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 i'll be watching you. (w/ leonid)

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bitch queen
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bitch queen
Hiboux : 312 Avatar : nina constantinova dobreva. Double Compte : vysenia, the commander of death et zorah, the volcanoe. Crédits : @wildworld, (ava)+ elenagilbertsdaily, (gif)

Âge : twenty-three yo.
Nature du sang : high-born. (pureblood)
Statut civil : provocante, séductrice et fatale. la jeune fille a cherché durant quatre ans à ne pas être fiancée. aujourd'hui, après ses blessures, après être passée si proche de la mort, elle accepte. elle le sait, elle sera fiancée. et elle s'en fiche en vérité, elle aimerait juste que ce soit un mariage d'amour, plutôt qu'un mariage arrangé.
Patronus : lionne, fière et dangereuse.
Amortentia : elle n'en a jamais respiré les effluves, de ce fait, elle n'en sait absolument rien.

MessageSujet: i'll be watching you. (w/ leonid)   Mer 24 Fév - 0:44


i'll be watching you.

Elle baisse les yeux vers son manuel. Elle avait beau chercher la solution dans tous les livres que la bibliothèque de l’école pouvait lui offrir, elle n’arrivait pas à en trouver un seul qui l’aiderait sur son problème. Non, aucun ne traitait d’un quelconque remède sur la lycanthropie. Et même les grimoires traitant de magie noire, ne l’aidaient en aucun cas.  La sorcière range le grimoire, avant de se tourner vers une élève. « toi là. » L’élève blonde la foudroie du regard, avant de le baisser vers son livre. « je m’adresse à toi blondie. » L’ingénue lève une nouvelle fois les yeux vers la démone, de manière plus douce quand elle se rend compte de la dragonne qui se trouve en face d’elle. « oui ? » Raya passe une main dans ses cheveux, avant de s’approcher d’elle. « j’ai un devoir à rendre, sur la lycanthropie et sur ses possibles remèdes. » elle lève les yeux au ciel, cherchant dans son imaginaire pour ne pas s’aventurer sur une pente bien trop dangereuse. « j’avais entendu parler d’un grimoire, mais je n’arrive pas à me souvenir du nom.. il traitait de tout un tas d’autres choses aussi. » La blonde se met à pouffer, alors la louve fronce les sourcils. Etait-elle en train de se moquer d’elle ? Oh tristesse. « je te fais rire ? » La sorcière referme son livre doucement, puis inspire. « tu ne risques pas de trouver ce grimoire ici, ou où que ce soit. » Alors elle arque un sourcil l’ancienne divinité stellaire. Elle sourit, et sa voix tendue résonne dans sa gorge. « et pourquoi ça ? » son sourire se veut carnassier, plus que sincère. Louve aux dents acérées et à la langue acerbe. « le seul supposé grimoire relatant de telles choses est celui de raspoutine, hors jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’une légende. » L’Ivanova baisse les yeux vers la table, puis joue avec ses doigts. Elle réfléchit. Il y a toujours une part de vérité dans les légendes, et au fond d’elle-même, elle est certaine que ce grimoire existe. Très bien, il ne lui restera plus qu’à le trouver. Il est sa seule et unique chance. « bref, tu as besoin d’autres choses ou tu comptes retourner à tes fabulations ? » Oh désespoir. La douce immaculée, vient de réveiller la terrible louve. Raya attrape la sorcière d’un bras et la plaque contre un mur. De son bras valide, la princesse attrape le poignet de la blonde et lui retourne en quelques secondes. Elle plaque une main contre sa bouche pour l’empêcher de crier, ou d’émettre un son. « sais-tu qui je suis ? » Elle plonge son regard noir dans celui apeurée de la gamine. « la prochaine fois que tu me croises, baisse les yeux et continue ta route. » elle sourit, machiavéliquement. « oses encore une fois t’adresser à moi de cette manière, ou simplement déposer tes jolies yeux bleues sur moi, et.. » se disant, elle appuie un peu plus fort sur sa prise, constatant qu’elle risque à tout moment, de lui briser le poignet. Elle s’arrête donc dans sa menace, et la relâche. Elle recule la princesse, comme si elle venait d’être témoin d’un crime horrible. Paniquée, elle sort de la bibliothèque et court à travers les couloirs. Elle pousse certains élèves, tente d’en éviter d’autres. Ils se dirigent principalement tous vers le même endroit. Le lieu du repas. Elle n’a plus faim l’insoumise. Elle veut juste prendre l’air. Juste s’éloigner des gens et de leurs bruits. Elle s’arrête pourtant avant d’aller à l’extérieur, car ses oreilles semblent capter un bruit inhabituel. Elle a encore du mal à s’habituer à ses nouveaux sens, comme elle a du mal à faire taire la bête en elle.

