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 La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian

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maison de frigg
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Hiboux : 256 Avatar : Zoey Deutch. Crédits : jukebox joints.

Âge : Vingt-deux hivers, elle ne cesse de voir la jeunesse lui échapper.
Nature du sang : Sang-pur qui ne cesse de la troubler dans ses convictions.
Statut civil : Fiancée à un homme mais elle n'en a coeur faire. Seule la liberté réussira a emprisonner son coeur.
Patronus : Le patronus de la jeune femme est un Faucon.
Amortentia : Une légère odeur de pluie mélangée au parfum de la rose.

MessageSujet: La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian   Mar 1 Mar - 12:09

la haine est bien souvent
la fille d'un amour excessif.


Elle marchait d'un pas rapide au milieu de la foule. Tentant de passer inaperçue dans la capital, elle portait une cape sur sa tête. Elle passa dans des rues défavorisées comme elle le faisait souvent, côtoyant la misère, elle se rendrait compte ainsi de la souffrance de son peuple. Depuis quelques temps, la jeune Tatiana avait eu le courage de s'engager dans la Révolution. Elle avait choisi de mener son combat du côté des inégalités plutôt qu'avec sa famille. Du haut de sa tour d'ivoire, voilà des années qu'elle pouvait voir par la fenêtre ce que son père faisait. Elle aurait tellement voulu pouvoir l’influencer, lui expliquer le mal qui se passait dans les rues. Mais malheureusement, elle savait qu'elle ne serait jamais écoutée. Depuis sa naissance, son père n'avait jamais eu le moindre intérêt pour sa seule petite fille. Elle n'avait jamais compris pourquoi il n'avait pas pris la peine de connaître son enfant. Il ne connaissait son existence seulement parce qu'elle apparaissait dans les registres. Certes, Tatiana exagérait un peu, mais l'idée générale était là. Elle savait que son père gardait un œil sur elle, pour la simple et bonne raison, qu'il ne ratait jamais une occasion de la punir quand elle désobéissait. Le tsar avait développé au fil des années, un châtiment pour la jeune femme. Comprenant l’intérêt de sa petite fille pour les esclaves, il avait tout simplement décidé de supprimer les esclaves de Tatiana à la moindre de ses bêtises. De ce fait, Tatiana en était à sa quatrième esclave. Depuis trois ans, elle avait pu la garder en vie par un jeu de façade. La jeune femme faisait croire à tout le monde qu'elle avait changé d'avis sur les esclaves, qu'il était bon d'en avoir alors qu'en vérité, elle était plus engagée que jamais contre cela. Soudain, elle se sentit bousculée et elle s'excusa rapidement sans lever la tête. Elle ne voulait pas être reconnue. Avec les tensions naissantes au sein de l'empire, elle n'était pas en sécurité dans les rues. Heureusement pour elle, les gens étaient beaucoup trop occupés pour s’intéresser à une passante. De plus, bons nombres ne connaissaient pas le visage de la princesse. Elle n'était que rarement médiatisée, petite fille insignifiante qu'elle était. Si aujourd'hui elle travers les rues de la capital, cela n'était pas par hasard. Elle avait reçu un hibou tard dans l'après-midi, de la part d'un homme qu'elle ne connaissait que trop bien, l'obligeant ainsi à quitter l'institution à la hâte. Elle était convoquée au palais, on l'attendait le plus rapidement possible et elle, qui était à Durmstrang, avait du partir précipitamment avant que la nuit ne tombe. Ce message n'avait pas fais plaisir à la jeune femme, elle n'aimait pas se sentir obliger de faire les choses. De plus, elle savait que cette entrevue ne serait pas une partie de plaisir. Elle avait hésité un instant à refuser ce rendez-vous et puis finalement la curiosité de la jeune femme avait pris le dessus. Pourquoi tenait-il à la voir ? La curiosité était un vilain défaut et malheureusement, elle était très prononcée chez Tatiana. En relevant la tête, la jeune femme vit au loin le château, sa demeure. Elle avait passé toute a vie dans cet endroit, il était sa maison. Pourtant, elle ressentit un frisson en l'apercevant, il n'était pas rempli de joyeux souvenirs, bien au contraire. Prenant son courage à deux mains, la jeune femme poussa un soupir et reprit sa marche en direction du château. Il ne lui fallu que quelques minutes pour y arriver. Elle n'eut aucun mal à rentrer, ici, on l'a reconnaissait. Elle savait que son père ne serait pas content en apprenant qu'elle avait travers la ville seule, à pieds et sans escorte. Elle était un peu le mouton noir de la famille. Tatiana enleva sa cape et la donna à un majordome. Elle monta rapidement les escaliers afin de rejoindre le salon privé attenant à sa chambre. Arrivée en haut, elle vit la porte de ses appartements entrouverte, il était déjà là. Elle prit quelques secondes pour reprendre ses esprits. Il fallait rester calme. Elle devait rester calme. Finalement elle entra dans la pièce. Il était bien présent, dos à elle entrain de regarder à travers la fenêtre. Il ne l'avait même pas entendu arriver, ou alors il ne daignait même pas se retrouver. Elle fit quelques pas pour traverser la pièce et le rejoindre. « Kristian... tu as demandé à me voir.... Quel bon vent t'amène ? » Dit-elle d'une voix neutre. Un silence passa. « Kristian ? » Un autre silence prit place. « Kristian tu vas me répondre à la fin ? » Elle sentait la colère monter en elle petit à petit. « Et regardes-moi quand je te parle ! » Dit-elle presque en criant en lui attrapant le bras. Avec cette prise, elle le fit se retrouver vers elle. Elle avait déjà perdu son calme. La confrontation avec ces yeux bleus remua beaucoup de choses en Tatiana. Tant de sentiments, d'émotions, de souvenirs se bousculaient en elle. La relation entre Kristian et Tatiana avait toujours été compliqué. Il existait tellement de blessures, de rejets, de non-dits entre eux qu'il n'était pas possible pour Tatiana de rester de marbre face à lui.
