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 ( suffocate me )

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i take my decisions
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Hiboux : 23 Avatar : emma stone. Double Compte : leonid le pas moche, torvald la boucle d'or, et hedvig la révolution. Crédits : av-@hepburns/sign-@tumblr.

Âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine.
Nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanges. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher.
Statut civil : Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance.
Localisation : derrière toi, les pieds ancrés au sol.

MessageSujet: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 0:13


gisela Hirvonen
barfuss am klavier

carte de sorcier
nom, prénoms : Mélodie torturée, violons tremblant, piano en colère, pointes arrachant la peau de ces pieds si solides, Gisele, Gisela, mythe, tragédie, ballet, danse macabre qui s'élance jusqu'au soir. Elle l'aime ce prénom, elle l'aime parce qu'il représente tout ce qu'est sa passion, cette même rengaine, ce jeu, ce besoin constant de remonter sur scène. Elle porte un bien sinistre nom, de ceux qu'on chuchote dans la peur ultime de recevoir la sentence insolente. Les Hirvonen n'ont plus de réputation à faire, furieux contre le monde, furieux contre la mort, ils sont dits violents, violents et assoiffés de sang. Et tous, jusqu'au dernier savent que c'est vrai, que les rumeurs ne sont tirées que d'histoires vraies. âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine. Vingt-sept ans de travail, de passions et d'une particularité pour la musicalité et la grâce bafouée par la foudre qui s'émancipe d'elle lorsqu'elle n'est pas sous les feux des projecteurs. date, lieu de naissance : Elle criait la gamine, elle criait, pleurait, prouvait qu'elle était bien vivante, qu'elle était la reine de son royaume dès son premier souffle. Elle naquit un douze mai, un jolie printemps, doux et gracieux, calme et époustoufflant. Jusqu'à ce que Gisela ne voit le jour, un accouchement difficile, presque cruel et violent, sa mère s'en sortit qu'à moitié. Stolytsia accueillit l'enfant terrible pour ses premières et dernières années.  origines : écrire ici. nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanhes. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher. Elle mérite sa supériorité, elle mérite ce liquide rouge qui lui coule dans les veines, elle mérite toutes ces choses que sa naissance dans cette famille lui ont donné tant qu'elle fait souffrir les impurs, qu'elle les fait souffrir pour leur insolence. statut civil : Gisela était promise à un futur émerveillé, jusqu'à ce qu'elle ne brise tout de ses petits doigts fins. Amoureuse de sa propre personne, elle n'a jamais été fiancé, elle n'a pas même cherché l'amour, puisqu'elle était elle-même amoureuse de la danse. Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance. profession : Catin, prostituée, vendeuse de rêves. La princesse froide, reine de son lit, et de ses draps de soie. Déshéritée, honte à sa famille, elle n'a jamais plus vécu qu'en partageant son lit avec un nouvel homme tous les soirs. A côté de ça elle mène sa propre enquête et tire des informations venant de suspects de la révolution. Elle n'aime pas son travail, elle le méprise, mais on a brisé ses rêves à coup de phalanges, elle n'a donc pas cherché plus loin que la vente de son propre corps.   spécialisation : Elle a été affilié au feu, le feu qui brûle, qui crame, qui s'échaffaude, incontrôlable, un peu comme elle, incontrolable et indomptable.  maison : Frigg a poursuivi le moindre de ses pas gracieux, sa crise, son internement, sa folie environnante, les Frigg ont pu observer sa descente lente mais déterminée aux enfers.  baguette : uc.  patronus : Aucun patronus, une simple fumée ridicule qui s'échappe de sa baguette, elle n'a de toute façon aucune envie de créer un patronus, cherchant amèrement un souvenir heureux dans son esprit.  epouvantard : Son visage pâle, ses pointes aux pieds et sa cheville disloquée, son corps suubmergé d'égratignures et de plaies béantes, le sang se visant de ses veines. Elle a peur de revoir tout ce qu'elle s'est infligée au court de ces dernières années.  amortentia : son amortentia est pour le moment qu'une douce odeur de camomille.   groupe : castle on a cloud.
salveo maleficialumos maximahominum revelio


salveo maleficia.
quel est votre avis sur le tsar ?
L'empereur est devenu comme un dieu à ses yeux, un homme qu'elle respecte, qu'elle croit adorer. Gisela n'attend que son pardon, son admiration, en échange de la sienne. Si elle se fiche bien des autres vies en danger, elle s'attend à ce que le Tsar reconnaisse ses actions et les décrivent comme héroïque, elle tue, torture pour les puristes, pour cette homme dit méprisan et fou. gisela ne croit pas en un meilleur lendemain, elle croit au sang et à l'amertume, à la vengeance et au karma, et si elle n'est pas de ceux qui se disent loyaux, elle est quand même déterminée à aider cette cause qu'elle croit tomber du ciel. Sa rédemption. Son pardon. L'empereur est son pardon, et même s'il est méprisable, elle l'aime et l'admire pourtant, une admiration dite éphémère.

que pensez-vous de l'entrée des sang-mêlés à durmstrang ?
Gisela s'en fichait royalement, elle n'était pas vraiment mêlée aux histoires de Durmstrang et préférait largement s'enfermer dans la salle de danse pour répéter ses pas. Elle n'a jamais fait attention aux Mêlés, jusqu'à il y a quelques mois, quelques semaines après s'être fracturée la jambe. Malgré son sang, malgré son statut, on a eu honte d'elle, honte de tout ce qu'elle était. Elle pourrait s'identifier à eux, à la place de quoi elle a décidé de leur pourir la vie, de ne rendre rien facile et surtout pas de s'allier à la résistance qui aurait pu l'aider. C'est une hypocrite Gisela, lorsqu'elle était encore élève elle haussait lassement les épaules comme pour répondre qu'elle se fichait de leur entrée à Durmstrang, maintenant, comme c'est la seule chose à laquelle elle peut s'accrocher, elle explique hypocritement, que les Mêlés n'ont pas leur place dans l'enceinte de l'institut, ni le droit au savoir.

que représente l'esclavage des sang-mêlés pour vous ?
L'esclavage a toujours été quelque chose qui s'ajoutait naturellement à son train de vie, c'était peut-être triste, mais c'était plus pratique qu'autre chose. Si Gisela n'a jamais gratuitement torturé les esclaves de sa maison, elle n'a jamais bronché lorsque les membres de sa famille le faisaient. Elle est liée à son esclave depuis quinze ans, il a toujours été fidèle à elle et souhaite à tout le monde de pouvoir trouver une telle alliance. Il aurait pu lui ouvrir les yeux sur l'horreur actuelle qui se fond dans la masse, les massacres ayant lieu sur les esclaves, mais étant un puriste alors qu'il est Mêlé, n'a pas réellement aider à ouvrir les yeux de la rousse. L'esclavage n'a jamais été un inconvénient, et si Gisela n'y porte pas vraiment attention, elle sait pourtant que leurs vies ne sont pas faciles, mais préfère ignorer ces pensées qui lui semblent si peu importantes.