Elle se concentre sur les bruits, et c’est cette même concentration qui arrive tout bonnement à la calmer. Faisant redescendre la nervosité et la violence qui l’habitaient. Elle s’avance rapidement, arrivant enfin dans un recoin du château. Là, elle tombe nez à nez avec un élève aux prises avec Leonid. Le futur tsar semble être prit d’une colère noire, et de part les ondes qui s’émanaient de lui, l’hérésie savait qu’il était sur le point d’utiliser des forces bien trop puissantes et obscures. Elle l’enserre avec hargne entre ses bras, afin de l'empêcher de bouger « stop, calme toi. » Il bouge, gigote et rechigne. « calme toi bytchkov, on ne fait pas de scènes en public. souviens-toi de ce que tu m’as dit l’autre fois. » La déesse déchue se tourne ensuite vers l’élève. « et bien, file ! » stupide, elle pouvait comprendre pourquoi Leonid avait décidé de faire passer ses nerfs sur lui. Elle ne relâche pas sa prise, et l’emmène à l’extérieur du château, ne s’arrêtant qu’après cinq minutes de marche. Elle le relâche brusquement, comme si elle venait de se rendre compte de la proximité dérangeante de leurs deux corps, électricité. Elle sent les battements de son cœur ralentir, et sa respiration retrouver son souffle. Elle pose son regard sur lui avec plus de convictions. « bien, ça m’évitera de devoir cacher le cadavre d’un élève dans les eaux du lac. » dit-elle, le plus sarcastiquement possible. « la prochaine fois, préviens-moi, que je puisse éviter de sauver ta peau. tu seras mignon. » elle lui sourit, de ce sourire à la fois enjôleur et malicieux. Elle passe ensuite une main dans ses cheveux, avant de détourner son regard vers le reflet des étoiles sur le lac.

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i can hold my breath, i can bite my to,gue, i can stay awake for days if that's what you want, be your number one. i can fake a smile, i can force a laugh, i can dance and play the part if that's what you ask. give you all i am. i can do it. but i'm only human, and i bleed when i fall down, i'm only human and i crash and i break down.

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maison de baldr
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Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Mer 24 Fév - 16:06