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MessageSujet: Re: La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian   Mer 2 Mar - 23:10

La pâle clarté du jour naissant filtrant à travers les lourdes tentures de velours lui apparurent, en ce jour, tel l’appel insidieux d’un phare. Bien loin de repousser l’égaré, attirant, au contraire, ce dernier jusque dans le sein de son chaleureux halo. Salvation illusoire, déjà le naufragé s’aperçoit du péril imminent qui, le guettant, le mènera à sa perte.
Sans aucun doute aurait-il dû garder les yeux fermés, ignorer l’appel de ce jour qui, il le savait, marquerait le début de la fin. Si l’idée de repousser l’inévitable lui effleura l’esprit, il la chasse néanmoins avec empressement. L’expérience lui avait appris que plus l’on retardait l’échéance plus la tâche était ardue. En témoignait ses vingt-six années d’insouciance, d’insolence, de perdition parfois, au cours desquels il avait sans ménagement délégué le peu de responsabilité qu’on lui confiait à son frère ainé. « Rickard est l’héritier, il se doit de tout gérer » se dédouanait-il. Seulement Rickard n’était plus là, emporté dans la fleur de l’âge sans signe avant coureur, fauché avant son heure telle la feuille encore verte d’un arbre quand vient frapper le vent d’automne. « Empoisonné », longtemps le mot avait résonné à ses oreilles sans qu’il n’en comprenne réellement le sens. Des jours durant, il avait attendu que son frère passe le pas de la porte et dissipe ce qui ne pouvait être qu’un malentendu mais les jours ayant cette déstabilisante caractéristique à se transformer en semaines puis en mois, il lui avait fallu regarder la vérité en face : son aîné ne reviendrai pas et les obligations qu’il avait si habilement évitées tout ce temps vinrent à s’amasser à ces pieds telles les feuilles mortes rassemblées en un tas de couleurs fauves au gré du vent.  
De sa torpeur, il n’était réellement sorti que cette funeste entrevue avec son père quelques jours plutôt « Tu épouseras Tatiana Bytchkov ». Les mots étaient tombés comme un couperet, ravivant dans son cœur la lancinante douleur du deuil mêlée de culpabilité. Il se prenait déjà pour un voleur, ayant grappillé les pièces de sa nouvelle existence aux dépends du triste sort de son aîné. Si le doute lui était encore permis jusqu’alors, jamais il ne pourrait se défaire de cette impression en épousant celle pour qui, il en était certain, avait été dirigé ses dernières pensées. Tel un prince de ces contes que l’on raconte aux enfants, l’admiration de Rickard pour la jeune Bytchkov avait été muette. Jamais  il n’avait fait part de ses sentiments à la jeune femme mais Kristian, lui, ne pouvait que remarquer l’éclat dansant qui illuminait les prunelles de son frère alors que ses lèvres égrenaient les syllabes de son glorieux prénom "Ta-ti-a-na".  
Si la jeune princesse leur était connue depuis leur tendre enfance, jamais Kristian n’avait compris la subite et violente passion qui avait enflammée le cœur de Rickard.
En rédigeant la missive à l’intention du palais impérial sollicitant une entrevue avec la princesse, le nouvel héritier Rasmussen, avait tenté d’imaginer comment son prédécesseur se serait arrangé pour que sa plume se fasse plus caressante et moins exigeante mais il n’était ni ne serait jamais dans la même position que son frère. Ainsi la note fut brève, claire et concise, au point qu’il en oublia qu’en cette période Tatiana se trouvait sûrement coincée entre les murs de l’institut. Remarquant après coup sa bévue, il ne s’en formalisa pas, sans aucun doute la fille du Tsar saurait-elle bénéficier d’un passe-droit.
