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 - pretty little gangsters -

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bitch princess
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bitch princess
Hiboux : 1264 Avatar : emma watson. Crédits : princess rover (avatar), princess rover (gifs).

Âge : vingt quatre années.
Nature du sang : rebuté, admiré, haï, envié. carmin d'une pureté indéniable.
Statut civil : fiancée (andreas svendsen), union non-voulue que l'on reporte depuis cinq ans.
Patronus : harpie féroce, le caractère retranscrit dans la bête.
Amortentia : l'effluve de la mort, de la débauche et du regret qui s'ensuit.

MessageSujet: - pretty little gangsters -    Jeu 25 Fév - 21:49

    
feat sofiya vasara,  Leonóra Einardóttir & inka vasara


C'est la pénombre muette obscurcie par des nuages menaçants, une fin d'après-midi comme les autres qui ne laisse que les traits se creuser, l'épuisement qui se manifeste sous les faciès tirés, membres esquintés qui ne demandent que le repos pensé mérité. La discrétion des conversations qui filent au rythme d'un zéphyr camouflant les messes-basses, les regards se fondent l'un dans l'autre, une œillade vive et rapide qui s'estompe dans des talons qui se retournent. Dos à dos, ils se quittent comme si jamais il avait été prévu qu'ils se rencontrent intentionnellement. Les couloirs en laissent apparaître d'autres, à gauche et à droite, les minces passages, les voies que personne ne pense à prendre. Ou simplement car ils n'y trouvent aucun intérêt à s'y faufiler de manière suspicieuse. Les mains rejoignent une des poches que la veste offre, les phalanges s'y glissent et y font pénétrer un léger plastique qu'elle dissimule avant de retrouver la clarté des allées. Inspiration qu'elle a retenu le temps d'une courte entrevue, elle esquisse sur l'allure séraphique un sourire qu'elle plaque inlassablement sur ses lippes. C'est habituel, c'est ainsi qu'on la perçoit sans cesse et il serait d'autant plus inusité qu'elle s'exhibe sous l'apparence livide et hâve après avoir fréquenté un accès isolé. Déglutissant, les quelques pas s'effectuent dans l'expression gracieuse des mouvements. L'impression de marcher aux côtés d'aussi grands qu'elle alors qu'elle n'est qu'un synonyme parmi tant d'autres de la solitude. Tour d'ivoire, c'est sous une carapace minutieusement tissée qu'elle se réfugie depuis d'innombrables hivers, si bien qu'elle peine parfois à dégager et désenlacer la carcasse de chair dans laquelle elle s'abrite. Inka rive ses iris sur les carrures qu'elle ne connaît que trop bien, ces hommes et femmes en groupuscules qui renaudent sur des sujets qui ne la concernent pas. La chevelure blonde, dorée dans une teinte à en faire pâlir les envieux, les sourcils se froncent doucettement, déglinguant la mine ingénue qui s'abandonne à l'impertinence. Le patronyme lui donne un goût amer au fond de la gorge, les renseignements cumulés qui cachent la trahison envers une allégeance. Les Einarsson, les réservés, les