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 | nichts, nichts ohne dich, aber weniger.

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maison de baldr
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maison de baldr
Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: | nichts, nichts ohne dich, aber weniger.   Ven 4 Mar - 1:38


nichts nichts ohne dich aber weniger


Leonid cherchait, il avait toujours cherché à quoi se raccrocher, généralement la lumière, la naïveté et l'innocence. Et peut-être bien qu'il l'avait trouvé. Alors qu'il se baladait au sein de l'institut il n'attendait qu'une chose, retrouver cette bouffée d'air frais, que cet ouragan aux cheveux de jais lui offrait, pourquoi ? Il n'en avait aucune idée, mais pourquoi le tolérait-elle ? C'était un certain tabou d'en parler, peut-être parce que lui-même ne comprenait pas le besoin de sa proximité. La noirceur qui s'était épris de son esprit venait de pénétrer dans son âme, tant qu'il agissait impulsivement, tant que parfois il avait l'impression de devenir son frère, plonger dans la violence et le mécontentement éphémère. Auprès d'elle, il avait l'impression d'être meilleur, de ne plus être la créature atroce qu'il était lorsque sa tête restait perchée au-dessus de ses livres. La discrétion et le silence étaient deux choses qu'ils avaient tout deux compris et respecté, elle ne devant sûrement pas comprendre l'obsession de l'héritier pour son caractère si doux, mais si frustrant. Elle était le jour, il était la nuit, deux contraires pourtant qui s'animaient en la présence de l'autre, s'il avait besoin d'elle, elle n'avait certainement pas besoin de lui, ou peut-être avait-elle besoin de l'aider d'une certaine façon qu'elle-même ne comprenait pas. Une aide qui lui était bénéfique le court d'un petit instant, de quelques minutes ou quelques heures partagées, avant que Leonid ne retourne à son naturel accablant. Il cherchait sa messagère, la Pure qu'il avait soudoyé par un simple regard, regard qu'elle avait renvoyé par son respect, et le secret qu'ils partageaient, elle devait dire à Freyja de le rejoindre à tel ou tel endroit, pour qu'ils se voient, pour qu'ils entretiennent cette relation impétueuse, bizarre, hasardeuse. Il la connaissait par le biais de son plus grand ami, et si au début il avait tout ignoré de la demoiselle, depuis quelques semaines, il n'arrivait plus à décrocher ses yeux de son aura solaire, solitaire dans l'âme et dans la tête, il cherchait pourtant son réconfort et sa compagnie, peut-être parce qu'elle ne cherchait pas à la juger, pas comme toutes ces personnes qui l'entouraient et qui voulaient faire de lui ce stéréotype qu'il était finalement devenu. Mais c'était plus facile d'entendre l'innocence que la vérité atroce, c'était plus facile d'être avec la douceur qu'avec la force et la violence, et c'était ce qui l'aidait à s'échapper, même si ce n'était jamais pour longtemps, il avait la chance de pouvoir trouver réconfort, de chercher un havre de paix qu'il semblait avoir trouvé sans même comprendre comment. Les prémisses de cette relation n'avaient pas commencé naturellement, il avait juste suivi Freyja, il avait analysé sa douceur, sa gentillesses, ses traits fatigués, mais pourtant forts, sa tolérance et aussi son intelligence. Comment une femme de si petite taille pouvait-elle arborer tant de charisme ? Il avait donc suivi la sirène, il l'avait suivi comme un vulgaire fou allié.