«  Je vous en prie M. Rasmussen, son altesse ne va pas tarder. » Bien entendu, il aurait dû se douter qu’elle le ferait attendre. S’il n’avait guère de souvenir de ces rares et brèves entrevues avec Tatiana, il n’avait pu passer outre le fait que chacune d’entre elles lui avaient été désagréables et, sans doute aurait-il apprécier quelque peu l’impérial souverain, qu’il aurait pu le plaindre d’avoir telle furie pour enfant. Apercevant une carafe emplie d’un liquide ambré qui s’annonçait des plus prometteurs, il ne résista pas à l’envie de s’en servir un verre avant de se tourner vers la large fenêtre du petit salon de Tatiana. Il se rengorgeait habituellement de sa sobriété à toute épreuve mais ne saurait garantir l’état dans lequel il ressortirait de la pièce sans la douce torpeur dans laquelle les effluves de l’alcool plongeaient ses nerfs. Savourant chaque gorgée du divin nectar, suivant des yeux le savant ballet des esclaves qui se pressaient dans la cour impériale, il en oublia presque sa présence en ces lieux … Jusqu’à ce que la tornade débarque. Oh en réalité, son entrée était des plus sobres, pour elle, mais il pouvait entendre son souffle saccadé et apercevoir son reflet échevelé sans avoir à lui faire face. « Kristian... tu as demandé à me voir.... Quel bon vent t'amène ? »
Si seulement, si seulement il pouvait l’ignorer cinq minutes de plus ... Fermant les yeux il tenta d’ignorer ses appels de plus en plus pressants, et de plus en plus précieux. Quand enfin il se tournerait vers elle, il se devrait de rester maitre de lui-même, autant dire réaliser un exploit alors que cette fille avait le don de le faire sortir de ses gonds par sa simple présence. Peut-être le recours à l’alcool n’était-il pas une bonne idée en fin de compte. « Kristian tu vas me répondre à la fin ? Et regardes-moi quand je te parle ! » Alors qu’il s’apprêtait à lui répondre que la surdité ne l’avait pas encore atteint, il sentit sa main l’agripper pour le forcer à se retourner. Il retint à grand peine, un frisson qu’il imaginait provoqué par l’horreur de ce contact. Il détestait qu’on le touche ainsi sans prévenir, aussi se dégagea-t-il prestement de cette emprise avant de daigner la regarder. Comme il s’y attendait, il ne lit que la colère dans le regard de Tatiana, il n’avait même pas encore ouvert la bouche qu’elle fulminait déjà, sans aucun doute leur union serait-elle haute en couleurs. «  Votre mise est on ne peut plus négligée Tatiana. Aurais-je fait courir une princesse ? » Ne put-il que s’entendre dire alors qu’il l’examinait de bas en haut. Cette idée le fit sourire toutefois, n’était-il pas plaisant de voir ainsi la fougueuse et indépendante Tania s’empresser de venir à sa rencontre ? Puis sans attendre sa réponse, il se détourna et reposa son verre, désormais vide, sur le guéridon où il l’avait pris. « Je ne voudrais donner l’impression de me croire chez moi, mais nous avons à parler de choses sérieuses, pour une fois, ainsi, je ne peux que te conseiller de prendre un siège. » Comme il s’y attendait, elle ne broncha pas et pourtant, la colère ne put que monter en lui quand il l’aperçut, les bras croisés, les pieds solidement ancrés sur le parquet telle une enfant capricieuse. « Une enfant capricieuse, aucun qualificatif ne lui siérait mieux », ne put-il s’empêcher de penser. « Ne faites pas l’enfant Tatiana, asseyez-vous » la sermonna-t-il, repassant volontairement au tutoiement dans le vague espoir de s’imposer. La saisissant à son tour par le bras, il la força à prendre place sur le canapé le plus proche, l’y poussant presque, avant de prendre à son tour place sur le fauteuil lui faisant face. « Il m’est pénible de devoir t’annoncer en premier, mais ton père ne souhaitait apparemment pas t’en faire part directement … » S’arrêtant un moment afin ne pas commettre d’impair au sein même du pouvoir impérial, il ne peut s’empêcher de glisser un regard à son interlocutrice, espérant vainement que quelqu’un d’autre que lui ne l’ai mise au courant. « Comme tu le sais, suite au décès de … Rickard, mais il ne peut se résoudre à prononcer son prénom à haute voix, pas devant elle « mon frère, ma position a pour le moins changée. Ainsi, nos pères ont-ils convenus de nos fiançailles afin de lier à jamais nos deux familles. » Voilà qui était fait, il lui avait annoncé l’horrible nouvelle, il ne lui restait plus maintenant qu’à se retirer et à vaquer à ses activités jusqu’à ce que l’hyménée soit célébré, le coinçant à tout jamais avec cette harpie dont il ne pourrait jamais oublier qu’elle appartint, autrefois, à son frère.  
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MessageSujet: Re: La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian   Jeu 3 Mar - 12:23

la haine est bien souvent
la fille d'un amour excessif.