quelle est votre position vis-à-vis de la résistance ?
La résistance est répugnante, démon, hydre, elle cherche à déceler n'importe quel secret qu'elle peut décrocher des lèvres de ses victimes, pour l'enssevelir dans l'oubli. Autrefois elle ne prenait aucun parti politique, jusqu'à son accident, jusqu'à ce qu'elle ne soit convaincue que les Dieux voulaient qu'elle prenne parti et qu'elle tue tout à son passage. Gisela a toujours été violente, elle a toujours été colérique, elle a toujours eu besoin d'un mouton noir à abattre, elle a décidé que sa haine se tournerait vers la résistance. Ces rebelles, ces Mêlés qu'elle veut exterminer sans même comprendre ses propres raisons.
⊰ condition mentale Gisela a toujours été frappé par des insomnies ou des illussions qu'elle prenait pour la réalité, à plusieurs reprises ça lui a joué des tours. Convaincue que sa soeur était jalouse d'elle et qu'elle cherchait à prendre sa place, elle s'en est débarassée, de sang froid, sans même se retourner. C'est cette détermination, cette ambition et cette paranoïa qui la forge, qui la force à être ce qu'elle est aujourd'hui. Fragile mirage de la gamine qu'elle a pu être, elle pense parfois revoir le fantôme de sa soeur, ou est convaincue que les Dieux lui parlent dans son sommeil, qu'ils lui ordonnent de faire telle ou telle mission. Si la haine ne la consume pas, ça sera la folie. Imprévisible, impulsive, irresponsable, mais logique, elle agit toujours avec logique et froideur. C'est une princesse, la reine de son royaume, des machinations imaginaires de son cerveau qui la font partir dans sa bulle trop dangereuse. ⊰ DANSE CLASSIQUE La danse classique a toujours été sa passion, sa raison de vivre, si dans sa vie à l'institut ou encore chez elle, elle était bouffée par sa paranoïa, c'était seulement et seulement sur scène qu'elle redevenait cette poupée gracieuse, cette poupée qu'on avait envie de regarder. Dès ses quatre ans on lui a enfilé des chaussons aux pieds, elle avait un don, un talent si gracieux, mais si étonnant pour une Hirvonen. Malgré ses agressions contre sa soeur ou le reste de sa famille, Gisela a toujours été choyé, devenue célèbre très jeune, elle faisait de la publicité pour ses parents, pour ce nom empli d'horreurs. Elle était le joyau, le diamant brut qui ne prenait plaisir à la vie qu'en dansant. Jusqu'à ce qu'elle ne fracture sa jambe et que ses rêves se brisent en quelques morceaux. Gisela elle a souffert, elle a trop souffert, se renfermant sur elle-même, renforçant sa coquille. Sans la danse on dirait un cadavre, un fantôme, un souvenir d'autrefois, la froideur de ses traits ressortent de plus en plus, chaque jour elle prouve sa cruauté, sa rage contre le monde entier, contre elle même. ⊰ PROSTITUTION Gisela a dû laisser sa carrière de danseuses sur le côté, ignorée par ses parents, rejetée par ses proches, elle s'est tournée vers une carrière dans la prostitution. La veuve noire, la catin de luxe, ce sont ses surnoms. On se rappelle d'elle, on se rappelle de sa silhouette dans un tutu, de sa grâce en dansant Odette ou Odile. On se rappelle des spectateurs émerveillés par cette douce créature, par ses gestes, par sa grâce. Alors, Gisela est forcément célèbre, connue, on la veut comme elle veut du sang. C'est une bête, un créature qui a signé un pacte avec le diable. Elle est prostituée, mais ne joue que son rôle à moitié, la plupart du temps elle s'amuse à choisir les clients suspects de participer à la résistance ou d'avoir des informations à ce propos. Quand elle les attache au lit, elle leur pose des questions, et la vile s'amuse à leur faire du mal. Parfois elle tue, parfois elle laisse vivre. Tout ce qu'elle veut ce sont des réponses et sa rédemption. ⊰ ANTIOCH Antioch est son esclave, son ami de toujours malgré leurs statuts différents. Il est esclave et Mêlé, elle était une étoile Pure. Pourtant, il y a quinze ans ils se sont trouvés, il l'a accompagné de partout, lui-même puriste, il ne croit pas en la résistance et veut la voir s'écrouler tout comme Gisela. Même si autrefois ils étaient déjà un duo redoutable, ils sont bien plus maintenant, une sorte de jeu, un jeu malsain, une entreprise qu'ils ont monté, espérant un jour pouvoir tout démonter. Elle lui fait confiance, elle se demande même parfois si elle ne serait pas prête de mourir pour lui. C'est une réciproque, une relation de maître et surbordonné qui a été gommé, ils sont des égaux, des égaux dans le crime. Mais Antioch lui échappe pour une raison qui lui échappe. Elle le veut, elle le veut seulement pour elle, mais lui part, il part sans même se retourner. ⊰ CARACTERE Gisela a toujours été une travailleuse, une passionné et une ambitieuse. Quand on lui a dit pour la première fois qu'elle brillerait dans la danse classique, elle n'avait plus qu'un but dans la tête, devenir danseuse, devenir une étoile. Si elle est déterminée, elle peut se montrer très impulsive et briser ses rêves et ses ambitions par son imtrépidité. Gisela c'est une étoile, une égoïste, une égocentrique qui a toujours été consumé par sa jalousie ou sa paranoïa. Elle ne réfléchit pas comme tous les autres, elle pense avant tout à elle-même et est d'ailleurs très souvent insoutenable. C'est une gamine, une petite princesse, une reine qui a pourtant tout perdu. Elle n'a plus pleuré depuis bien longtemps, on dit qu'elle n'a plus d'âme, ni de conscience, que tout ce qui la rend humaine s'est évaporé en même temps que ses rêves de devenir danseuse. Ils n'ont peut-être pas tort, parce que la folie ne fait plus que composer le personnage de gisela.
hominum revelio.
Gisela respirait lourdement, elle respirait parce qu'elle était épuisée la sirène. Elle continua pourtant à avancer comme si sa rage menait le moindre de ses mouvements. Elle cherchait un endroit où elle pourrait s'asseoir, où elle pourrait déguster ce moment de calme avant de se rendre dans le labyrinthe, mais elle vit quelques élèves au loin refusa de prendre repos. Alors la rousse s'avança, la flamme dans les yeux, la détermination déversée sur son corps frêle, la colère dans les tripes, l'ambition de terminer ce parcours à obstacles, de le bâcler s'il le fallait. Mais elle voulait terminer, elle voulait finir, être répartie et retourner à ce qu'elle savait faire de mieux. La danse. Elle s'avança vers les longues branches qui bordaient le labyrinthe et dans une dernière expiration entra dans les ténèbres. Son cœur fît un bond lorsqu'elle entendit la son d'une voix qui criait, qui s'égosillait, elle espérait ne pas finir comme l'élève qui venait sûrement de faire face à une créature maléfique. Lentement, elle continua son chemin, tout en étant à l'affût de chaque bruit environnant, elle avait peur oui, elle était même terrifiée, mais Gisela était décidée à sortir de ce labyrinthe, elle était décidée à se libérer de ce fardeau qu'était le rite de passage. Un bruit étrange l'a força à sortir de sa torpeur rêveuse et de lever les yeux vers ce qui lui semblait être une silhouette épaisse. Gisela recula de quelques pas avant de se prendre les pieds dans une racine. Elle se leva rapidement et courra, elle courra si vite qu'elle pensa avoir semé la bête, mais le troll sortit de sa cachette et du revers de son bras, l'a fît valser contre la haie du labyrinthe. Sous le choc, sa cage thoracique bloquée par l'impact elle mit quelques secondes avant de pouvoir respirer à nouveau et se lever, baguette en main. Son corps était tendu, ses sens à l'affût du moindre mouvement, de la moindre attaque qui s'ensuivrait. Le troll tenta de l'attraper, mais la gamine réussit à passer entre ses jambes avec une facilité déplorable. Flexible et agile elle tourna autour de ses pieds, et fît presque chanceler le troll. Elle leva sa baguette et dit calmement et froidement. « Colloshoo. » Le troll ne pouvait plus bouger, ses pieds étant collés contre le sol. Gisela n'en avait pas fini avec lui. Elle sourit méchamment, lionne en face de sa proie, elle auparavant victime. « Diffindo. » Torture insoutenable, elle venait de couper profondément le torse de la créature qui criait de douleur. Gisela sourit, satisfaite, elle se dépêcha d'avancer et de trouver la sortie du labyrinthe. Insatiable cruelle, elle était toujours victime devenant ensuite bourreau.