Il s'approcha de la jeune Pure et lui fît signe de s'approcher de lui, il avait une conscience et n'aimait pas utiliser son statut ou sa force politique pour se servir des individus, mais c'était nécessaire pour son propre bien, pour assouvir son égoïsme et son égocentrisme. « Tu sais ce que tu as à faire. » Peut-être qu'elle pensait, la sotte, que quelque chose se tramait entre une vulgaire Mêlée et un Pur, qui plus est futur empereur, elle sourit discrètement et hocha de la tête comme si elle avait compris le message ambigu, la complexité de ce qui les liait. Il continua à faire sa ronde avec la même pensée troublant cet esprit torturé, il chercha tant bien que mal quelque part où le calme serait serein et où il pourrait fulminer sur ses lectures avides de pouvoir et de noirceur. Il y passa des heures, des heures à réfléchir, à tenter de créer de nouvelles choses, mais en vain, la fatigue prenait le dessus, cette fatigue qui l'obsédait, parce qu'il voulait dormir, il voulait ne plus être frappé par des insomnies, mais son cerveau en voulait autrement. Les cauchemars, l'angoisse, la nervosité, toutes ces choses qui l'empêchaient de tomber dans les bras de Morphée. Il avait l'impression d'avoir une âme lourde, à fleur de peau, énervé par le monde entier, sa patience rapetissait, sa tolérance ne devenait plus que fumée, Leonid n'était plus. La créature s'était éprise de ce garçon aux rêves pleins les yeux, aux ambitions démesurées, mais ce garçon autrefois encore ouvert, autrefois encore sociable, était devenu le phénomène même de la solitude, de l'absence de mots, de l'absence de manières. Le social, les discours, ses positions politiques, sa politesse, toutes ces choses qui disparaissaient, qu'il n'arrivait pas même à ressentir du bout de ses doigts. Son père ne serait pas heureux de le revoir, pas avec cette stature, pas avec cette posture. L'insolence qui émanait de ses yeux, le défi dans ses poings, la douleur dans les tripes et le cœur. Ces choses qui le feraient un jour exploser, qui le feraient imploser sur des innocents, innocents qui seraient là, au mauvais moment, au mauvais endroit. Alors que la journée passait et que le soleil se couchait, Leonid se retourna une dernière fois vers la nature environnante de l'institut, c'était comme une douce mélodie, ce son du vent sifflant dans ses oreilles, la neige fondante s'amassant sur l'herbe à l'agonie, les arbres dansant au gré de la brise fraîche. Il aimait cet endroit, il l'aimait comme il l'avait aimé en arrivant ici, cette forêt, ce calme, ce silence apaisant. Il y aimait absolument tout, son coin fragile, fait de stabilité comme de fougue, la fougue de mère nature. Leonid alla manger, retourna dans son dortoir, restant discret quant à ses plans pour la nuit, sa rencontre avec Freyja, il avait peur d'en parler à Franz, d'envenimer leur amitié déjà fragile, il était bien plus que son frère, mais quelque chose le retenait de lui dire. Peut-être que la rousse était son secret, il s'était accaparé son temps, sa douceur et sa fragilité, il s'était tout accaparé d'elle, tentant d'aspirer cette innocence, cette lumière, alors que la noirceur prenait le dessus et combattait ce besoin, ce besoin de douceur et de gentillesse. Les heures passaient, et son cœur s'emballa, il prit fureur lorsqu'il sortit de son dortoir discrètement et qu'il se dirigea vers la volière, un endroit calme et désert la nuit. D'un pas léger, il vadrouilla dans les couloirs, discrètement, tel un fantôme, telle une illusion éphémère. Il y arriva enfin et vit que la jeune fille s'était assise contre un des murets en pierres. Cette fois-ci Leonid réagit et lui fît comprendre qu'il était là, peut-être pour ne pas l'effrayer, ayant peur que si elle comprenait qui il était vraiment, elle partirait en courant, loin, trop loin de lui. « Je suis désolé Freyja de t'avoir demandé de venir ici si tard. » Mais la nuit c'était son bassin, un poisson dans l'eau, qui se délectait de l'extase lunaire. Il ne dit rien pendant quelques secondes, qui se transformèrent en minutes avant de s'asseoir à son tour. Leonid avait toujours du mal avec ses mots, il avait toujours du mal à être franc, à ne pas se braquer, mais cette question qu'il voulait lui poser le démangeait depuis bien trop longtemps. « Dis-moi pourquoi tu viens tous les soirs Freyja. Dis-moi pourquoi tu cherches à m'aider alors que je n'ai jamais rien fait pour toi. Pourquoi ne demandes-tu rien en retour ? » Peut-être parce qu'elle n'était pas malhonnête, pas comme tous ces gens qui grouillaient autour de lui.

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maison de sigyn
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maison de sigyn
Hiboux : 135 Avatar : holland roden Double Compte : alexa, raafael et ivar Crédits : hepburns (avatar)

Âge : vingt-trois années à écumer la terre de ses ancêtres.
Nature du sang : mêlé malgré l'ascendance royale.
Statut civil : coeur de glace.
Patronus : une biche.
Amortentia : une odeur de pluie, de parchemin et d'un parfum bien particulier.