Aussi loin que la jeune femme s'en souvenait, elle avait toujours eu le jeune Kristian dans sa vie. Pas un de ses souvenirs, de ses années passées, se faisait sans le garçonnet aux boucles d'or qui voulait tant devenir grand. Jeunes, ils étaient à l'époque inséparable, faisant les quatre cents coups ensembles, passant leur journée ensembles quand les parents étaient en réunion. Personne n'aurait pu prédire à cette époque la tournure que prendrait leur relation. Souvent les gouvernantes, les esclaves qui passaient par là, avaient l'habitude de surnommer les deux enfants les petits amoureux car Kristian refusait de lâcher la main de la fillette. Et puis, les domestiques avaient pu voir, entendre, les éclats de voix de Tatiana et de Kristian se multiplier. La cassure avait eu lieu pendant l'adolescence de Tatiana, la jeune femme était âgée de tout juste seize ans et malgré l'éloignement qui avait commencé très tôt, ils arrivaient quelques rares fois a passer de bons moments ensemble. Ce jour-là, ils étaient comme souvent dans la chambre de Tatiana. Kristian était arrivé sans un mot dans le salon de la jeune femme. Sentant sa présence de ce dernier, elle avait commencé à lui parler sans se retourner comme elle le faisait bien souvent. Lui, était resté dans l'encadrement de la porte, poings serrés, les lèvres muettes. Quand Tatiana s'était finalement retournée, n'entendant pas de réponse de son ami, elle avait été choqué par ce visage si dur et si fermé. Les mots avaient été alors prononcés  « Je ne veux plus te voir. Tu m’insupporte. » La jeune femme était restée quelques instants silencieuse sous le choc de ces paroles. Elle ne s'était pas attendue a recevoir tant de haine de la part de son ami le plus proche. Et puis, rapidement, comme étant son seul moyen de défense, Tatiana s'était mise en colère, hurlant tous les noms possibles à Kristian. Il était resté de marbre en voyant la jeune femme faire ainsi. A l'époque, le jeune Kristian avait l'habitude de se renfermer sur lui-même dans ces moments-là plutôt que de se mettre en colère comme il le faisait désormais. Et puis, alors que Tatiana continuait à hurler, il l'avait soudainement embrassé. La princesse n'avait pas fait un geste de recul, elle n'avait même pas tenté de l'éviter. Elle avait tout simplement passé ses mains dans les cheveux du jeune blond. S'agrippant à lui comme si ce simple baiser pouvait le retenir de partir. Elle ne voulait pas le perdre. Mais malheureusement, cela n'avait pas suffit. Il avait vivement attrapé les poignets de la jeune femme et la haine qu'elle avait lu dans ses yeux l'avait faite frisonner. Kristian était devenu quelqu'un d'autre. Après cet épisode, ils ne s'étaient plus revus pendant plusieurs mois, une façon pour chacun d’apprendre à vivre avec cet absence. Et puis un beau jour, elle l'avait vu revenir dans son château, accompagnant son père. Mais leur relation n'avait plus jamais était la même.
Voilà pourquoi Tatiana se montra si peu patiente avec le jeune homme. Elle qui était pourtant appréciée par bons nombres de personnes pour sa douceur et sa bienveillante, n'était pas capable d'un tel exploit en compagnie du jeune sang-pur. Pourtant, a chacune de leurs entrevues, elle se préparait mentalement pour l'affronter, pour faire preuve d'une passivité extrême mais il avait le don de l'agacer. Après les rencontres, elle s'en voulait toujours de s'être énervée ainsi, de ne pas avoir su garder son calme comme une princesse devait le faire. Elle savait que Kristian jubilait quand il mettait la jeune femme dans tous ces états. Et pourtant, elle tombait dans le piège a chaque fois. «  Votre mise est on ne peut plus négligée Tatiana. Aurais-je fait courir une princesse ? » La voix de Kristian fit sortir la jeune femme de ses pensées. Elle ne put s'empêcher de le détailler, une fois encore. Voyant dans ses yeux une lueur moqueuse en sa présence. Elle avait constamment l'impression que le sang-pur se moquait d'elle, qu'il considérait Tatiana comme une cause désespérée. Elle s'apprêtait alors à répondre mais le jeune blond fut beaucoup plus rapide qu'elle. « Je ne voudrais donner l’impression de me croire chez moi, mais nous avons à parler de choses sérieuses, pour une fois, ainsi, je ne peux que te conseiller de prendre un siège. » Tatiana remarqua avec horreur que Kristian avait déjà eu le temps de se saouler avant sa venue. Elle trouvait cela pathétique. Tatiana croisa les mains sur sa poitrine dans un signe de résistance. Il n'avait pas a décider pour elle. « Ne faites pas l’enfant Tatiana, asseyez-vous » La jeune femme serra les mains en entendant cette phrase, pour qui se prenait-il ? Elle trouvait cela insupportable chez lui. Elle avait toujours l'impression qu'il dirigeait son petit monde et qu'il la considérait comme acquis. Mais elle était chez elle ici, elle était la princesse, lui n'était qu'un larbin à son service et elle comptait bien le lui rappeler. « Je vois que l'ivrogne n'a toujours pas compris où était sa place. » Elle foudroyant le jeune homme du regard et celui assassin de Kristian la motiva encore plus a continuer mais une fois encore, le sang-pur la prise au dépourvue. Il la saisit par le bras, un peu trop violemment au goût de Tatiana, et la fit s’asseoir sur un canapé. Elle regarda le jeune homme lui faire face. La confrontation pouvait