i'll be watching you

⊰ ⊰ ⊰
Leonid était en transe, celle qui vous obsède, qui vous exorcise du bien, il était en pleine lecture, une lecture passionnante, une lecture noire, sombre, ténébreuse qu'il déchiffrait pas à pas. Le mal était écrit entre les lignes, ce mal qui le fascinait tant, qui le forçait à continuer, à s'y plonger tête première. Naïf, innocent, il ne l'était plus. Il avait lu encore et encore des choses, des choses qui dépassaient l'imaginaire et si ces choses l'avaient d'abord choqué, elles ne faisaient que l'obséder encore plus. Comment tuer, comment défaire son âme de son corps, comment torturer, comment vivre plus longtemps si la vie n'est qu'éphémère ? Dans tous ces écrits il lisait la même chose : si l'esprit devait survivre c'était par les arts occultes. La première raison de son plongeon dans la magie noire avait été cette doucereuse et trompeuse raison que les ténèbres le sauveraient de sa peur, de sa plus grande peur. Il n'avait jamais envie de revivre ce qu'il avait vécu auparavant, ces cauchemars liés à sa fin, à celle qui le bouffait tout cru, qui le dévorait, face à ses yeux impuissants et passifs. Mourir n'était pas de son ressort, s'il aimait la solitude, il voulait qu'on se rappelle de lui, qu'on se rappelle de ses faits et gestes, non pas en tant que Tsar, mais en tant que sorcier. Il ferait un très bon scientifique, la créature le sait, elle sait tellement de choses maintenant, qu'il ne se concentre même plus sur l'essentiel. La violence qui le consumait ne faisait plus qu'une bouchée de sa silhouette, si les cernes défiguraient son visage prude, la force de ses bras et de ses jambes se liquidaient de jour en jour. Le duel physique n'était rien pour lui, un légume, un cadavre avant l'heure, transformée par ses escapades nocturnes et ses littératures grossières. Il ne pouvait pas lâcher le morceau, il était hors de question qu'il lâche, qu'il lâche sa passion, sa nouvelle adrénaline, cette excitation. Quand il était tête baissée en train de lire, il ne voyait rien d'autre, ne pensait à rien d'autre, pas même ses responsabilités, ni son rôle, son statut d'héritier. Peut-être que c'était ça qui l'angoissait, d'entendre ces chuchotages malveillants sur la folie de son père, de son étreinte glaciale avec la mort qui viendrait récolter son âme et bien plus. C'était cette folie passagère dont tout le monde parlait et de la manière dont son aîné finirait pas accéder sur le trône, sur ce trône qu'il détestait déjà, qui le forcerait à ne plus vagabonder dans ses écrits, mais de rester coincer, enfermer dans un château, entouré de servants qui l'aduleraient pour ce qu'il n'a jamais été. Un empereur. Comment devenait-on empereur ? Il fallait du charismes, et même s'il méprisait ce mot, Leonid en avait, il paraissait intimidant, cette nonchalance gravée dans ses iris, cette posture décontractée comme tendue, à l'affût du moindre bruit, de la moindre silhouette. Il pouvait passer pour le futur Tsar, il pouvait même endosser le rôle s'il avait la patience. Mais c'était cette paranoïa bouffante, cette paranoïa dévorante et son je-m'en-foutisme inébranlable qui l'éloignaient lentement mais sûrement de sa place, de son statut, de cet héritier qu'on dépeignait comme charmant et autoritaire, cette comédie grotesque qu'il avait envie d'éteindre d'un coup de baguette.

Perdu dans ses plus sombres pensées, il sentit soudain que quelqu'un venait de le bousculer. Il leva les yeux et retomba dans la dure réalité. Un gamin. Un gamin qui le regardait presque de manière désolé, après tout il venait de bousculer le futur Tsar. Leonid encore perdu dans ses macabres réflexions le fusilla du regard. « Excuse-toi. » Le gamin de première année, sûrement, bomba pourtant le torse, ignorant tout de la colère noire qui bouffait Leonid, pourquoi celle-ci revenait-elle toujours, pourquoi ne le laissait-elle pas vivre, pas respirer une seconde ? Elle venait comme elle partait dans les moments les plus inopportuns. « Nous sommes tous les deux fautifs. » Un sourire froid se mua sur le visage du brun, un sourire cruel, un sourire glacial. « Sais-tu à qui tu parles petit impertinent ? » Le première année semble avoir une lueur de défi dans les yeux, celle qui ne s'échappait jamais, insolent, petit insolent. On ne défiait pas un héritier, encore moins un Bytchkov, un Bytchkov qui n'avait aucune patience et qui venait tout juste de ses baigner dans la crasse de la magie noire. Dans la crasse et la perverse magie noire qui le faisait sortir de ses chemins battus. Qui le forçait presque à se perdre dans l'âme de son pire ennemi : la noirceur interne qui se battait depuis son enfance pour enfin marquer son territoire et prendre le dessus sur sa gentillesse et sa patience minime. « Je sais que je ne parle pas encore au Tsar. » Il marqua une petite pause l'insolent. « A voir si tu le deviendras un jour. » Ca en était trop. La fierté fît battre le sang de ses oreilles, alors que le rouge de la colère vint défigurer ses joues et ses yeux. La fatigue, le confinement de ses pensées aujourd'hui eurent raison de lui. Il prit le garçon par le col et le plaqua contre le mur avec force, cette force qu'il ne pensait pas avoir. Il adorait cette adrénaline, qu'est-ce qu'elle lui avait manqué, qu'est-ce qu'il en avait besoin, besoin de cette chose, de cette créature qui sommeillait en lui. C'était seulement en agissant de cette manière qu'il se sentait vivant, plein, fort, imbattable. « Je vais t'apprendre une petite leçon. » Il posa sa main gauche sur le cou du première année, et attrapa sa baguette de sa main gauche. « On va voir si tu feras le malin quand j'en aurais terminé avec toi. »  Il se pencha sur son visage, le gamin étant plus petit que lui. « Premièrement tu courbes l'échine à mon passage. » Il leva sa baguette mais fût arrêté à temps avant d'utiliser le sortilège de l'Impero. Une tornade brune le força à briser son emprise du gamin devenu blanchâtre, pâle comme la glace. Elle lui dit des mots, des mots qu'il ne comprenait pas, mais qui eurent l'effet escompté. Il lâcha le première année complètement et se laissa diriger par la jeune fille. S'il était toujours dans sa transe, il recommençait à prendre ses marques, à comprendre ce qui venait tout juste de se passer, de ce qui venait de l'animer, animer son corps tout entier. Elle l'avait amené dehors, et quand elle dit ses mots, il leva enfin le visage et croisa les yeux chocolats de Raya. Ivanova, son premier béguin, son premier refus, brisure dans sa fierté et haine parfois injustifiée. Mais elle l'apaisait. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Mais elle savait calmer ses maux, sans qu'il ne comprenne comment, sans qu'il ne voit ce qu'elle cherchait à faire en agissant ainsi. Il souffla, comme si cette expiration l'aidait à terminer sa transe, l'horreur qu'il aurait pu infliger sans aucune culpabilité. « Je vois que tu es d'excellente humeur Ivanova. » Il marqua une pause, croisant ses bras sur son torse. « Tu aurais dû me laisser lui faire la leçon, on en venait à la partie la plus intéressante. Le dressage des impertinents, c'est pas ce que tu fais à longueur de journée normalement ? » Il la fusilla du regard, avant de s'apaiser, sans son intervention il y serait encore et Odin seul savait ce qu'il aurait pu lui infliger, jusqu'à où il serait allé, jusqu'à où il aurait pu briser ce gamin sans défense, avec une simple pointe de défi en trop. Il leva les yeux et regarda les alentours, ne voulant pas avoir à fixer les iris de la belle pendant qu'il prononçait ces mots. « Mais merci de m'avoir arrêté... Je ne sais pas si j'aurais pu seul. » Non il n'aurait pas pu, et même si la magie, la force qu'il avait ressenti ne s'étaient pas encore estompées, il ressentait les remords et la peur du non contrôle.