MessageSujet: Re: | nichts, nichts ohne dich, aber weniger.   Ven 4 Mar - 19:34


the shadow to my light

Un seul regard avait suffit pour sceller une nouvelle fois le pacte maudit. Un simple geste anodin pour comprendre, pour savoir. Sa présence était requise, exigée. Un besoin inextinguible et presque malsain. La réunion de deux âmes contraires mais pourtant complémentaires. La nuit et le jour. Les ténèbres et la lumière. La pureté et la souillure du sang. Deux âmes damnées à jamais en quête d'un salut providentiel. Un pardon auquel ils s'accrochaient désespéramment. L'un pour laver son coeur de sa noirceur et l'autre pour combler le vide qui y régnait en maître. Ils erraient jour après jour à la recherche de ce qui leur manquait. Un espoir futile d'un lendemain meilleur. Un lendemain qui n'arriverait jamais malgré leurs efforts. Le poids de leurs vies était trop écrasant. Il ne laissait aucun échappatoire possible. Ils devaient avancer même s'ils en crevaient. La souffrance était devenue une vieille amie. Ils avaient fini par apprivoiser le néant qui se dissimulait entre leurs côtes. Ils étaient ennemis par nature et pourtant ils semblaient s'appeler mutuellement. Ils criaient silencieusement toute leur douleur, toute leur haine de ce monde ingrat et implacable. Ils s'étaient trouvés malgré les préjugés cruels, le sang qui coulait encore sur les pavés de la capitale et la certitude que leurs actions étaient mauvaises. Rien de bon ne pouvait résulter de cette danse macabre qui les ramenait indéfiniment l'un vers l'autre. Tels deux astres, ils gravitaient à proximité même s'ils étaient différents. La collision serait fatale et inévitable s'ils poursuivaient leur course céleste. Ils savaient pourtant tous deux qu'ils étaient déjà condamnés. Le poison coulait déjà dans leurs veines, atteignant leur coeur déjà meurtri et taisant la raison. La nécessité de l'autre primait sur les idéaux et la réalité pesante. Ils n'étaient alors plus que deux pantins, guidés par leurs émotions et cette pulsion vitale qui les amenaient toujours à se retrouver. Une attraction vicieuse qui exigeait toujours plus. Ils n'avaient rien en commun et pourtant leurs esprits réclamaient la présence de l'autre, encore et encore. Un manège infernal qui allait les conduire à leur fin. La belle en était persuadée et elle ne pouvait pourtant pas se résoudre à l'abandonner à son sort. Elle connaissait le prix de son choix mais elle ne pouvait pas en faire autrement. Elle savait que les ténèbres s'étaient logées profondément sous la peau de l'héritier, consumant son âme et son esprit sans répit. Il n'y avait plus de lumière dans son  coeur, plus d'étincelle de vie et de joie et c'était tout simplement insupportable. La rouquine avait connu la tristesse, la solitude et l'abandon et elle ne le souhaitait à personne. Leonid avait beau être l'héritier d'un Empire corrompu et injuste, elle ne se serait jamais pardonnée si elle avait détourné les yeux devant son malheur. Freyja n'aurait jamais pu vivre avec cela. Elle essayait de rendre le monde meilleur comme elle le pouvait même si elle savait qu'elle n'arriverait jamais à abolir complètement la barbarie humaine. Elle portait parfois un fardeau trop lourd pour ses épaules mais elle s'en moquait. Son corps était déjà marqué par des années de servitude et d'efforts alors elle n'avait pas peur. La peur était une émotion traîtresse qui empêchait d'avancer et il était hors de question que la jeune femme reste paralysée devant la détresse, quelle qu'elle soit.