commencer. « Il m’est pénible de devoir t’annoncer en premier, mais ton père ne souhaitait apparemment pas t’en faire part directement … » Tatiana regarda Kristian avec interrogation, elle ne comprenait pas ce qu'il avait de si important et horrible à lui annoncer. « Comme tu le sais, suite au décès de … mon frère, ma position a pour le moins changée. Ainsi, nos pères ont-ils convenus de nos fiançailles afin de lier à jamais nos deux familles. » Tatiana fut sous le choc en entendant ces mots. Elle n'avait pas pensé qu'un jour son père déciderait de la marier à cette famille. Cette famille qui était soupçonnée de vouloir renverser la famille royale. Encore une fois, elle voyait à quel point son père n'avait aucune considération pour elle. Il était prêt à sacrifier la jeune Tatiana pour son pouvoir. La princesse avait connu Rickard et comme beaucoup, elle avait été attristé par la mort de cet homme. Si elle n'avait jamais été aussi proche de lui qu'elle l'était de Kristian, il avait toujours fait preuve de douceur et d'attention envers la princesse. Il avait toujours eu un mot gentil pour elle, quand elle se sentait désemparée. Pour autant, étrangement, malgré toutes ces attentions, elle n'avait jamais vraiment pris la peine de s'attacher à Rickard. « C'est toi qui a tout manigancé encore une fois n'est-ce pas ? Pour me pourrir la vie ? Bravo Kristian tu as atteins le sommet, tu ne pouvais pas faire mieux ! » Elle se leva et commença a faire les cents pas dans son salon privé, près de la fenêtre afin de se calmer. Elle ne voulait pas de ce mariage, elle ne voulait pas se lier à Kristian, devenant ainsi sa chose. Après ce mariage, elle n'aurait plus aucune emprise sur lui. Pour l'instant, elle était socialement plus élevée que lui, mais une fois marié, il aurait les pleins pouvoirs. « Ça ne va pas se passer comme cela... » Chuchota t-elle. Et puis, elle était désormais un membre actif de la résistance, elle savait Kristian contre ce mouvement. Si il venait à tout découvrir, Tatiana ne donnait pas cher pour sa peau. Elle devait trouver une solution et vite. Elle ne voulait pas perdre sa liberté, pas si vite, elle n'était pas encore prête. Son regard se posa sur le verre de Kristian et de rage, elle l'envoya valser sur les murs, recevant ainsi des éclats dans sa main gauche. La douleur ramena la jeune femme à la réalité et elle regarda sa main ensanglantée. « Tout ceci c'est de ta faute. Tu aurais dû crever à la place de ton frère, le monde s'en serait mieux porté. » Chuchota t-elle à l'attention de Kristian tout en regardant par la fenêtre. Les mots de Tatiana étaient durs, à l'image de son profond désarroi.  
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MessageSujet: Re: La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian   Mer 9 Mar - 12:04

Si toute son enfance durant, à côtoyer plus ou moins, les enfants impériaux, on lui avait vanté la douceur et la patience de la petite princesse, jamais Kristian n’avait été dans ses faveurs. Il savait pertinemment n’avoir jamais eu envers Tatiana un comportement exemplaire lui non plus mais ne se l’avouerai jamais. Élevé dans l’idée qu’on ne pouvait faire confiance à la lignée des Bytchkov, il n’avait jamais fait d’effort pour se montrer agréables aux yeux de ces derniers. Personne n’ignorait la position des Rasmussen vis-à-vis de l’autorité impériale mais le dicton « Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près » n’avait jamais connu meilleure application qu’entre ces deux familles. Et pourtant, force lui était d’admettre que la jeune Tatiana avait toujours détonné au sein de cette fratrie. Sans doute le désintérêt de son père pour sa dernière née faisait d’elle une alliée de choix pour la famille norvégienne. «  Sans doute, oui, d’aucun ont pu d’amouracher de la harpie en manque de reconnaissance parentale » avait-il une fois concédé en recherchant tant bien que mal ce que son frère pouvait bien trouver à la jeune Bytchkov. Rickard avait eu des sentiments pour Tatiana, bien qu’il ne se soit jamais déclaré, Kristian ne pouvait s’offrir ce luxe. Non seulement car il voyait cela comme une trahison envers un ainé si respecté mais avant tout car il avait compris les enjeux de cette union arrangée. Il n’avait jamais été question de rapprocher les Rasmussen des Bytchkov, il ne s’agissait que d’une habile illusion, sous couvert d’apaiser les tensions entre les deux maisons les Rasmussen, débarrassant ainsi le Tsar de sa benjamine, s’assurait quand viendrait l’heure de mettre à exécution leur habile machination, une certaine légitimé et assurant une certaine continuité en fournissant des héritiers au sang impérial. Et pourtant ! Il aurait donné cher pour ne pas que le fardeau d’épouser celle qui surnommait depuis toujours la harpie. Oh bien entendu, il s’attendait à ce que ses fiançailles soient scellées dès qu’il aurait quitté les bancs de l’institut, il avait bénéficié à cet égard de nombreux jours de liberté supplémentaire, mais son rôle de cadet lui avait mis en tête qu’il viendrait à épouser une femme docile issue d’une famille mineure, histoire d’entretenir une alliance essentielle mais de moindre importance. Echec et mat, cette partie était terminée, les pions ayant retrouvé leurs cases de départ, la nouvelle partie qui s’enclenchait pour lui ne serait en rien semblable à la précédente.
