissantes, murmure extirpé à son âme, jeté à cet autre comme un vulgaire morceau de pitance dont elle voudrait se défaire. Elle voudrait se targuer d'une fierté qui lui fait défaut, voudrait savoir se battre pour mieux repousser l'importun, mais elle se contente de se montrer immuablement passive. Seul son regard bifurque, cesse sa course évasive pour mieux se plonger dans l'ambre de ceux de cet autre. « Je te retourne le compliment s'il en est. », lâche-t-elle en Pygmalion perdu devant son miroir, mordant cette lèvre inférieur, ravalant le mot qu'elle voudrait acerbe sans qu'il puisse l'être. La main tremblante, et la prise incertaine, elle récupère ce livre qu'il porte encore. Elle en essuie la tranche et la couverture recouverte de cette poussière qui ne fait jamais plus qu'envahir les lieux. L'infante préfère de loin sa contemplation des cuirs reliés à celle qu'elle pourrait avoir, coupable, de cet autre dont elle ignore les attentes. La fuite en avant, elle coule le long du mur, sent l'arrête les pierres érafler sa courbes graciles de son corps, et déjà se sent perdue sous les œillades de cet autre. Elle voudrait fuir. Elle voudrait partir. Ne rien demander, pas même le reste d'un pourpoint d’intérêt. La proximité n'est pas son fort. Les autres sont sa croix.  

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Save yourself. Kill them all.
La pauvreté semble douloureuse aux hommes, encore plus aux enfants. Ils ne se font pas idée de ce qu'est une pauvreté industrieuse, active et honorable ; le mot ne leur rappelle que des vêtements en lambeaux, le manque de nourriture, le foyer sans flamme, les rudes manières et les vices dégradants
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maison de loki
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MessageSujet: Re: The point of no return.   Jeu 17 Mar - 0:38


The Half Killed doesn't need a kiss
Yuri & Letha
De véhémence passive elle s'en fit la souveraine, un peu de gêne sur ses longs cils épars (ah ces courbes divines, élégants arabesques s'abattant lestement sur la paupière tel un linceul de pudicité) et de tempérance au coin des lèvres. Yuri préféra faire abstraction de l'embarras qu'il lui octroyait ainsi ; sans doute était-ce bien plus aisé que de s'approprier de son temps et de sa présence en biaisant ainsi la bonne convenance. Un peu de goujaterie épinglée à sa boutonnière sous l'étendard d'une curiosité jamais repue comme il la dévorait de son regard vorace (c'est qu'il la toisait avec la force de l'indécence, un éclat ténébreux ronronnant dans l'âtre brun de sa pupille), alors même que le garçon n'inspira usuellement que peu la muflerie et la grossièreté – la rusticité peut-être, puisque prolétaire il demeurait. Mais le pauvre hère s'accordait à songer que seule sa geôle diaphane, à l'instar du teint de la jeune fille, dressée par sa simple présence imposante, put la sommer de demeurer dans son giron le temps de l'inspection. Il avait saisi sa chance comme l'on happe l'air à grandes lampées lors du Jugement Dernier, le poumon un peu perclus, le regard hagard mais la langue volubile. Du moins se hâtait-il d'être loquace afin d'entamer une discussion, laquelle s'avérait être finalement un laïus au vu de la dérobade quasi silencieuse de son vis-à-vis. Letha ruisselait contre les murs, vaporeuse et sibylline elle se faisait fantôme sous la coupe du Nécromancien ; cette volonté cassante de ne plus exister et de fuir, en une volute de fumée, par la démission de ses yeux bleus. Alors et comme il se redressa, toisant l'infante blême, Yuri ôta sa main tout en admettant l'impolitesse dont il avait fait preuve. Quelques palabres en bord de lippes s'émoussèrent néanmoins sous sa langue tandis que l'intrigante argua timidement : « Pour mon plus grand malheur. » Interloqué par son désir de funestes élégies, Yuri demeura étrangement placide malgré les interrogations nichant dans l'arceau de sa cornée. A bien y réfléchir, Letha avait le pas aérien, le regard absent et la silhouette brumeuse, une nette mélancolie écrivait ses traits et, lorsqu'elle ouvrait sa bouche purpurine, ne délivrait qu'une inflexion élégiaque semblable aux cantiques. Ainsi le ténébreux en était persuadé ; elle semait sur son sillage le parfum du macabre. Prosternés, les fantômes baisaient sa rotule. « Je te retourne le compliment s'il en est. »  Enfin son flegme s'étiola ; Yuri fronça légèrement les sourcils, un pli vexé se nichant sur son front. Songeait-elle à son tour qu'il put être un vampire ? Réflexion d'ingénu mais qui pourtant nourrissait les divers commérages courant à son encontre. Préférant ne pas engraisser le dogme desdites commères, Yuri ne pipa mot à ce sujet puis dégoisa un bref « Merci ». Simple formalité sociale afin de ne pas relâcher derechef la mésange.

Au loin ricochèrent quelques rires malvenus à l'encontre de l'étrange binôme ; quelques demoiselles de bonne naissance traversèrent le couloir en chaloupant les hanches, jaillissant leurs moqueries cristallines du bout des lèvres. L'une d'entre elles crut bon de faire tonner le mot « esclave » sur ses lèvres qu'elle avait aussi jolies que cruelles. Yuri vint frémir sous l'assaut, leur lança un regard de défiance, puis se rabroua. « Je ne voulais pas t'effrayer. Je ne vais pas te faire de mal. A quoi bon, les vivants sont d'un ennui. » Il avait cru bon de parachever sa tirade d'une boutade grinçante, désireux d'instiller une connivence d'apparat. Conscient de sa maladresse, le quidam vint abattre sa dernière carte et clama sa sincérité du bout de ses lèvres suaves : « En vérité, je t'observais de loin déjà depuis quelques mois. Nulle offense mais tu m'intrigues, avec ta pâleur de neige. Tu connais Ophelia ?  » Mutisme sacré de l'intéressée. Yuri se pinça les lèvres comme il se sentit blêmir, le râle mutique de la gêne battant la pulse cardiaque. Néanmoins le quidam continua sa diatribe comme il la corrobora d'un poème : « Tu te fondais à lui comme une neige au feu , tes grandes visions étranglaient ta parole... Et l'Infini terrible effara ton œil bleu. » Pause volontaire ; le garçon humecta sa lippe et plissa ses yeux songeurs. Vaincu par la réflexion, il abdiqua en un sourire : « Je ne connais plus la suite. Enfin, tu vois le genre. » Son langage rustre d'ancien esclave éclaboussa dès lors tout le soliloque poétique qu'il vint lui clamer. Peu importa, puisqu'il demeurait bien lui. 

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