pseudo, prénom : manon le canon. âge : dix-huit dents.  pays : deutschland, ja ja ja.  avatar : emma stone;  inventé, scénario, prédéfini : inventé.  crédits : écrire ici.  commentaire :      

ZORN UND WUT
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Âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine.
Nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanges. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher.
Statut civil : Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance.
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MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 0:13


follow me home tonight
ghosts i can't deny


I - SWEET DREAMS ARE MADE OF THESE

On la regardait parfois danser, se disant sûrement que cette gamine avait du talent, qu'elle était belle avec son chignon parfait et ses sourires froids. Petite reine, enfant pourrie, elle était pourtant un cygne, la grâce incarnée, la douceur à l'était pur, une Odette avec une Odile dissimulée sous cette couche de perfection. La terreur de ses parents, l'enfant terrible qui criait chaque soir à cause de cauchemars, qui oubliait même parfois qui elle était avant de se retrouver. Seulement, et seulement sur scène elle réussissait à voir qui elle était vraiment, une danseuse née, une joueuse, une moqueuse, une de ces filles qu'on aimerait taper pour ce talent inné, travaillé, mais juste hasardeux. Elle parmi tant d'autres avait eu droit à la chance de pouvoir être remarquée, elle, une Hirvonen, des chiens galeux pourris par la folie et la magie noire. Ses parents réservaient de grande chose pour cette gamine, ils espéraient en faire une star, une célébrité, donner quelque chose de nouveau à un nom de famille trop violent et apeurant. Ainsi, Gisela aimait cette attention, elle aimait être au centre de tous les regards, en particulier ceux de sa sœur consumée par sa jalousie. Sa famille l'encourageait dans le moindre de ses mouvements, elle était pourtant un point noir. On voyait chez Gisela ce que l'on voyait bien trop souvent chez les Hirvonen, la flamme dans ces yeux clairs, la flamme et la folie consumée par la pourriture de leur moelle. Ils étaient d'un sang frappé par une malédiction, celle qui les rendait finalement presque ténèbres. Chez Gisela ça n'avait que commencé trop tôt, elle rêvait parfois d'étrangler sa sœur, de faire du mal aux autres, se réveillant ensuite avec un sourire collé aux lèvres. Elle avait le temps de réfléchir la gamine, de fulminer des plans implacables dans son petit cerveau trop développé pour son âge. L'enfant n'était en fait pas enfant, elle était déjà terreur et problèmes, problèmes que ses parents croyaient admirer, mais méprisaient finalement. « Votre fille a un réel talent Madame. » L'homme se pencha quelque peu face à la silhouette de sa mère, pendant que l'enfant écoutait avec difficulté la discussion que les deux personnages menaient dans le salon. Elle n'était pas censée écouter aux portes, mais Gisela le faisait quand même, parce que c'était une jeune insolente, une gamine qui ne croyait en aucune règle. « Je dois cependant la voir sur pointes avant de pouvoir vous promettre un futur pour l'enfant. » Gisela sourit malicieusement, elle s'était secrètement entraînée dans sa chambre, elle dansait trop, épuisait ce corps déjà frêle, pour quoi ? Pour la gloire qui s'en suivrait. L'enfant avait très vite compris que dans la vie on n'obtenait que ce que l'on semait, elle récolterait les fruits de sa dure labeur. A ses yeux, il n'y avait que la danse, c'était sa vie, sa raison de vivre, rien d'autre, absolument rien ne l'intéressait plus que les tutus, les chignons et la difficulté et rudesse de la danse classique. « Je voudrais la voir immédiatement. » Cet homme qu'elle ne connaissait pas était signe de son futur glorieux au sein de la capitale et de tout l'Empire, on chuchotait déjà son nom aux oreilles des grands chorégraphes, espérant faire de cette gamine une future étoile dont personne ne pourrait plus se passer. Gisela monta délicatement les escaliers et monta rapidement dans sa chambre, chambre dans laquelle sa sœur l'attendait. « C'est interdit d'écouter aux portes Gisela. » La petite rousse leva les yeux au ciel et attrapa violemment le bras de sa sœur, n'hésitant pas une seule seconde à sortir ses ongles pour la griffer en même temps. « Et moi je t'ai interdit d'entrer dans ma chambre. » Gisela la força à sortir et lui claqua la porte au nez tout en grimaçant face au bruit qu'elle venait de provoquer. Elle était déjà en justaucorps et enfila rapidement ses pointes. Gisela s'avança vers la salle de danse que ses parents lui avaient aménagé et fît mine de danser et de répéter les derniers morceaux qu'elle avait appris avant que sa mère n'entre dans la salle. La gamine se leva et fît une révérence gracieuse avant de lever ses yeux malicieux vers l'homme et de sourire timidement, alors qu'elle était tout à fait sûre d'elle. « Gisela, cet homme voudrait voir quel est ton niveau sur pointes, pourrais-tu répéter quelques pas. » La gamine sourit sincèrement cette fois-ci et hocha de la tête. Elle fît signe au pianiste de jouer le morceau sur lequel elle s'était entraînée à maintes et maintes reprises. Son futur était tracé, son futur était déjà fait.