Ainsi se tenait-il négligemment assis, sa posture se voulant faussement nonchalante, sur le canapé de la jeune femme, s’intimant au calme quand la seule vue de cette harpie lui donnait irrémédiablement envie de sortir de ses gonds. « Je vois que l'ivrogne n'a toujours pas compris où était sa place. », il laissa difficilement la pique glisser sur lui, s’il se mettait dans tout ses états immédiatement, jamais il n’arriverait à la supporter assez longtemps pour lui présenter l’objet de sa visite.  « Ainsi, nos pères ont-ils convenus de nos fiançailles afin de lier à jamais nos deux familles. ». Il se sortit réellement de sa torpeur que lorsque le dernier mot franchit ses lèvres. Il l’avait fait, s’étonna-t-il lui même quand enfin il reprit sa respiration. S’apprêtant à se relever et à prendre congé, il ne put s’empêcher de jeter un regard à Tatiana, le choc ainsi si lisible sur son visage de poupée, il lui semblait pouvoir lire le cheminement de ses pensées au fur et à mesure qu’elles traversaient son front plissé de consternation. Il eut presque pitié d’elle, jusqu’au moment où enfin elle ouvrit de nouveau la bouche et, réalisant qu’il était la pauvre âme qui se devrait de vivre le restant de ses jours à ses côtés, il chassa bien vite cette idée. «  C'est toi qui a tout manigancé encore une fois n'est-ce pas ? Pour me pourrir la vie ? Bravo Kristian tu as atteins le sommet, tu ne pouvais pas faire mieux ! » Sans doute aurait-il dû tourner les talons et ne pas prendre la peine de lui répondre, mais la voyant se lever, toute à proie à la colère qui l’animait, il ne put se résoudre à s’éclipser sans mot dire. Jamais il ne l’avait laissé s’en tirer à bon compte et il ne commencerait pas alors que leurs vies s’apprêtaient à être liées à jamais. «  Il est vrai qu’on ne peut faire mieux qu’une princesse irascible et intenable » grinça-t-il entre ses dents. De la fenêtre où elle se tenait, elle ne l’entendit pas, tout comme il ne perçut que des bribes de son chuchotement. Encore debout au milieu de la pièce, il ne put qu’assister, impuissant, à la destruction du verre qui lui avait été d’un si grand réconfort avant cette entrevue catastrophique. «  Tu es folle ! Qu’as-tu donc fait ! » s’exclama-t-il alors que la vision de la main ensanglanté de Tatiana entrait dans son champ de vision. Sa réponse ne se fit pas attendre, mais contrairement à ce qu’il avait imaginé, elle parla d’une voix qu’il ne lui connaissait pas, un chuchotement empli de tant de haine que, si ses mots ne lui lacéraient le cœur au fur et à mesure qu’elle les égrenaient, il aurait pu en avoir la chair de poule. « Tout ceci c'est de ta faute. Tu aurais dû crever à la place de ton frère, le monde s'en serait mieux porté. » Elle ne daigna même pas le regarder alors qu’elle lui balançait son poison à la figure, comme s’il n’était rien, comme s’il n’était rien de plus qu’un de ces esclaves arpentant le château par centaine auxquels on faisait des reproches sans s’abaisser à leur donner de l’importance en les regardant. S’en fut bien trop pour lui, en quelques enjambées il la rejoignît à la fenêtre et lui agrippât le bras,  la forçant à le regarder comme elle l’avait fait pour lui-même quelques minutes auparavant. «  Je t’interdis … Je t’interdis … » que voulait-il lui interdire au juste ? D’évoquer ainsi son frère, de le traiter comme un moins que rien et surtout de formuler à haute voix les reproches qu’il s’intimait à lui-même chaque soit avant de s’endormir. Il resserra un peu plus la prise de sa main sur son bras, pensant avec satisfaction qu’elle s’en sortirait sans aucun doute avec un bleu. « Crois-tu réellement qu’il y ai un jour qui passe sans que je ne pense cela également ? » lui souffla-t-il à l’oreille. « Crois-tu réellement que quiconque souhaite passer sa vie auprès d’une furie telle que toi ?! » Si son ton s’était échauffé à mesure qu’il parlait, c’est presque en rigolant qu’il prononça la phrase suivant «  Même ton père ne veut plus de toi, il t’a vendu au plus offrant ! » Si elle était capable de lui au plus profond de lui, sans aucun doute le pouvait-il aussi, et peut lui importait si sa remarque la blessait, ils se connaissaient depuis longtemps et savaient tout deux que là était la vérité. Et alors, qu’elle évitait toujours son regard, il explosa «  Regarde-moi ! Je ne suis pas un de tes esclaves ! Je ne suis pas Rickard non plus ! Lui était peut-être assez fou pour te passer tout tes caprices mais tu n’auras jamais une telle emprise sur moi ! Je te jure que lorsque tu seras ma femme, je t’apprendrai à te tenir ! » Alors qu’il la tenait toujours et ponctuait chacun de ses mots en la secouant, il la lâcha brutalement à la fin et la toisa d’un regard empli de dégout. « Rickard t’aimais et regarde où cela la mené … Tu peux te donner l’allure que tu souhaites mais moi je sais que tu n’es que poison. Ton père puis mon frère, tous ont fini par te fuir, au final ! »  
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Patronus : Le patronus de la jeune femme est un Faucon.