discrets, bien trop prudents pour ne pas cacher des desseins contraires aux directives actuelles. Les Vasara parlent, les Vasara communiquent mais surtout, se plaisent à tendre les oreilles dans les chuchotis qui se veulent indistincts. Suivant du regard le chemin emprunté, Inka se permet quelques pas dans la même direction, tout en laissant une distance qui se veut de sécurité. Première fois qu'elle a l'occasion d'observer la démarche, elle descend les escaliers et elle en fait de même avec une poignée de secondes d'intervalle. Se mordant la lèvre inférieure et intérieure comme elle a pris l'habitude de le faire lorsque la concentration prend le dessus, que plus rien ne peut la sortir des objectifs et fureurs imposées, la blonde disparaît dans l'embrasure qui mène à l'extérieur de l'établissement scolaire. Aussitôt, le pas se veut plus empressé et dès le rez-de-chaussée atteint, c'est la crinière mordorée qu'elle traque. Les phalanges se serrent autour d'un avant-bras qu'elle emprisonne brusquement, les abysses perçantes qu'elle précipite dans ces mêmes brouillards qui voilent les prunelles. « Viens. » qu'elle articule à l'attention de Sofiya, en desserrant légèrement sa poigne, le sourire qui se dessine vaguement après la phrase énoncée, comme pour tromper ceux qui les entourent. Un geste de la tête pour lui faire comprendre, pour souligner le fait que ce n'est pas négociable, elle la relâche en hochant la tête à ces autres, ces autres dont elle n'a que faire mais qu'elle ne prend néanmoins pas le risque d'ignorer. Le bâtiment de pierres qu'elles quittent, Inka aux devants qui n'a pas pris la peine de l'attendre. Les alentours se veulent calmes, comme aucune âme que l'on ne peut distinguer si ce n'est, au loin, l'ombre d'une silhouette qui se dissipe dans un assombrissement. Bientôt, la nuit tombe et sonnent les coups qui marquent les dix neuf heures passées. A la lisière des bois, elle s'arrête. « Leonóra Einardóttir. » qu'elle finit par dire en se tournant vers sa cadette. « Elle s'enfonce dans la forêt. » Pour des raisons qu'elle ignore encore. Et qui ne lui importent pas, malgré la curiosité insatiable. « Un possible nouveau jouet, après celui que j'ai malencontreusement brisé. » Le regard qui laisse transparaître la mesquinerie, la taquinerie. Et l'air vil qu'elle ne peut pas maquiller. « Si ça te tente, bien évidemment. » Et sans attendre la réponse qu'elle connait probablement déjà, elle fait volte-face et s'avance dans les sentiers qui s'effacent. Les pas se veulent brutaux, les branches craquent sous les talons qui écrasent la terre malmenée. Inka ne cherche pas à jouer de sa discrétion, Inka ne cherche pas à se cacher de la femme gentiment pourchassée. Inka veut se faire entendre et Inka veut entendre dans la voix qui s'élèvera, la crainte dans l'interrogation première qui s'énoncera en trois simples mots. Qui est là ? Ou à défaut d'une tirade, le souffle saccadé de celle qui, tôt ou tard, prendra peur des nemrods que les sœurs Vasara représentent.  