II - UNTIL DEATH DO PART US

« Tu es folle Gisela. »
« Arrête de me mentir. »
« Je ne mens pas, tu es juste folle. »
« Je sais que tu veux me tuer, que tu es jalouse. »
« Tu dis n'importe quoi. »
« Non, tu veux me tuer, je ne te laisserais pas faire. »

C'est dans ses dernières paroles que la gamine s'avança vers sa sœur, la haine dans les yeux, la peur dans les tripes. Cette même peur qui l'a nargué, sa sœur la narguait, elle la voulait morte, son souffle coupé sous ses coups fatales, mais Gisela n'était pas bête, elle savait, elle avait compris. Ses cauchemars lui avaient dit, son corps tout entier, son visage crispé, ses mains autour de son coup de porcelaine, elle avait vue, elle avait vue comme sa sœur la tuerait, comme celle-ci l'étoufferait et l'enverrait dans l'Oblivion. Elle avait toujours été jalouse, jalouse du talent de sa cadette, de sa grâce sur pointes, de son charme indéniable et de sa popularité auprès de la gente masculine. Toutes ces choses qui faisaient qu'elle la détestait, qu'elle voulait lui arracher tout ce qui lui appartenait. Mais Gisela s'occuperait de cet affront, elle prendrait tout ce qu'elle avait en elle pour démolir la carrure de son aînée, pour lui faire ressentir tout ce qu'elle avait senti ces dernières années sous ses yeux accusateurs. « Je ne suis pas jalouse Gisela. » Elle avait dit ça sur un ton implorant, que Gisela prit comme de l'insolence, l'insolence du mensonge, de l'illusion quant à toutes ces années passées à se détester. A se haïr, à se bouffer, à se dévorer. Elle brûlerait tout ce qu'elle avait en sa possession si elle osait toucher un cheveux de son crâne, elle la brûlerait même toute entière. Elle n'avait pas le droit, elle n'avait pas le droit de lui faire du mal. Gisela était une étoile, un ange tombé du ciel, gracieuse, noble, son nom était murmuré sur toutes les bouches, on s'arrachait ses talents comme on s'arrachait un star, une célébrité. On disait même que son nom était revenu jusqu'aux oreilles de l'empereur même, Gisela débarquait sur les grandes scènes, elle était invitée aux plus beaux galas, on l'appelait déjà le cygne, on l'appelait la reine des cœurs, la reine des roses. « Si tu es jalouse, tu l'as toujours été. Je t'ai vue, je t'ai plusieurs vue me regarder avec la haine dans tes yeux. Tu vas me tuer, je l'ai vue. » Folle alliée, folle à s'en mordre les doigts, elle parlait de cauchemars, de ses paranoïas burlesques qui n'étaient qu'illusions. Sa sœur leva les yeux au ciel et recula de quelques pas, Gisela était rouge de colère, en colère parce que sa sœur continuait à la nourrir de ses mensonges futiles, mais la rousse savait, elle ne savait que trop bien. « Tu.. Gisela s'il te plaît, calme toi. » La rousse s'était emparée de sa baguette, elle l'avait tourné vers sa sœur dans un geste de défense, prête à attaquer sa proie. Prête à attaquer son sang, sa chaire, son ennemie, la pire de toutes. La pire, parce qu'elle était son aînée, elle n'était pas censée vouloir la tuer, la jalouser, elle devait être heureuse pour elle, elle devait l'aimer. Mais dans l'esprit de Gisela sa sœur n'avait toujours voué que venin pour sa cadette, toutes ces histoires qu'elle s'était inventée, toutes ces histoires qui la rendaient irascible, imprévisible. « DIS-MOI LA VERITE. » Gisela haussa le ton, la colérique refaisait surface, derrière ce mur marbré de fausse douceur et de belles paroles, se cachait le monstre, la créature, le chien enragé, la poupée cassée, la poupée vibrante de haine et de folie. Gisela s'était approchée de sa sœur toujours baguette en main, la folie consumant ses belles iris, consumant tout ce qu'il y avait de plus beau chez elle, ce visage angélique, ces traits doux mais furieux, furieux par les mécaniques de son cerveau. Celles qui étaient probablement cassées, brisées par une once de paranoïa qui s'était évertuée à la poursuivre pendant toutes ces années. « D'accord, d'accord je l'avoue. » Peut-être pensait-elle qu'en disant ça, Gisela se calmerait, peut-être qu'en avouant le mensonge, l'histoire que la rousse s'était elle-même inventée, peut-être qu'elle la lâcherait, peut-être que leurs vies pourraient reprendre leur court. « Merci. » Gisela baissa sa baguette, et pendant quelques secondes son aînée pensait peut-être avoir dressée la créature, mais la cadette la leva à nouveau et cette fois-ci un sourire malicieux se mua sur ses lèvres. « Endoloris. » Le corps de sa sœur se contorsionna de douleurs, de douleurs que sa propre cadette lui infligeait. Elle était en colère la poupée, en colère contre la chose qui se trouvait devant elle, devant ce presque cadavre pleurant de douleur sous les coups assenés par Gisela la terrible, Gisela la colérique, Gisela la folle. Elle s'avança vers le corps fragile de sa sœur et baissa sa baguette juste à temps pour se mettre à califourchon sur elle, et enserrer de ses mains la gorge de sa sœur. « Je ne te laisserai pas me faire du mal. Jamais. » Et elle serra, elle serra tant que les jambes de sa sœur commencèrent à trembler, Gisela grogna alors que son aînée tenta de crier, mais aucun son ne sortit, rien, le vide. Le vide complet. La rousse ne lâcha que quand sa sœur finit par lâcher prise et s'éteindre, s'éteindre sous l'étreinte violente. Elle arqua un sourcil et s'approcha du visage de sa sœur, la poitrine ne celle-ci ne se levait plus, le cœur avait cessé de battre. Morte. Cadavre sanglant, dominé sous les coups fous de sa propre sœur. « Ca t'apprendra. » Elle se leva, et recoiffa son chignon parfait avant de sortir de la chambre de son aînée la tête haute, la tête haute encore emplie d'adrénaline.

III - I HEAR VOICES I CAN'T DENY

C'était le coup de grâce. Une poigne vint l'attraper par les cheveux, les visages s'accumulaient, alors que la peur dévorait ses tripes. Gisela chercha à s'enfuir, à les taper, à les fracasser comme eux la fracassaient. Elle courut hors de la scène, cette adrénaline qui l'avait rendu aveugle perdait de son effet et la peur s'engouffra dans son cœur et son esprit. Elle voulait courir, partir, au lieu de quoi elle criait, elle criait jusqu'à ne plus avoir de voix. C'était la folie qui s'éprenait de tous ses sens, elle voyait des visages, des mains passer devant ses yeux, devant ce visage pourpre, rouge de colère et de peur. Elle s'assit contre le mur de la scène et continua à crier, à s’époumoner comme si sa voix la sortirait de cette transe. Elle voyait les fantômes, ceux qui la hantaient depuis bien trop longtemps maintenant, sa sœur, ses ennemis, ces esclaves, ses adversaires. « PARTEZ. LAISSEZ-MOI. » Gisela donna un coup à quelque chose, peut-être une personne, mais elle ne s'excusa pas, elle continuait à se noyer devant cette vagues de visages, cette vague de personnes qui ne lui voulaient que du mal. Elle attrapa quelque chose avec ses mains et l'envoya en face d'elle, heurtant quelque chose ou un individu. La rousse entendait des cris, l'agonie de ses membres engourdis par l'illusion horrible, le karma revenait toujours en courant, elle en était la preuve. « Tu te fais du mal Gisela. » C'était la voix d'Antioch qui la sortit pendant un court instant de sa transe, elle voyait du sang déposé sur ses doigts, sous ses ongles et regarda son bras en charpies et le regard effrayé des spectateurs ainsi que de ses parents qui se trouvaient face à elle. La peur de perdre le joyau de la famille, de cette folie environnante qui avait finalement englouti tout ce qu'il restait encore de bon en elle. Elle les repoussa tous et se leva, se foulant presque la cheville dans le processus. « Laissez-moi, j'ai besoin de respirer. » Le souffle court, elle commença à respirer difficilement, son tutu n'était plus qu'un bain de sang, ses bras égratignés, détruits par ses ongles, par ces images, par ces fantômes. Par sa hantise. Elle pensait courir, mais son corps était resté immobile contre le parquet de la scène, des larmes coulant sur ses joues, elle n'avait plus pleuré depuis bien des années, c'était la première fois qu'elle se laissait submerger par l'émotion, par la peur, par sa conscience radiée de son esprit. Elle sanglotait comme une gamine, une gamine qui venait de vivre quelque chose de terrible, alors qu'elle sentait son souffle devenir plus constant et son cœur reprendre un rythme plus ou moins normal, elle se releva lentement, avant d'être prise d'une violente crise d'angoisse. La tête lui tournait, les visages se transformèrent en images noires, en images d'horreur, elle continua à torturer ses bras, elle attrapa un bout pointu et chercha à se l'enfoncer dans le torse, mais une main forte, une main qui voulait l'aider l'en empêcha. Antioch prit le bout de bois entre ses mains, et porta le corps brisé vers les coulisses où plus personne ne pouvait lui faire du mal, où plus personne ne pouvait l'approcher. « Tout va bien Gisela. Je suis là. » Elle le gifla la vile, sans aucun regret, elle se roula en boule et se laissa tomber sur son flanc droit, le sang continuait à sortir de ses veines, à s'émanciper de ce corps déchu, brisé, brisé par la folie, par la pression, par l'angoisse. « Laissez-moi. » Elle pleurait maintenant, elle pleurait à chaud de larmes comme si plus rien ne pouvait arrêter le torrent de larmes. Gisela avait envie de gueuler, de crier, de rester anéantie au sol, elle se laissa tomber sur son dos. « Je crois que je suis folle. » Elle criait ça tout en pleurant, évitant les regards apeurés de ses pairs. Elle ne voulait plus qu'une chose ; dormir pour ne plus se réveiller.