Freyja avançait dans la pénombre en silence. Elle se laissait guider par les rayons lunaires qui filtraient à travers les fenêtres et les rideaux. L'ingénue connaissait le chemin par coeur, comme un ancien poème que l'on réciterait distraitement. Elle s'était habituée à retrouver Leonid là-bas, sans doute parce ce que la volière était peu fréquentée, surtout à une heure avancée de la nuit. Un endroit qu'elle avait appris à aimer en sentant la brise caresser son visage. Un véritable symbole de liberté aux yeux de Freyja. Le vent contre sa peau avait été la première expérience qu'elle avait vécu en quittant la demeure des Von Rosenberg. Un souvenir gravé dans sa mémoire. Elle avait bien sûr été ravie d'acquérir une baguette, de visiter l'Empire et d'apprendre la magie mais rien n'était comparable à ce sentiment. Un sourire s'étira sur ses lèvres quand elle sentit un courant d'air l'accueillir lorsqu'elle entra dans la volière. Freyja ferma un instant les yeux en laissant le vent faire virevolter les pans de sa cape et ses boucles de feu. Elle s'avança, muée d'un calme désarmant. La jeune femme aurait du s'inquiéter de cette énième rencontre avec Leonid mais cela n'était pas le cas. Elle savait qu'elle risquait sa propre vie en côtoyant l'héritier et ses démons mais elle était prête à la mettre en jeu. Elle se gardait bien évidemment de garder cela pour elle. Il était hors de question qu'elle provoque la fureur d'Artur ou encore de certains de ses amis comme Hedvig. Cette dernière n'aurait jamais compris pourquoi elle acceptait de se retrouver en compagnie du fils du tsar. Pensive, elle prit place près d'un muret en pierre tout en laissant ses prunelles dériver dans l'espace étroit et solitaire. Elle en perdit toute notion du temps. Lorsque Leonid émergea de l'escalier, des minutes ou peut-être bien des heures pouvaient s'être passées sans qu'elle ne le réalise. « Je suis désolé Freyja de t'avoir demandé de venir ici si tard. » Un sourire s'étira sur les lèvres de la belle tandis qu'elle se redressait légèrement afin de mieux observer le sorcier. Des cernes violacées s'étiraient sur sa peau blafarde que la lune faisait ressortir. La jeune femme fronça légèrement les sourcils en le voyant approcher afin de prendre place à ses côtés. Elle ne connaissait pas Leonid. Elle n'était même pas une de ses amies et pourtant, elle s'inquiétait pour lui. Son coeur se serrait à sa vision alors qu'elle aurait du y être insensible. Hedvig aurait été ravie de le voir en si mauvais état. Elle en aurait sûrement profité pour le réduire à néant, surtout après le massacre de leurs congénères. Freyja était pourtant trop douce et aimante pour se comporter ainsi. Alors qu'elle allait répondre à Leonid, ce dernier laissa échapper une question qui semblait pressante. « Dis-moi pourquoi tu viens tous les soirs Freyja. Dis-moi pourquoi tu cherches à m'aider alors que je n'ai jamais rien fait pour toi. Pourquoi ne demandes-tu rien en retour ? » Le coeur de Freyja se brisa une nouvelle fois à cause du jeune homme. Cela la peinait de voir à quel point il avait du être seul durant toutes ces années. Comme elle, il avait du souffrir du manque d'attention et d'amour. Elle avait très mal vécu ce sentiment d'abandon alors elle n'osait pas imaginer comment cela avait affecté le propre fils du tsar. Elle l'observa avec tendresse avant de laisser ses doigts pâles glisser le long de sa joue. Un geste dénué de toute préméditation. Une réaction naturelle qui n'était que le reflet de sa compassion. « Pourquoi ne le ferais-je pas ? » murmura-t-elle tout en retirant doucement ses doigts. Elle était de sang mêlé. Elle était plus que quiconque concernée par les actes de sa famille et pourtant, elle donnait tout de même une chance à Leonid. Elle n'allait certainement pas le punir pour des actions commises par d'autres. « Tu mérites tout autant qu'un autre d'avoir quelqu'un à tes côtés dans tes moments les plus sombres.  » ajouta-t-elle tout en baissant les yeux. Elle l'avait vécu et si elle pouvait empêcher quelqu'un de se sentir aussi misérable, alors elle le ferait. Freyja ramena ses jambes à elle avant de les entourer de ses bras. Elle fixait le mur en pierre qui leur faisait face tout en laissant du temps à Leonid. Elle savait qu'il devait assimiler les informations et qu'il ne fallait jamais le brusquer. « Et je n'ai absolument besoin de rien en retour. Je ne te demanderais jamais rien. » Freyja n'avait pas besoin de rétribution pour ce qu'elle faisait. Elle agissait ainsi en écoutant son coeur et ses principes et non pour s'attirer les faveurs de Leonid. Ô elle aurait très bien pu espérer une meilleure vie mais elle savait que cela n'effacerait jamais son passé. Son passé faisait ce qu'elle était devenue et elle en était fière malgré les blessures et les épreuves qu'elle avait du traverser.
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Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
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MessageSujet: Re: | nichts, nichts ohne dich, aber weniger.   Mar 8 Mar - 2:08