_________________

hello darkness my old friend
I've come to talk with you again, because a vision softly, creeping left its seeds while I was, sleeping. And the vision, that was planted in my brain... still remains within the sound of silence.
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Âge : twenty-three yo.
Nature du sang : high-born. (pureblood)
Statut civil : provocante, séductrice et fatale. la jeune fille a cherché durant quatre ans à ne pas être fiancée. aujourd'hui, après ses blessures, après être passée si proche de la mort, elle accepte. elle le sait, elle sera fiancée. et elle s'en fiche en vérité, elle aimerait juste que ce soit un mariage d'amour, plutôt qu'un mariage arrangé.
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MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Jeu 25 Fév - 16:51

Son palpitant bat la chamade, alors que ses yeux pénètrent les cieux. Soleil nocturne, astre stellaire. Elle ne peut s’empêcher d’admirer la beauté incandescente, de cette nouvelle divinité qui la régie. L’insoumise est devenue soumise, enchaînée à Nyx la déesse de la nuit, terrible messagère de mystères et de mort. Elle en est devenue son esclave, sa chienne. La princesse s’est évanouie, pour laisser place à l’ogresse. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une faille dans sa carapace. Elle est cette autre, le reflet qu’il lui arrivait d’apercevoir dans ses pires cauchemars. Elle est devenue sa plus grande peur. La chose qui l’a toujours le plus rebuté. Elle en était venue à se détester elle-même, la guerrière. Venue à détester ce qu’elle était devenue par la faute de cet autre noble, de ce Svendsen. Elle s’était demandé s’il s’agissait du karma, si, par le plus grand fruit du hasard son destin l’avait lié à lui ce soir-là alors qu’elle lui volait sa virginité. Si le mal qu’elle lui avait fait, lui était désormais retourné. Tout venait avec un prix. Elle en avait toujours été consciente. Sa naissance même, avait été un prix à payer. Et elle en avait souffert, la princesse des glaces. Elle en avait souffert alors que sa sœur aînée, n’avait jamais été là pour elle. Elle en avait souffert, alors que cette dernière avait toujours tout fait pour l’endurcir, d’une bien drôle de manière. Comme une maltraitance pour laquelle on trouve une excuse. Mais elle ne s’en était jamais plainte. Même lorsqu’elle en avait eu l’occasion, même lorsqu’elle aurait pu blâmer sa sœur de toutes les choses inimaginables qu’elle avait pu lui faire, Raya était resté fière et suffisante. Elle n’avait jamais voulu passer pour une victime, et ne le ferait jamais. Tout du moins, c’était ce qu’elle s’était toujours dit, jusqu’à sa dispute dernière avec Nikolaj. Dispute, où elle lui avait dévoilée une partie de son mal-être. Elle le savait pourtant, elle n’était pas seule à avoir eu des problèmes dans sa vie. Et Leonid en était un exemple bien concret.