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Hiboux : 23 Avatar : emma stone. Double Compte : leonid le pas moche, torvald la boucle d'or, et hedvig la révolution. Crédits : av-@hepburns/sign-@tumblr.

Âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine.
Nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanges. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher.
Statut civil : Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance.
Localisation : derrière toi, les pieds ancrés au sol.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 0:13


my head is like a jungle
run boy run, she's trying to catch you


V - BROKEN DOLL

Elle attacha les rubans de ses pointes sur ses pieds gracieux, elle le ferma d'un coup sec et observa le monde en ébullition face à elle. Elle était la reine, la star, l'enfant gâtée, l'enfant choyée. Après quelques mois de repos, ou du moins d'internement à l'hôpital, Gisela était prête, prête à remonter sur scène, le cygne revenait, le plus beau des cygnes, la femme gracieuse, la poupée que l'on croyait pouvoir briser d'un seul poing. Mais la rousse était fière, fière d'être là, ses parents attendant fièrement que la gamine sorte de sa cachette, qu'elle montre enfin de quoi elle était capable. Cette gamine qui avait tué leur autre fille, cette gamine qui avait tué leur enfant, mais qu'ils acceptaient, qu'ils toléraient parce que Gisela était une star, une danseuse à la réputation émérite, à la réputation flamboyante. Elle n'était pas finie la douce, non, elle venait tout juste de commencer, de commencer cette folle et flamboyante aventure. Son tutu blanc brillait sous la lumière des projecteurs, alors que sa maquilleuse touchait son visage de porcelaine. C'était son jour de gloire, son aventure, son moment de briller. Un an qu'elle avait quitté Durmstrang et ses folies d'antan, un an qu'elle cherchait à vivre quelque chose de différent, de mieux, de plus pur. Alors, quand la musique commença, elle se leva, s'appuya sur ses pointes, faisant ressortir son coup de pied, elle respira un grand coup et entra sur scène, laissant la musique animer ses membres, laissant la musique enivrer tous ses sens. Un pas de deux, un solo, Odette ne faisait plus qu'un avec Gisela. C'est sous les tonnerres d'applaudissement que la jeune fille sortit de scène un sourire grand collé aux lèvres. Le cygne noir entrerait bientôt sur le parquet tumultueux du théâtre, et si elle adorait danser Odette, elle avait une certaine fascination malsaine pour Odile. Odile, Odile la grandiose, la vilaine, la force de la nature, la méchante, celle sans aucune pitié pour l'innocence même de la victime de toute cette tragédie. Gisela enfila le tutu noir, enfila la couronne qui allait avec et se regarda pendant un court instant dans le miroir, un sourire pervers sur les lèvres, ce sourire mauvais, ce sourire qui signifiait qu'elle allait conquérir le monde, un jour, éventuellement. Une ambition grotesque pour son égoïsme et son égocentrisme, elle, la star de son propre cinéma, de son propre ballet, de sa propre vie. Star infectée par la haine et la paranoïa. Elle monta sur scène, cette fois-ci éprise par la folie de l'artiste, la folie qui vous enivre pleinement, celle qui ne vous lâche plus. Une pirouette, deux, arabesque, pirouette, et soudain un crack. Un crack énorme qui retentit dans ses oreilles et dans ses entrailles, une douleur inoubliable qui émanait de sa jambe. Une cheville branlante qui s'y retrouvait au bout, une cheville fragile qui venait d'être fracassée par l'inconscience de la danse. Gisela criait, elle criait à s'en étouffer, prise par sa propre incompréhension, allongée sur cette scène comme une gamine venant de perdre un être cher. Son corps avait failli à sa seule et unique tâche, la tenir droite, parfaite, magnifique et souriante, cette posture gracieuse qui s'était brisée comme une poupée en porcelaine. Elle continua à crier et laissa vaquer son regard vers les spectateurs horrifiés par ce spectacle morose. Un visage sortit du lot, un visage que Gisela ne connaissait que trop bien, celui de sa grande sœur, celle qu'elle avait vu périr sous ses mains pourries jusqu'à la moelle, un sourire malsain posé sur ses lèvres blanchâtres, hochant de la tête comme si Gisela méritait ce châtiment. Son cœur manqua plusieurs battements et alors que sa respiration se fit plus difficile, elle finit par tomber, sa tempe contre la scène, son regard posé sur le fantôme de sa sœur. Et puis le noir complet. (…) « Je crains que votre fille ne pourra plus monter sur scène. » Gisela ouvrit les yeux, prise d'un mal de crâne atroce, elle sentait l'intérieur de sa bouche pourrir, ses membres engourdis par le calme et la fatigue. Elle avait oublié la sotte, elle avait oublié ce qui lui était arrivé. Alors que son regard fît le tour de sa chambre d'hôpital, elle se souvint soudainement de la raison de sa venue ici. Ses yeux se posèrent sur sa jambe, la fracture lacérante qui venait de briser sa jambe droite. Une fracture qui lui avait un mal de chien, mais rien comparé à la douleur mentale qui s'en suivrait. « Tu es réveillé Gisela. » Sa mère l'observa avec un air de dégoût déposé sur ce visage autrefois si beau. Elle la regarda avec dégoût et déception. Un regard froid, noir, comme celui qu'elle avait reçu après que le corps de sa sœur fût retrouvé dans les entrailles profondes de sa chambre. « Que s'est-il passé ? Où suis-je ? » La rousse tenta de se lever, mais des chaînes invisibles la forcèrent à rester cloué à son lit. Le médecin s'approcha délicatement du lit, et s'assit sur le bord, il avait dans ses yeux la même pitié qu'elle avait vu dans ceux de ses parents lorsqu'elle avait fait sa crise. La nouvelle ferait mal, trop mal. « Je suis désolé mademoiselle Hirvonen, mais nous n'avons pas pu pleinement guérir votre cheville. » Gisela leva les yeux et fusilla le docteur du regard, elle se leva cette fois-ci prise d'une soudaine montée d'adrénaline. « Vous rigolez j'espère. DITES MOI QUE VOUS RIEZ. » Elle sentait le sanglot se bloquer dans sa gorge, la douleur s'éprendre de tout son corps, son âme, son cœur, la douleur physique mais aussi la douleur psychique, la blessure qui n'avait jamais guéri, qui s'était toujours cachée au plus profond de son être. « Réparez-moi. Réparez ma jambe, c'est un ordre. » Personne ne dit rien, le silence pesant se bouscula sur la poitrine de la poupée. Elle sentit une larme couler sur sa joue, une seconde, et soudain une colère noire prit place, elle chercha à se démener pour sortir de son lit, pour partir, loin, retourner en arrière et éviter cette catastrophe qui lui faisait si mal. « REPAREZ MOI. REPAREZ MA JAMBE. » Elle tapa le médecin de ses poings d'acier, avant qu'il ne maîtrise sa pulsion et la prenne dans ses bras, une étreinte naturelle, une étreinte qui ne voulait absolument rien dire, de la simple pitié, de la compréhension et de la tolérance. Alors Gisela sanglota, pendant des secondes, des minutes, des heures, elle ne savait pas. La danse c'était tout son être, sa passion, sa vie, on lui avait arraché, on lui avait arraché la seule chose qui la ferait pleurer un jour.