Toxique relation, rapports toxiques, tout était toxique chez eux, mais seul son toucher semblait pouvoir l'apprivoiser, apprivoiser l'entité qu'il était, la créature qu'il se disait être. Il avait parfois peur de l'influence de la tornade rousse, il avait peur de ses grands yeux, de ces yeux qui deviendraient bien un jour accusateurs. Il avait peur du fait qu'il puisse lui faire du mal un jour, mal qu'elle ne méritait pas, il se méprisait déjà pour ses futures actions, pour ce danger qu'elle convoitait sans réellement comprendre les conséquences de ces rencontres brèves mais si fragiles. C'était comme s'il arrivait à toucher un ange du bout de ses doigts, un ange éphémère, mais qui l'apaisait pendant quelques secondes, qui savait panser ses maux sans même qu'il ait à les lui avouer, ces démons qui le bouffaient, mais qu'elle savait faire taire par un sourire, par une remarque anodine. Elle était le soleil, la lumière, tout ce dont il avait besoin, alors que lui n'était que nuit et ténèbres, l'alter-ego de la lune, s'éveillant en même temps qu'elle le faisait. Même s'il n'était pas loup, frappé par ce sort, il était pourtant soumis à une autre malédiction, à celle de son esprit, de ses pensées, de son corps, de ses songes, de sa tête qui lui disait telle chose, mais son cœur qui lui disait tout le contraire. Un puzzle infini que personne ne semblait chercher à comprendre, mise à part Freyja. Freyja était là, là où jamais n'aurait-il pensé avoir quelqu'un, quelqu'un qui serait prêt à l'aider silencieusement, à lui tenir la main dans ces moments où il avait trop honte d'avouer son besoin, d'avouer le fait qu'il avait bien besoin de quelqu'un, d'un individu qui viendrait le pécher hors de son mal-être. La rousse était là, pourquoi ? Par pure gentillesse ? Par curiosité ? Par trahison pour son propre peuple ? Il n'en avait aucune idée, aucune. Peut-être qu'elle était aussi passive que lui, se foutant malgré lui de la politique, de ces gens qui s'arrachaient pour un but concret, pour accomplir quelque chose de beau, de brut, de dur, mais de réel. Une réalité que lui-même n'avait pas encore assimilé, trop perdu dans les méandres de ses pensées, dans l'égoïsme de ses actes, dans sa soif de connaissance et de reconnaissance. Pour lui, il n'existait que lui. Lui et ses problèmes, mais il y avait bien plus, beaucoup plus. Chaque journée était la même, chaque nuit se répétait comme un disque rayé, mais la vie d'autres, d'anciens esclaves, de brutes, de puristes, tous ces gens vivaient quelque chose de nouveau, à chaque heure, à chaque seconde. Il les enviait, lui et ses journées moroses et monotones, et eux, l'excitation d'une résistance et de l'insolence suprême contre ce peuple. Leonid s'en fichait, qu'ils renversent le gouvernement, fassent  exploser les murs du château, de sa chambre, qu'ils brûlent tout à leur passage. Qu'ils tuent, qu'ils noient, qu'ils torturent, ça lui importait peu. Il aimait se séparer de l'horreur extérieure et se concentrer sur celle qui faisait rage dans sa tête, cette torture mentale qu'il s'infligeait au beau milieu de la nuit, alors qu'il ne comprenait pas même pourquoi. Pourquoi il était son pire adversaire, son pire ennemi. Ce ton méprisant qu'il utilisait à l'encontre des autres, était juste le reflet du dégoût qu'il se portait, qu'il portait à son père, à sa couronne, à son statut. Il aurait pu être un membre de la révolution, il aurait pu en être un membre assidu, mais il était trop préoccupé par sa propre personne, par ce qu'il lui adviendrait après la mort, que la mort des autres n'était devenue qu'un simple futile détail. Le Leonid d'il y a quelques années aurait sûrement ri à cette remarque, il aurait peut-être même mis son poing dans la figure du Leonid présent, du Leonid lâche, du Leonid égoïste.