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Hiboux : 920 Avatar : jenna-louise coleman Double Compte : la poupée métissée en provenance d'égypte (kahina). Crédits : timeless (av) ; moi-même (signa) ; tumblr (gifs) ; brynhildr (bannières)

Âge : vingt-trois années qu'elle écume la froideur de l'empire
Nature du sang : la pureté coule dans ses veines, la fierté de la princesse de glace transperce son regard
Statut civil : le temps l'a rapproché de sa sentence, les prétendants se bousculent pour lui passer l'anneau au doigt, mais aucun n'a su gagner le coeur de la poupée
Patronus : l'un des sorts qui lui a causé le plus de tords, mais elle a fini par arracher un filament argenté à sa baguette, prenant la forme d'un serpent
Amortentia : une effluve subtile de bois de santal mélangée à une pointe de vanille. une odeur qui lui est familière, mais la poupée veut oublier, l'oublier et se concentrer.

MessageSujet: Re: - pretty little gangsters -    Ven 26 Fév - 0:51


sofiya observe méticuleusement le blond. tendrement la sorcière dépose son visage sur l'épaule du svendsen. elle ne sait pas, elle n'imagine pas, ce qu'elle ferait s'il venait à disparaître. sofiya elle a entendu les rumeurs sur le serment. elle a lu toutes les histoires, tous les mythes qui en parlent. la princesse sait, elle sait que s'il mourait, il causerait sa perte. mais elle sait aussi que l'inverse est établi. je pourrais rester comme ça pour l'éternité. après tout, qu'a-t-elle besoin de plus la gamine ? rien vous répondra t-elle. mais que désire la princesse ? tout sera sa réponse sans l'ombre d'un doute. il lui faut contrôler, dominer pour être comblée. un diadème orné de gemmes tel un poème, un dilemme. sofiya elle est blottie dans ses bras. et elle n'en bougera pas. mais elle sait qu'il va falloir se séparer. et que la distance va l'achever. elle n'arrive pas, elle ne peut pas être séparée de sa moitié. mais elle doit terminer de préparer une potion pour le prochain cours. elle veut exceller la poupée. il est l'heure de lire la fierté dans les yeux de ses géniteurs. la princesse n'a pas oublié, ne s'est pas débarrassée des syllabes versées par son paternel. quelques syllabes, quelques brimades dont elle ne peut faire abstraction. la reine des poisons aimerait que pour une fois elle soit admirée, vénérée par ses créateurs. kjartan, tu vas devoir m'aider pour mes expérimentations. inka a encore détruit une de mes productions. elle restait vague la gamine. parce qu'elle sait que les murs ont des oreilles. mais sa moitié a compris, a saisi sans même en savoir plus. la fusion est à son apogée, l'éternité entre leurs mains. et la princesse se détache de son chevalier servant. elle allait ajouter quelques mots mais la sorcière se fait extraire. son avant-bras brusquement empoigné. et la poupée soupire. sa soeur se tient devant elle. mais sofiya ne veut pas, elle ne peut pas la suivre. elle lui en veut encore la gamine. elle est las de lui pardonner, puis de s'énerver sans jamais s'arrêter. un cycle infernal qui agace la princesse impériale. mais l'aînée n'a pas l'air de partager la pensée de la poupée. elle lui ordonne, elle l'assomme avec des mots qui résonnent. sofiya glisse un vain sourire à son âme soeur avant de suivre les traces d'inka. la princesse sait ce que la vipère souhaite. mais sofiya n'en a que faire des excuses de la vasara. u amour réciproque, équivoque. un amour qui suffoque. sofiya donnerait son âme pour inka, elle lui donnerait tout, absolument tout. mais la colère la rendait sanguinaire. un savant mélange qui ne manquerait pas de faire souffrir un empathe. une idée qui germe dans l'esprit de la harpie. la princesse embrasse la joue froide de sa moitié avant de s'en aller. l'aînée est déjà bien avancée. mais la poupée la rattrape en moins de temps qu'il ne faut pour prononcer un sortilège. la lune est devenue maîtresse des cieux. et les ténèbres ont pris possession de la civilisation. mais inka stoppa ses foulées. et elle finit par parler. sofiya écoute avec attention. elle ne comprend pas, elle ne voit pas pourquoi. pourquoi cette leonóra est la raison de toute cette agitation. et puis l'aînée finit par avouer, par confesser ses pêchés. malencontreusement brisé. un rire cynique, ironique, presque hystérique glisse entre les lèvres de la sorcière. mais elle a conscience sofiya. elle sait, elle reconnait que cela s'apparente à des excuses de la part de sa soeur. mais la chair de sa chair a visé le bon panier. les faiblesses de sofiya n'ont aucun secret pour inka. elles partagent bien plus qu'un patronyme. parfois je me demande qui de nous deux est la plus cruelle. mais je crois que jamais je n'aurai de réponse à cette question. et implicitement elle accepte. comment pourrait-elle refuser une telle offre ? ça la démange d'utiliser son bois de rosier. l'aînée s'est déjà avancée, sans même attendre les quelques mots de sofiya, qui dans le vent, se perdent. la princesse s'avance lentement, doucement. elle aime traquer, elle aime chasser la poupée. elle prend son temps, à quoi bon se précipiter ? autant profiter de l'instant. baguette en main, la gamine foule le sol boisé aux côtés d'inka. et ses iris se lèvent au ciel alors qu'elle observe sa sœur. sofiya elle a envie de la laisser courir, de lui faire croire qu'elle a une chance. mais la poupée n'a pas toute la soirée. confringo ! et elle fait brûler du papier. les feuilles prennent feu sous ses yeux. la sorcière à la chevelure dorée a du les remarquer. la poupée a volontairement louper. moi qui ne rate jamais ma cible. elle est cynique sofiya. elle aime savoir qu'elle a le pouvoir. le pouvoir de décider, de trancher, de commander qui mourra et qui vivra.

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It's hard letting go. I'm finally at peace but it feels wrong. Slow I'm getting up. My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed where I rest my head. There's nothing I can see, darkness becomes me.


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MessageSujet: Re: - pretty little gangsters -    Dim 28 Fév - 20:15