VI - BLOOD IS FAMILY

« Tu l'as tué, tu as tué ta propre soeur. »
« Tu n'es qu'une incapable. »
« Mais père, mère, je ne sais pas où aller. »
« Tu es une catin. Du gâchis. Pars, et ne reviens plus. »

Gisela arqua un sourcil, son visage défiguré par la douleur ambiante, celle que ses propres parents lui infligeaient. Cette douleur qu'elle avait mérité la folle, qu'elle avait mérité parce que du sang coulait encore de ses mains fragiles, ces mêmes mains qui avaient tué une sœur, une alliée, une illusion. Elle l'avait tué par jalousie, par haine, par colère, par paranoïa, par envie, par désir, par ambition. Elle avait tout perdu Gisela, même sa tête. Sa tête qui faisait des bonds, qui martelait contre ces parois étroites, ces obstacles qu'elle s'était mise entre les jambes. Elle avait bouffé le sol Gisela, elle l'avait bouffé tant que sa vie en était finie. Terminée. Abolie par ses mensonges, par ses cauchemars et par sa foi inébranlable pour sa propre personne, pour ses propres idéaux bafoués par le temps et l'argent, par l'affection et la célébrité. Par toutes ces choses qui l'avaient faite poupée, poupée de cire, fondant sous le châtiment des flammes. Elle l'avait mérité, mais qu'allait-elle faire ? S'appitoyer sur son propre sort ? Pleurer les larmes qu'elle n'avait pas même pleuré pour sa sœur, pour cette folie qu'on lui avait diagnostiqué ? Gisela n'était pas folle, elle était victime des propres machinations de son cerveau, mais elle avait raison, elle avait toujours raison. Sa sœur avait avoué la détester, la voir morte, son père et sa mère ne l'avaient jamais aimé, ses spectateurs ne s'était intéressés à elle que quand elle savait encore danser, personne ne l'aimait. Ou du moins elle seule arrivait à se comprendre, à s'aimer de toute son âme, cette âme charnue protégée par des sorts, par des bêtises, par des conneries qu'elle avalait chaque jour pour se rassurer. La même petite phrase qu'elle sifflait calmement. Tu n'es pas folle Gisela. Tu n'es pas folle. Parce que non, elle n'était pas folle et non, jamais elle ne se soumettrait aux stéréotypes qu'on cherchait à lui coller, jamais elle n'avouerait défaite, jamais elle ne tomberait dans ce trou noir. « Je vous hais. JE VOUS HAIS TOUS. » Elle fît un geste vaste de la main, parce que Gisela elle détestait le monde, son père, sa mère, sa sœur, le peuple, la vie, la danse. Elle haïssait, elle enrageait la gamine, la poupée à présent brisée. Elle voulait faire du mal. Mal parce qu'elle voulait servir quelque chose de plus fort, de plus important, de plus haut. Gisela tourna les talons et s'empara de la vie comme on s'emparait de son repas, elle sauta tête baissée vers le futur qu'elle s'était gravée, sa destiné. Servir, servir les forces supérieures, celles qui lui ordonnaient de croire en quelque chose de plus fort, de plus saint. Les Dieux puissants, l'empereur même et la pureté de son sang. Qu'ils crèvent ces mécréants Mêlés, qu'ils crèvent tous, si c'était sa rédemption, elle ferait tout pour l'aliéner. En faire son propre jeu, son jouet, qu'elle brûlerait du bout de ses doigts ambitieux. Une Hirvonen. Une vraie, peut-être fracassée par la haine de ses parents, mais éveillée par le reste de sa famille, cette folie ambiante qui ne la consumait pas elle seule. Une mission. On allait lui donner un mission, Odin lui-même venait parfois caresser ses rêves embrasés, il venait lui dire ce qu'elle devait faire. Faire le bien, faire le mal, elle n'y voyait plus aucune différence. Catin. Catin. Catin, comme on l'appelait. Cette prostituée de luxe qui s'était tournée vers la honte et la vente de son corps après une carrière brisée par son étourdissement. Elle serait belle Gisela, elle serait reine, reine de son royaume. Le couteau était prêt, le sang coulerait et elle serait la maîtresse de ces hémoglobines, cherchant vengeance à qui voudrait l'entendre.