Il sentit le contact de ses doigts sur sa joue et tenta presque de reculer, mais ne le fît pas, comme scotché à l'emplacement où il était, il ne pouvait se résoudre à partir, à s'éloigner de cet aimant fragile. « Pourquoi ne le ferais-je pas ? » Peut-être que Leonid ne posait pas les bonnes questions, peut-être qu'il était si obnubilé par cette fille qu'il n'en comprenait pas même le fonctionnement, c'était après tout sa logique à lui, le contrôle, le contrôle de la personne qui se trouvait en face de lui. Mais jusqu'à maintenant il avait lamentablement échoué, il ne comprenait ni son frère, ni son père, ni sa fiancée, ni Raya, et ni Freyja, elle pourtant qui semblait lire en lui comme un livre ouvert, qui savait décrypter les messages  écrits entre les lignes. Il fronça les sourcils, comment pouvait-il demander tant d'attentions alors que lui-même n'y faisait pas attention ? Lorsqu'elle retira sa main, il ressentit immédiatement le besoin de ce toucher sur sa peau nue, il avait besoin qu'elle le touche, pour lui rappeler que tout ça était bien réalité. « Tu mérites tout autant qu'un autre d'avoir quelqu'un à tes côtés dans tes moments les plus sombres.  » Mais avait-il vraiment ce droit ? Lui, ce cruel passif, impuissant, ou plutôt trop puissant qui ne puisait pas dans son droit de naissance pour répandre le bien ? Il répandait le mal, il influençait des âmes manipulables sans même s'en rendre compte, sans même prendre en compte les conséquences néfastes qui s'en suivraient. C'était un cruel, un cruel parce qu'il était futur empereur mais que ce rôle le tétanisait, il n'était pas prêt, il n'était pas forgé dans le même fer que son père ou ses ancêtres. Leonid n'était pas même maître de ses propres décisions, comment voulait-il diriger tout un Empire ? Il ne s'était jamais réellement avoué que la raison pour laquelle il détestait tant son statut d'héritier était parce qu'il était effrayé, un gamin à qui on voulait donner les rênes d'un trop grand pays, d'un pays qui s'écroulerait peut-être sous ses doigts. Il ne fonctionnait ni à la pression ni aux responsabilités. Leonid voulait qu'on le laisse en paix, qu'on le laisse agir comme bon lui semblait. « Et je n'ai absolument besoin de rien en retour. Je ne te demanderais jamais rien. » Elle était la pureté même, il ne comprenait pas, mais comment pouvait-il ? On lui avait toujours appris qu'il fallait rendre service en prenant quelque chose en retour. Que la gentillesse n'était pas acquise, et n'était pas naturelle, que seule la méchanceté vaincrait et écrabouillerait les faibles, mais Freyja était là, tête haute, menton levé. Il l'admirait, comme il pouvait en avoir peur, toujours. La peur égayant pourtant ses tripes. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire, peut-être rester silencieux, mais c'était ce silence qui rendait cette situation paisible, parfois si pesante. « Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment quelqu'un peut être aussi doux, aussi gentil. » Il marqua une pause, arquant un sourcil, c'était la logique, le contrôle, ces choses qui ne faisaient plus aucun sens quand il était en sa présence. « Je ne comprends pas. A quoi je peux bien te servir ? Je vis dans un monde où la douceur se mérite, et honnêtement je ne mérite pas tes attentions Freyja. » Il s'énervait peut-être contre sa propre stupidité, ce tempérament à fleur de peau qui revenait trop vite en courant, qui s'égosillait en lui. Leonid ne voulait pas l'effrayer, mais elle était un puzzle qui lui était impossible à résoudre. « Comment tu ne peux pas avoir peur de moi ? Je pourrais te briser la nuque en quelques secondes. » Non pas qu'il le ferait, non pas qu'il en avait l'envie, mais la maîtrise n'était plus vraiment de son ressort. Il sentait le besoin, l'envie de la toucher, de ponctuer ses mots par une simple caresse. Alors il caressa sa joue. « Même si je ne pense pas être capable de le faire. » Le gamin implorant, le gamin qui ne savait pas s'y prendre avec les filles, ce gamin du passé qui ne revenait que quand Freyja était là. Leonid leva les yeux au ciel, il les leva parce qu'une autre question lui démangeait les lèvres. « Et rester avec moi, m'aider, ce n'est pas trahir ton peuple ? » Ces Mêlés, les résistants, toutes ces choses, toutes ces vies qui faisait que Freyja et lui étaient à des millions d'années de l'un et de l'autre.

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