Elle marche rapidement et se dirige vers la forêt, c'est devenu presque un rituel, un endroit qu'elle apprécie plus que les autres et où, bizarrement, elle se sent plus en sécurité. La blonde en a assez des regards supérieurs de ses pairs et elle a besoin de respiré, se sentant trop à l'étroit dans cet institut où elle a l'impression de ne pas toujours avoir sa place. Son nom de famille est un fardeau qu'elle porte avec dignité, ignorant les provocations des autres sangs purs, refusant de rentrer dans leur jeu, refusant de se corrompre. Personne ne doit savoir. Alors, entre les immenses arbres, elle trouve une sérénité et un calme dont elle a besoin. Elle en profite pour s'entraîner, tester les derniers sorts qu'elle a pu apprendre, perfectionner les anciens. Leonora magne bien sa baguette mais refuse d'en faire un mauvais usage alors en attendant, elle s'entraîne. Dans la forêt, personne ne la regarde avec dégoût en pensant qu'elle fait partie des traîtres, personne ne l'insulte ou ne lui dit qu'elle et sa famille ne méritent le sang qui coule dans leur veine. Seule, elle se sent mieux, libre. Mais alors que le soleil commence à se coucher et que le vent froid se soulève, Leonora a un pré-sentiment étrange. Elle s'enfonce dans l'obscurité des bois mais tend l'oreille, regarde autour d'elle. Elle n'est pas seule et elle peut le sentir, elle a l'impression qu'on l'observe, qu'on la suit, et elle se refuse à céder à la paranoïa, elle continue d'avancer jusqu'au moment où, derrière elle, éclate la voix d'une femme. Leonora se retourne, découvre à une dizaine de mètres d'elle les silhouettes de deux sorcières. Sa main glisse sous sa couette et elle referme sa main droite sur sa baguette, la serrant, prête à la brandir si besoin. Ses yeux vacillent de l'une à l'autre et elle croit reconnaître les soeurs Vasara, vipères parmi les vipères, monstres cruels assoiffés de sang. Elle fronce les sourcils et fait un pas vers elles. Elle n'a pas peur et elle n'a pas l'intention de faiblir, ce serait mal la connaître, la téméraire et tempétueuse Einardottir ne craint pas le danger. Elle ne peut s'empêcher de se demander ce que les deux soeurs lui veulent, mais elle connaît les Vasara et leur réputation les précède depuis longtemps, fidèles à l'empire et à leurs privilèges. Elle comprend qu'elles sont ici pour elle et que leur rencontre n'est nullement le fruit du hasard. " Les soeurs harpies, que me fait l'honneur de cette petite embuscade ? " demande Leonora avec insolence. Elle s'approche encore et s'arrête à quelques mètres des jeunes Vasara. Elle sait qu'elle n'a aucune chance si les deux sorcières décident de l'attaquer à l'unisson, et si elle pourrait probablement s'en sortir face à une seule, ses chances de s'en sortir face aux deux sont minces. Elle ignore encore ce qu'elles peuvent avoir en tête et les provoquer n'est pas la meilleure idée qu'elle puisse avoir mais Leonora refuse de se replier face à l'ennemi et surtout, elle refuse de perdre sans avoir fait l'effort de se battre. Elle ne regrette pas encore de s'être lancée ainsi seule dans les bois, les soeurs auraient pu la surprendre n'importe où si elles l'avaient souhaité, les moments que Leonora passait seule n'était pas rare, au contraire, elle avait développé un caractère assez solitaire depuis les derniers événements survenus, depuis que sa famille était sous les projecteurs et qu'on attendait le moindre faux pas de leur part pour les assassiner comme les traîtres qu'ils étaient accusés d'être. La blonde tente de rester concentrée, elle observe autour d'elle, attend un mouvement ou une parole de la part de ses rivales. Elle soupire, agacée. " Vous n'avez pas trouvé de cible plus intéressante ? C'est courageux de votre part d'être venues à deux en tout cas... "
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Hiboux : 1264 Avatar : emma watson. Crédits : princess rover (avatar), princess rover (gifs).

Âge : vingt quatre années.
Nature du sang : rebuté, admiré, haï, envié. carmin d'une pureté indéniable.
Statut civil : fiancée (andreas svendsen), union non-voulue que l'on reporte depuis cinq ans.
Patronus : harpie féroce, le caractère retranscrit dans la bête.
Amortentia : l'effluve de la mort, de la débauche et du regret qui s'ensuit.