VII - MADNESS CONSUMES ME

Gisela se retrouvait dans un bordel, et pas n'importe lequel, un bordel de luxe qu'elle s'était choisie comme repère. Jeune gamine perdue dans l'immensité de ce monde, elle avait décidé de devenir une vulgaire putain, une putain pourtant avec réputation. Ancienne danseuse, flexible et merveilleusement charmeuse, elle savait comment travailler, elle savait à quoi s'attendre et sa maigre récompense était l'argent qu'elle pouvait récupérer. Catin de luxe, elle ne cherchait qu'à danser, qu'à s'entrelacer avec les hommes riches, les hommes purs. Il la regardait, il bouffait ses courbes de ses yeux amoureux, sa vue floutée par l'alcool qu'il avait ingurgité, qu'elle lui avait forcé dans la gorge. Parce que Gisela ce n'était pas une simple putain, non Gigi elle savait quoi faire avec ces mécréants. Elle savait comment les maîtriser et les faire avouer, on ne se doutait pas de sa petite entreprise, de son pacte avec le diable, mais c'était sa rédemption, son moyen de se faire pardonner. Elle tuait, pour demander que les Dieux lui donnent son pardon. Espionnée pour l'empereur et sa dynastie n'avait jamais été une question, si son sang n'avait jamais réellement eu d'intérêt pour elle, il l'était maintenant, comme une couronne, une chemise en soie, elle adorait arborer cette noblesse et pureté en elle. C'était, ou du moins ce qu'elle disait être, la plus belle chose en elle, la pureté de son sang, puisque son corps était déjà bien trop souillé pour être vierge. Alors elle baisait la poupée, elle baisait pour des informations, pour avoir son pardon, puis elle tuait, elle tuait quand le suspect n'était plus suspect mais accusé. Elle accrocha délicatement les mains du dégueulasse aux barreaux de son lit avec un sourire secret mué sur ses lèvres. Elle s'approcha et s'accapara son visage, mordit sa lèvre supérieure, tout en se penchant vers sa table de chevet pour récupérer un couteau. Gigi aimait les couteaux, elle aimait la constante douleur qu'ils provoquaient. Avant même que l'homme n'ait pu voir la nature de l'objet dans ses mains, elle l'appuya contre sa carotide. « J'ai entendu quelques rumeurs vilaines à votre propos Monsieur. » Peut-être pensait-il que cela faisait parti du jeu, ce pour quoi il avait payé, mais Gisela était bien trop sérieuse pour avoir envie de le toucher, de lui faire plaisir, elle ne lui ferait aucun bien, que du mal. Toxique gamine, toxique enfant. « Et quelles sont ces rumeurs ? » Il se dandina un peu, mais Gisela était déjà à califourchon sur lui, enfonçant le couteau un peu plus profondément sur la peau de l'homme qui finit par lâcher, une goutte de sang s'échappa de sa gorge et un grognement s'échappant de sa bouche. « Des rumeurs bien vilaines. » Elle enleva le couteau de la gorge de sa victime, et l'approcha cette fois-ci de son visage, elle fît mine de jouer avec, avant de l'arrêter sous l'oeil de la proie. « On m'a dit que vous fraternisiez avec l'ennemi. Je parle de la résistance bien entendu. » Elle sentit l'homme se tendre sous l'effet de ses mots, la peur, l'incompréhension, puis la colère, il chercha à se défaire de l'emprise de la sirène, mais Gisela tint bon. Elle le regarda, avec ce sourire pervers collé aux lèvres, un sourire dont elle seule avait le secret. « Lâche-moi. » Il lui cracha presque ça à la figure. Il lui cracha ça comme une insulte, aucun respect, il n'avait aucun respect. Peut-être qu'il était temps qu'elle lui inculque ces notions. « Quand est-ce vous, hommes, comprendrez que ça ne sert à rien de se débattre. Si vous me donnez les informations que je voudrais entendre, alors peut-être que je vous lâcherai, avant ça, nous avons amplement le temps de discuter vous et moi. » Elle resserra son emprise sur le couteau, et l'enfonça dans la peau de l'homme qui commença à crier à l'aide, elle posa sa main libre sur les lèvres de l'homme de façon à ce qu'il ne fasse plus aucun bruit, ses cris étouffés par les mains sales de la demoiselle. « Ne criez pas, ça ne sert à rien. » Gisela le regarda, elle le regarda, la peur dans les yeux, la haine dans les tripes. Malfrat, gros dégueulasse. Voilà ce à quoi elle pensait. « Je ne te dirais absolument rien catin. » Et il lui cracha à la figure. Gigi explosa de rire, un rire faux, un rire plein de rancoeur, et d'amertume, un rire qui signifiait douleur et froideur, un rire qui signifiait qu'elle taperait fort, qu'elle lui ferait du mal, mal parce qu'elle aussi avait mal. « Mauvaise réponse. » Elle planta le couteau dans son œil droit, et laissa les hémoglobines couler à flots et exploser contre son visage en porcelaine. (…) Antioch entra dans la salle avec le même regard accusateur sur son visage médisant, elle pouvait peut-être l'insulter, lui dire qu'il était un vulgaire Mêlé, son esclave qui plus est, mais elle aimait sa compagnie, elle aimait sa proximité et elle aimait par-dessus tout son aide. Il était de ceux qui croyaient en son statut, son statut qui ne voulait absolument rien dire, esclave, animal, il acceptait cette sentence, il acceptait tout ce que Gisela lui faisait endurer. Laisser pourir les corps de ceux qu'elle tuait dans la forêt, la regarder égorger des innocents pour une cause que lui-même partageait. Il aimait l'empereur, il aimait sa prestance, il aimait sa tyrannie et ne comprenait rien à la résistance. Contre, voilà ce qu'étaient les deux jeunes gens qui se trouvaient dans cette salle. Un catin avec un esclave. Son esclave depuis bien des années, qu'elle s'était elle-même attribuée. Un esclave qu'elle aimait à la mort, qu'elle aimait parce qu'il la consumait par ses plus grandes qualités. Fêlés jusqu'à la moelle, Antioch avait toujours été là, il avait été son havre de paix, son épaule sur laquelle pleurer, son compagnon dans ses pires aventures, son tortionnaire préféré. Bref, un ami, un allié, un amant. « Tu aurais pu éviter de mettre du sang de partout Gisela. » La poupée laissa la fumée de sa cigarette s'éparpiller dans ses poumons avant de la recracher. Elle se regarda pendant quelques secondes dans le miroir de sa chambre, elle avait du sang sur son visage, sur ses habits, sur ses draps, mais elle s'en fichait. C'était sa rédemption. Son pardon. « La prochaine fois tu n'as qu'à le faire. » Il leva un sourcil et soupira comme il avait l'habitude de le faire quand elle lui disait quelque chose d'impossible. Ce n'était plus réellement la relation de maître et de subordonné qui opérait entre eux, c'était plus, un dommage collatéral, un amour à double sens mais toxique et chaotique. Ils avaient toujours été là, pourtant toujours absents, tout deux torturés par leur passé et par leurs péripéties. Mais au moins ils s'appartenaient, au moins ils se comprenaient. « Si je pouvais je le ferais. » Elle s'était approchée de lui la furie avec un même sourire collé sur ses lèvres rosies, elle s'approcha de lui, et posa sa tête contre son front. De son pouce il repoussa une mèche rebelle de son visage et essuya quelques gouttes de sang. « Merci Antioch. » Il avait immédiatement participé à cette petite entreprise que Gisela avait monté et elle l'adorait pour ça. Ils avaient comme ça argent et informations qu'ils pourraient tout deux rapporter aux autorités. Si elle l'aimait, elle avait parfois l'impression qu'il l'utilisait, mais Gigi était habituée, elle était habituée à l'absurdité des relations humaines, en particulier la leur qui avait toujours eu quelque chose de bancal. Il approcha délicatement ses lèvres des siennes, avant qu'elle ne le repousse de ses deux mains, elle mit sa cigarette dans sa bouche, puis recracha la fumée. « Range moi ça. » Elle était toujours la propriétaire, l'insoumise, et même s'il se subordonna à elle, Gigi savait qu'Antioch lui échappait.