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MessageSujet: Re: La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian   Sam 12 Mar - 14:58

la haine est bien souvent
la fille d'un amour excessif.


Peu de personnes connaissaient ce visage de la princesse. Elle qui était considérée comme la petite enfant douce et docile de la famille. Elle, qui n'élevait jamais la voix et se contentait d'hocher la tête a chacune des demandes qu'on lui faisait, ne s'était jamais montrée déterminée. Elle avait passé la majeure partie de sa vie a accepter bêtement ce qu'on lui disait. Il n'était pas rare d'entendre des murmures sur son passage « Sans caractère » et encore une fois, elle ne s'énervait jamais. La petite princesse avait eu la réputation de la petite fille gentille mais très peu intéressante. Dans les repas officiels, elle ne parlait que rarement si bien que certains se demandaient si elle n'était pas née muette. Et quand elle devait parler, sous l'ordre de son père, elle ne pouvait s'empêcher de bafouiller quelques mots sous sa timidité maladive. Rejetée par ses parents et son grand frère Yagor, elle n'avait aucune confiance en elle si bien que ce manque de confiance c'était rapidement transformé en timidité et presque en agoraphobie. Elle avait l'impression d'étouffer a chaque fois qu'elle était entourée de beaucoup de personnes. Et en tant que princesse, cela lui arrivait souvent. Alors, si vous aviez le malheur de dire que la princesse avait son petit caractère, beaucoup vous riez au nez. Pour autant Kristian, lui, connaissait bien ce petit caractère. Il était d'ailleurs celui qui avait poussé la jeune Tatiana a s'affirmer. Ne voulant plus se laisser marcher sur les pieds par ce sang-pur bien trop sûr de lui, elle avait su élever sa voix pour se faire entendre. Si Kristian avait été étonné la première fois qu'il avait vu Tatiana ainsi, il avait vite compris que le temps où la princesse acceptait sans s'opposer était révolu. C'était notamment son entrée à la grande institution de Durmstrang qui avait libéré Tatiana de ce mal-être. Là-bas, loin de la pression parentale, elle avait pu s'épanouir aux contacts d'autrui. Elle avait été très étonné à son arrivée de constater sa popularité, beaucoup étaient intéressés de rencontrer la princesse en chair et en os. Elle avait été comme submergé par cette vague d'attention dont elle n'avait pas l'habitude. Les premiers mois avaient étés difficiles a gérer pour la jeune femme mais comme toujours, elle avait su s'acclimater.
«  Il est vrai qu’on ne peut faire mieux qu’une princesse irascible et intenable » Les mots de Kristian avaient sortis la jeune femme de ses pensées. Encore une fois, il ne pouvait s'empêcher de se faire passer pour la victime. Lui, le pauvre petit sang-pur qui devait épouser la terrible sorcière. Tatiana ne supportait pas cela venant de Kristian. C'était lui depuis le début qui était odieux avec elle, lui qui avait commencé à mettre des distances, lui qui encore une fois cherchait à tout contrôler. En sa présence, Tatiana avait l'impression de n'être qu'un pion qu'il n'arrivait pas à faire fonctionner comme il le souhaitait. Il semblait a chaque fois énervé parce que la princesse ne faisait pas ce qu'il s'attendait à ce qu'elle fasse. Mais cette fois encore, elle n'était pas prête à le laisser gagner. Elle ne répondit cependant pas à sa provocation bien trop occupée a ruminer ses pensées. Elle réfléchissait à toute vitesse et le verre qu'elle brisa n'était qu'une façon d'évacuer toute sa colère pour garder les idées claires. Kristian l'a traita à ce moment-là de folle mais elle n'en avait que faire. Elle ne voyait qu'une seule chose, la haine que lui aspirait le jeune homme. Tout était de sa faute, tout était toujours de sa faute. Il avait décidé de faire de sa vie un enfer et voilà qu'il avait trouvé un bon moyen d'y arriver. La jeune femme était persuadée que Kristian avait manigancé tout cela, elle savait qu'il était à l'origine du projet de fiançailles. Soudain, Kristian qui était resté immobile pendant tout ce temps rejoignit Tatiana. Il lui agrippa le bras avec une presque violence qu'elle ne lui connaissait pas. Plus les années passaient, plus les gestes, les mots, étaient durs entre ces deux-là. «  Je t’interdis … Je t’interdis … »  Les yeux bleus azurs que rencontra ceux de Tatiana ne l'empêchèrent pas de continuer a déverser son venin. « Que veux-tu m'interdire ? Tu crois que tu peux le faire ? » Siffla t-elle. « N'oublies pas que tu n'es rien comparé à moi. Je suis de la famille royale. Ta famille a prêté allégeance à mon père, le Tsar, et quoique que tu peux en penser, tu es à mes ordres. » Continua