MessageSujet: Re: - pretty little gangsters -    Lun 7 Mar - 21:52

    
feat sofiya vasara,  Leonóra Einardóttir & inka vasara


Le patronyme les définit. Si elles avaient été mises au monde sous un nom de famille où n'aurait été qu'esquissée sur les faciès l'indifférence, jamais elles n'auraient une réputation sur les épaules. Un fardeau, un châtiment qui prend la forme d'une bénédiction quand les iris s'éclaircissent et laissent les âmes se dévoiler sous les figures qu'elles portent. Vasara résonne entre les murs alors que seuls les murmures se permettent de le prononcer. Dans la discrétion, ils agissent et les on-dits n'ont de cesse d'être répétés. Inlassablement, on émet des hypothèses. On spécule sur la nature de leurs convictions. Que font-ils pour avoir les suprêmes de leurs côtés, si ce n'est un cramoisi qui navigue dans les marbrures violettes et saillantes, ces veines qui dans la singularité, retracent une pureté et une authenticité dans la lignée ? La bonne étoile ou l'épée de Damoclès. Certains y voient l'avantage, les autres des préjudices inéluctables et ineffaçables. Ancrés, imprimés dans l'essence détraquée, les traditions et mœurs se sont enracinées, endiguées dans ces descendances, la progéniture qui veut exceller, qui ne veut que surpasser les prédécesseurs, ces aïeux que l'on ne peut laisser tomber en abandonnant les rites. Les mémoires à honorer, à célébrer en reprenant ce qui individualise les Vasara. Inka ne peut s'empêcher de laisser apparaître sur ses traits, une certaine indulgence et un calme qu'elle ne peut déguiser. La plus cruelle, comme si on souhaitait mettre en scène le concours de celle qui peut remporter la palme de l'inhumaine, l'oscar de l'impitoyable, le trophée de la barbarie. Si Inka ne se considère pas comme féroce et avilissante, les semblables savent que l'habitable de chair abrite des limbes et géhennes, persécutions et tourments qu'elle traduit par la mise en exécution des douleurs. Sur les autres, les cobayes qui dans la coite nuit, broient les sempiternels silences. Vasara, ces tortionnaires, sanguinaires oppresseurs qui s'enserrent dans les ombrages des foules, l'allure bénigne et impuissante qui trompe et mentent à ceux qui se laissent amadoués. Et ceux-là qui, même dans la machination, savent. Que ces créatures sont viles et ignominieuses. Maudites des péchés et vices d'antan, aveuglées par les préceptes inculqués. Et la créature devant leurs yeux en a conscience. Blonde à la carrure élancée, le regard vif et presque imperturbable qui fait étirer l'ombre d'une douce raillerie sur les lippes de l'aînée Vasara. Cette dernière, toise et observe sans piper mot avant de river l'attention sur l'ardeur des feuilles flamboyantes. Les flammes dansent, valsent au rythme irrégulier d'un zéphyr qui frôlent les pommettes. Couleurs carminées qui apparaissent sur les joues et le bout du nez, la fraîcheur d'une soirée réchauffée par la complaisance trouvée dans la tyrannie. Les chuintements de pas sur le sol humidifié la fait détourner du regard l'obligeant à scruter la silhouette féminine qu'elles ont toutes les deux positionné dans leur ligne de mire. Pourtant, Inka reste ainsi. Les bras ballants, le long d'un corps à la posture que l'on remarque fatiguée. Et dans ses paumes, aucune baguette refermée contre des phalanges serrées. Elle est là, dans le semblant d'innocence et d'inconscience, de sécurité inexistante alors que la pâture est armée et prête à se défendre si l'une des deux se jette furieusement à son cou. « Harpies ? » Les mains sont jointes devant, les doigts se mêlent et s'entremêlent dans des mouvements rapides comme pour tenter de réchauffer les extrémités qui manquent de devenir éternellement inanimées. Inka a été appelée par bien des surnoms. Peu glorifiants pour ceux qui ne sont pas habitués, idéalisés et cernés de compliments pour elle. Péjoratifs où elle arrive à dénicher boniments et flatteries. « Que de louanges. Je suis flattée. » Un soupir s'échappe d'entre les lèvres descellées, elle a ce sourcil arqué qu'elle a tendance à surélever dès lors que la redondance et la fastidiosité s'installent, comme l'impression qu'elle ferait mieux d'être en compagnie d'autres. Un autre. Elle ne cille pas et ça l'amuse un tantinet, Inka. Elle ne dit rien, elle ne dit plus rien et laisse la prise s'approcher, dangereusement mais avec une pointe de méfiance que l'on discerne aussi bien dans la gestuelle que dans les prunelles, œillades qui constamment s'implantent dans celles des Vasara. Comme si elle devait impérativement les avoir dans son champ de vision, comme si baisser le menton et par conséquent la tête, n'allait que lui porter préjudice. S'il est vrai qu'elles sont deux contre une, la Einardóttir se méprend sur les intentions d'Inka et cette dernière compte bien lui faire comprendre le pourquoi du comment de sa présence, non pas en rentrant dans des détails qui la feraient fuir, prendre ses jambes à son cou dans la seconde suivie. « Oh ne t'en fais pas. » qu'elle énonce en soulignant ses propos dans un mouvement de main, la gestuelle qui accompagne toujours les réponses. « Je ne suis que spectatrice de ce qui peut arriver par la suite. » Haussement des épaules, légère moue qui dessine l'expression du visage. « Je ne sais néanmoins pas si cela doit être un soulagement, sachant que j'aurais certainement été rapidement lassée et que je t'aurais laissé partir en un rien de temps... » Inka, Inka, Inka. Celle qui ne supporte pas les cris, celle qui ne supporte pas la torture dans le simple but de voir les faciès se tortiller dans une douleur démasquée. « Mais elle... » qu'elle fait en désignant Sofiya dans un geste de la tête sans prendre la peine de continuer ni même de terminer sa phrase. Le suspens qui se veut lourd alors qu'il ne l'est pas, les sous-entendus dans la tirade qui ne laissent pas planer le doute.

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