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Âge : vingt cinq années.
Nature du sang : le sang noir qui coule dans ses veines est pur.
Statut civil : les ténèbres ont envahi son coeur désormais prisonnier de la glace.
Patronus : un sinistros.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 0:36

t'es belle avec gisela I love you
rebienvenue
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Âge : vingt-quatre années que la diablesse dévore la vie.
Nature du sang : pure comme la soie, elle en est fière la vermine.
Statut civil : rongée par le mariage qui l'attend, la garce préfère s'abandonner dans les bras des endroits malfamés.
Patronus : bien que plutôt difficile à créer, celui-ci prend la forme d'une vipère dont elle est fière.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 0:39


t'es bonne. What a Face

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Âge : trente-huit ans, même s'il jure avoir trainé sa carcasse des siècles durant, et voilà bientôt vingt ans que la capitale fait de lui son captif.
Nature du sang : pur, pur alors qu'il se sent aussi souillé que les mêlés, victime d'un sang de bête, de monstre.
Statut civil : en laisse, sous le regard moqueur du paternel.
Patronus : un albatros, du temps où il y arrivait : il n'est plus qu'un filet d'argent, trait pour trait à la fumée de ses cigarettes.
Amortentia : farine, parfum de la Mère, pomme.
Localisation : nul lieu qu'il ne déteste plus que la capitale, ou même de l'Autriche qu'il rejoint parfois : seul l'institut est sauvée de sa rage, de son désespoir.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 1:07

CETTE HISTOIRE EST MAGNIFIQUE OMGOMG. Je veux un lien.

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Âge : vingt-trois années, années qui ne lui appartiennent pas, plus.
Nature du sang : un sang impur, un sang rejeté. il est mêlé, il est rouge et il lui est indispensable. hedda le hait, persuadée qu'il s'agit de la raison de sa condition.
Statut civil : célibataire, fidèle à yador pour toujours et à jamais. infiniment sienne, désespérément seule.
Patronus : un cygne, il est blanc et majestueux, aussi pur qu'hedda.
Amortentia : une odeur de rhum mélangée à celle du bois, le parfum de yagor enivre ses narines.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 1:31

JE. WHOUAH.
Ce choix d'avatar, ce début d'histoire, c'est magnifique.
Bienvenue parmi nous. I love you

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    Where worlds collide
    Blood divides
    When darkness falls
    Fate calls.

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MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 3:58

clara, cousin d'amûr, on va voir si on va s'entendre.
merci la gueuse. I love you
félix, avec grand plaisir pour le lien, comment résister. What a Face
et merci beaucoup pour le compliment.
laura, merci beaucoup tey adorable.
elie, PSHT TAIS TOI
même si jotem aussi

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Âge : vingt-trois années qu'elle écume la froideur de l'empire
Nature du sang : la pureté coule dans ses veines, la fierté de la princesse de glace transperce son regard
Statut civil : le temps l'a rapproché de sa sentence, les prétendants se bousculent pour lui passer l'anneau au doigt, mais aucun n'a su gagner le coeur de la poupée
Patronus : l'un des sorts qui lui a causé le plus de tords, mais elle a fini par arracher un filament argenté à sa baguette, prenant la forme d'un serpent
Amortentia : une effluve subtile de bois de santal mélangée à une pointe de vanille. une odeur qui lui est familière, mais la poupée veut oublier, l'oublier et se concentrer.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 11:38

mais c'est qui derrière cette beauté je veux savoir
emma en hirvonen
rebienvenuuuuuuue

_________________
It's hard letting go. I'm finally at peace but it feels wrong. Slow I'm getting up. My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed where I rest my head. There's nothing I can see, darkness becomes me.


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Âge : vingt-trois eclipses.
Nature du sang : sang-mêlé, les veines brûlantes de haine.
Statut civil : solitaire, un cœur rongé par la vengeance et les ténèbres.
Patronus : un griffon, un patronus symbole d'ambivalence.
Amortentia : une odeur féminine de rose et de baies rouges, celle de ranveig.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 5 Mar - 12:06

je me demande bien qui se cache derrière cette mystérieuse et tarée tête rouse.
(re)bienvenue chez toi, tu sens le caca de dinosaure cette fois-ci.

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let's the darkness consume you
be my anchor and don't let me drown, you're my only light in the darkness of my soul. can you fix my broken mind before i destroy yours.  
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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Dim 6 Mar - 9:51

bienvenue

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    The Gods have fashioned us for love. That is our great glory, and our great tragedy.

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Âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine.
Nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanges. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher.
Statut civil : Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance.
Localisation : derrière toi, les pieds ancrés au sol.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Ven 11 Mar - 22:35

MERCI A TOUS.
derrière ce magnifique visage se cache la plus belle des créatures.
et ivana c'toi qui sens le caca de dinosaure.

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“DO OR NOT DO, THERE'S NO TRY.”
 “Fear is the path to the dark side. Fear leads to anger. Anger leads to hate. Hate leads to suffering.”~ ~
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Âge : vingt cinq ans.
Nature du sang : le sang qui coule dans ses veines est vu comme honteux et quelque chose qu'il faut caché sous peine de voir sa liberté s'envoler.
Statut civil : son coeur a battu pendant de longues années au même rythme que celui de son maitre, aujourd'hui, il essaie de trouver sa propre mélodie, partagé entre deux nobles au sang pur.
Patronus : un renard polaire, un animal fugace et impossible à attraper.
Amortentia : l'étrange odeur de la poudre, du lilas, de la foret et de la mer.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Sam 12 Mar - 10:30

Putain mais tu nous ponds toujours des perso géniaux et des fiches trop classe.


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{ Sick of all these people talking, sick of all this noise, tired of all these cameras flashing, sick of being poised. Now my neck is open wide, begging for a fist around it - already choking on my pride, so there's no use crying about it, ♡ ☆ I'm headed straight for the castle.
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Âge : Vingt-sept goutelettes qui viennent s'écraser sur sa joue tendre, vingt-sept années qu'elle se pavanne, qu'elle rit, qu'elle ment, qu'elle cherche à troubler la gamine.
Nature du sang : Elle est pure la sotte, pure comme la cruauté même d'un monde qui ne mérite pas ses louanges. Elle est si pure qu'elle s'en délecte, son sang n'est que vierge de toute bêtise moldue, et elle aime cette sensation, elle a l'impression que c'est bien la seule chose que personne n'a réussi à lui arracher.
Statut civil : Célibataire la vile, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle donne sa chaire aux hommes, qu'elle l'offre en échange d'informations. L'amour n'est que pour les faibles, et Gisela a toujours mis un point d'honneur à sa puissance.
Localisation : derrière toi, les pieds ancrés au sol.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Dim 13 Mar - 2:25

merci laura ça me fait trop plaisir de t'entendre dire ça. I love you

JE M'AUTOVALIDE PARCE QUE JE PEUX.

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Hiboux : 101 Avatar : bill skarsgard Double Compte : alexa, freyja et ivar Crédits : rizcolais (avatar)

Âge : vingt cinq années.
Nature du sang : le sang noir qui coule dans ses veines est pur.
Statut civil : les ténèbres ont envahi son coeur désormais prisonnier de la glace.
Patronus : un sinistros.

MessageSujet: Re: ( suffocate me )   Dim 13 Mar - 2:33

ma petite baleine rousse
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( suffocate me )
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