« je vois que tu es d'excellente humeur ivanova. » La sorcière se retourne vers lui, un sourire séducteur sur les lèvres. Bien au contraire, la catin était nerveuse. Les effets de la lune agissaient toujours sur elle, et elle sentait au creux de son palpitant, naître une nouvelle tension. De plus, comme Leonid, elle venait d’échapper à un combat perdu d’avance. Un combat qui laisserait l’être qu’ils étaient, se laisser happer par la bête. Raya avait réussi à fuir, à s’échapper. Elle avait réussi à l’éteindre un petit instant, mais elle le savait, la créature était toujours là. Toujours prête à sortir les crocs et à hurler ses poumons aux astres ténébreux. « tu aurais dû me laisser lui faire la leçon, on en venait à la partie la plus intéressante. le dressage des impertinents, c'est pas ce que tu fais à longueur de journée normalement ? » Elle se met à jouer avec une mèche de ses cheveux, tirant légèrement sur son anglaise. La boucle s’enroule autour de son doigt, avant qu’elle ne tire légèrement et qu’elle rebondisse, tel un ressort. Elle sourit, de ce sourire à la fois narquois et enjôleur, signature personnelle de l’Ivanova. « la partie la plus intéressante? autrement dit celle qui t'aurait fait perdre les pédales. »Elle pouvait comprendre son désir, cette obsession qui l’habitait. Étudiante en luft, la jeune femme cernait parfaitement les enjeux que provoquait la magie noire sur les sorciers qui la pratiquait de manière excessive. « ne m’en veux pas, mais je pense que tu devrais laisser ce genre de choses aux experts. tels que lazar, moi ou alexa par exemple. » Elle avait failli rajouter son frère. Mais elle s’en était abstenue, ne tenant pas à rendre le futur tsar plus énervé qu’il ne l’était déjà. Son statut, ne représentait rien aux yeux de la démone. Elle le considérait comme n’importe quel autre membre d’une famille royale, si ce n’est que, contrairement aux autres, la sirène le considérait presque comme son égal. Ce qui était un bon point. La divine continue de le fixer, tout en se rapprochant légèrement de lui. Le regard fuyant, il n’ose pas poser ses yeux dans les siens. Alors la déesse baisse légèrement les yeux, perturbée par leur nouvelle relation. Elle se pose des questions, ne sait plus quoi penser. « mais merci de m'avoir arrêté... je ne sais pas si j'aurais pu seul. » Elle plisse légèrement les lèvres puis passe une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle comprenait ce qu’il ressentait, car elle le vivait aussi. Contrairement à lui cependant, elle avait réussi à s’arrêter, quelques minutes plus tôt. Manquant malgré tout de casser le poignet de cette élève à la langue, elle aussi, bien pendue. Elle détestait l’impertinence et l’insolence, et se croyait seule à pouvoir en user. Elle comprenait donc, que Leonid ait perdu ses moyens. Se soit laissé emporter par la bête, bien différente de celle de la princesse mais pourtant si similaire. Elle le comprenait, et c’était peut-être ça qui avait fait qu’elle s’était confiée à lui lorsqu’il lui avait parlé de ses penchants obscurs. Elle trouvait désormais en sa présence, quelque chose de rassurant et d’agréable. Elle n’avait pas besoin de lui parler, de lui raconter sa journée ou de lui proposer d’aller embêter deux ou trois sang-mêlés. Non, elle avait juste besoin qu’il soit là. Et ça lui était suffisant. Sentiment étrange, qui s’était installé en elle. Elle qui pourtant, s’était interdit de ressentir après avoir jugé ça inutile. Elle balaie ses idées de sa tête, d’un simple mouvement. « on est quitte maintenant, non ? » Elle s’assoit dans la neige et inspire. Son regard toujours rivé vers le lac, illuminé de milles joyaux. Elle ne savait pas ce qu’elle trouvait le plus beau. Le reflet des constellations, ou celui du terrain enneigé. Elle se tourne vers le futur tsar, plonge son regard dans le sien. « tu dois te souvenir de quelque chose, à chaque fois que tu as un épisode comme celui-ci. » sage, douce dans ses propos, elle ressemblait à raya la candide. Raya la généreuse, Raya l’altruiste. Mais aussi Raya la courageuse et la loyale, celle sur qui l’on pouvait réellement compter. Celle qui vous faisait vous sentir bien, avec une simple phrase, un simple sourire. La divinité stellaire. « nous ne sommes pas nés comme ça, ce sont les épreuves de la vie qui nous ont rendu ainsi. » Elle passe une main dans ses cheveux, continue de fixer Leonid, avant de baisser son regard vers ses lèvres puis de remonter vers ses yeux d’une beauté mystique. « nous ne sommes pas nés maléfiques, ce n’est pas qui nous sommes. » Elle retient son souffle, puis se tourne vers le lac. « même si, soyons honnête, être mauvais est terriblement orgasmique. » Un sourire malicieux peint sur les lèvres de la déchue, elle donne un léger coup d’épaule à Leonid.