t-elle. « Si je décide que tu dois sortir de ce palais, tu t'exécutes. Si je te dis de t'agenouiller devant moi, tu t'agenouilles. » Elle défia le jeune homme du regard. Sans s'en rendre compte, au fil de sa tirade, la jeune femme s'était redressée. Après ces quelques paroles, elle sentit le prise du jeune homme se resserrer un peu plus autour de son bras et elle lutta pour garder un visage inexpressif. « Lâches-moi. » Dit-elle d'une voix sourde. « Crois-tu réellement qu’il y ai un jour qui passe sans que je ne pense cela également ? » Tatiana fut déconcertée par la réponse du jeune homme. Elle ne s'attendait pas à cela. Elle s'attendait à des paroles blessantes mais il semblait soudainement plus en colère contre lui que contre elle. Elle avait l'impression de l'avoir envoyé à la rencontre de ses démons intérieurs et la jeune femme ne su pas comment réagir. Ces quelques mots eurent le don d'apaiser la princesse. Après tout, lui aussi avait eu une année difficile. Il avait perdu son grand frère et Tatiana savait, pour les avoir fréquenté, qu'ils étaient très proches. Elle était presque prête à le consoler quand il commença a jeter son venin sur elle. « Crois-tu réellement que quiconque souhaite passer sa vie auprès d’une furie telle que toi ?! Même ton père ne veut plus de toi, il t’a vendu au plus offrant ! » Mal à l'aise, la jeune femme détourna son regard du jeune homme, il avait touché juste. Personne n'avait jamais voulu d'elle dans sa famille. La jeune Tatiana ne pouvait s'empêcher de penser depuis longtemps que si personne ne voulait d'elle, c'était qu'elle devait être une personne horrible. Il lui arrivait même parfois de penser que si Léonid était gentil avait elle, c'était simplement parce qu'il avait bon cœur et qu'il ne pouvait s'empêcher de laisser une personne seule, si horrible soit elle. «  Regarde-moi ! Je ne suis pas un de tes esclaves ! Je ne suis pas Rickard non plus ! Lui était peut-être assez fou pour te passer tout tes caprices mais tu n’auras jamais une telle emprise sur moi ! Je te jure que lorsque tu seras ma femme, je t’apprendrai à te tenir ! » Kristian se mit a secouer la jeune femme en martelant ses paroles. Il l'a lâcha soudainement, comme si il avait été brûlé au contact de la jeune femme et elle sentit son regard sur elle. Jamais elle ne se laisserait domptée, jamais il n'aurait une telle emprise sur elle. Si ce mariage devait se faire, se serait elle qui briserait Kristian. « Ne t'avises pas d'essayer de me contrôler, tu ne feras que devenir fou. » Répondit-elle sans lâcher le jeune homme du regard. « Rickard t’aimais et regarde où cela la mené … Tu peux te donner l’allure que tu souhaites mais moi je sais que tu n’es que poison. Ton père puis mon frère, tous ont fini par te fuir, au final ! » Les paroles du sang-pur furent un véritable choc pour la jeune femme, elle ne s’attendait pas à de tels mots absurdes. « C'est l'alcool qui te fais dire des idioties Kristian ? Ton frère ne m'a jamais aimé, il n'a jamais été question de cela. » Même si il était vrai que Rickard avait toujours eu un mot gentil pour la jeune femme, il ne s'était jamais rien passé entre eux, cela n'avait d'ailleurs jamais effleuré l'esprit de Tatiana. « Tu sais que c'est mal de salir la mémoire des morts Kristian ? » Continua t-elle d'une voix posée. Elle prit finalement le temps de se servir de la vodka dans le seul verre qui restait. « Des fois tu as une imagination débordante. » Elle prit une gorgée. « Je l'avais déjà remarqué quand nous étions plus jeune. » Après avoir observé la neige à travers la fenêtre perdue dans ses pensées, elle se retourna finalement vers Kristian et fit quelques pas en sa direction. « Tu sais, on dit souvent que notre imagination est le fruit de nos envies. » Elle finit son verre cul sec, le posa sur une table près du sang-pur et s'arrêta à quelques millimètres de son visage. « Tu es peut-être amoureux de moi... » Dit-elle avec un sourire narquois. Elle passa une main sur la nuque du jeune homme. « Voilà plusieurs années que tu dis que tu me détestes et tu es encore et toujours avec moi. » Elle monta sa main dans les cheveux de Kristian. « C'est étrange non ? » Il voulait jouer, elle était prête à jouer aussi. Il avait voulu la déstabiliser en parlant du soit-disant amour de Rickard pour elle, elle avait décidé de pousser plus loin les limites du sang-pur. « Peut-être que tu te mens à toi-même après tout ... » Murmura t-elle à l'oreille du jeune blond. Et elle l'embrassa.
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La haine est bien souvent la fille d'un amour excessif. ϟ Kristian
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