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Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
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MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Jeu 25 Fév - 19:22


Leonid était un prince sans couronne, puissant sans encore l'être et son innocence, l'innocence de croire que ses actions n'auraient aucun effet, autant sur sa vie que sur celles des autres, lui voilait la face. Il ne voyait pas clairement, c'était comme si la brume, celle qui le tenait éveillée lors de ses cauchemars continuait à s'épaissir, continuait à se muer, muer jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien voir. Jusqu'à ce que la mort l'emmène, jusqu'à ce qu'elle ne récolte son âme, celle encore apeurée, celle d'un gamin oublié, d'un gamin battu, qui ne cherchait qu'une seule chose : la paix, alors qu'il s'infligeait l'enfer. Il s'incriminait lui-même sans même s'en rendre compte, pourquoi ? Pour la simple raison qu'il ne comprenait rien, qu'il était perdu, qu'il ne voyait jamais la réelle voie, celle qui l'aiderait, celle qui ferait de lui ce que tout le monde pensait voir : un empereur, un homme sûr de lui-même, un homme capable. Mais quand avait-il été capable ? Jamais sûrement. Leonid était décevant, il se décevait toujours plus, de jour en jour, il avait l'impression de dépasser ses limites, les limites de la déception. Tout ce qu'il faisait, cette passion loufoque et perverse, cette fascination pour le mal, toutes ces choses le rendaient irritable, irascible, indéchiffrable. Car, Leonid était indéchiffrable, il l'avait toujours été. Ce pauvre gamin qui ne décryptait que ténèbres et qui ne savait comme décrire lumière. Un gamin perdu, penchant vers le satanisme, le blasphème si violent, mais si doux à la fois, cette voix qui lui disait de continuer, de poursuivre son chemin, de finir avec cette créature dans la tête et dans le cœur, cette créature indomptable. Cette créature qui ne désirait que sang et colère. La colère il l'avait toujours eu, contre son père, contre son frère, contre le monde entier, contre la vie, contre la mort, contre lui-même. Elle le suivait, cette rage incompréhensible, cette rage qui s'était d'abord manifestée contre sa mère, puis son père, puis son frère, puis sa fiancée, puis Raya. Ils avaient tous dégusté à l'introversion de Leonid, son sarcasme sans ménagement, sa haine plate et froide, ce choc électrique quand il se braquait. Il ne parlait pas beaucoup, jamais ne tentait-il de converser, de donner son point de vue ou encore d'exprimer ses émotions. A ses yeux ce n'était que de simples bourrasques obsolètes, des envies, des désirs, des ambitions qui ne mèneraient à rien. Il vivait dans un monde de défaitisme, de lâcheté, alors il avait enfilé ces traits, qu'il traînait, qu'il traînerait sûrement jusqu'à son ascension, puis jusqu'à sa mort. L'optimisme n'était pas de son ressort, il n'incriminait personne d'autre pour son comportement, mais le monde, l'atmosphère dans laquelle il vivait, avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Un bougre, victime de sa propre passivité.  

Il vrilla son attention vers la carnassière Raya, celle qui avait su dompter un cœur indomptable, qui avait su dresser la bête, mais qui l'avait si violemment repoussé. Elle l'avait repoussé, fait de lui cette victime de sa propre dignité. Il ne lui avait jamais réellement pardonné, peut-être parce qu'elle l'avait blessé, alors qu'il s'était plus ou moins ouvert à elle. Mais maintenant qu'elle était là, maintenant qu'ils avaient besoin de l'un et l'autre pour s'apaiser, la rancœur s'étouffait et s’essoufflait. « la partie la plus intéressante? autrement dit celle qui t'aurait fait perdre les pédales. » Il rit, il rit le vile, parce qu'il savait qu'il perdrait encore les pédales, que ce n'était pas la première, ni la dernière fois. Qu'il devrait faire face à la même rengaine, au même jeu, à la même rage qui le suffoquait par ce sentiment de plénitude. « ne m’en veux pas, mais je pense que tu devrais laisser ce genre de choses aux experts. tels que lazar, moi ou alexa par exemple. » Cette fois-ci il pouffa de rire, son jumeau, Yagor, faisait parti de ces malfrats, de ces gens qui aimaient persécuter, mais peut-être qu'il était lui aussi persécuteur, comme persécuté. Persécuté par ses idées, par le peuple, par son père et pire encore par son frère jumeau. Ils étaient entraînés à déverser leur colère sur les plus faibles, Leonid était dans le contrôle, dans la logique, la logique la plus ferme, la plus inébranlable. Mais il perdait visiblement de sa force, de cette dureté, de sa passion pour la logistique, pour la passivité. Il était impuissant à son sort, impuissant à ses états-d'âme. « on est quitte maintenant, non ? »  Sirène perfide violentée par sa propre malédiction, Raya avait tellement changé, Raya était devenue autre, était devenue fascinante comme intimidante. Douceur et gentillesse gommée par ses grâces manipulatrices et menteuses. Gracieuse mais prise au piège par ses propres erreurs. Erreurs qu'elle payait à chaque pleine-lune, à chaque fois qu'elle voyait l'alter-ego du soleil brillé en ses cieux. « tu dois te souvenir de quelque chose, à chaque fois que tu as un épisode comme celui-ci. » Un épisode. Bel euphémisme pour réellement nommer ce qui lui arrivait à chaque fois qu'il perdait les pédales, qu'il perdait son humanité, son envie d'être normal, d'être passif face à la cruauté perfide de sa fascination. « nous ne sommes pas nés comme ça, ce sont les épreuves de la vie qui nous ont rendu ainsi. Nous ne sommes pas nés maléfiques, ce n’est pas qui nous sommes, même si, soyons honnête, être mauvais est terriblement orgasmique. »  Elle avait raison, Leonid en avait conscience, mais quelque chose lui disait qu'il était peut-être né avec cette malédiction, que son devoir avait toujours été de se pencher sur les arts occultes, de lire d'anciens manuscrits de potions, d’alchimie qui ne voulaient que la mort des autres, que sa destiné avait toujours été de s'éteindre dans cette magie indéchiffrable. Elle n'avait pas d'autre choix que d'accepter cette sentence cruelle, lui avait tous les choix, tous les choix du monde d'arrêter, de tourner la page et de se concentrer sur des choses importantes. Mais pour lui, ces choses là étaient inintéressantes, elles l'avaient toujours été. « Je ne perds jamais les pédales Ivanova. » Il aimait l'appeler par son nom de famille, ça la rendait impersonnel, ça la rendait humaine, mais loin de lui, parce qu'il avait peur de la laisser entrer, de la laisser s'immiscer dans sa vie comme il l'avait autrefois autorisé à le faire. Non, il ne voulait pas, s'il aimait sa proximité, il en avait également un peur bleue. « Je ne suis pas maléfique, ni mauvais, et je ne pense pas que je sois devenu ce que je suis à cause du temps. » Il marqua une pause, une courte pause pour rassembler ses idées. « Je suis ce que je suis depuis la naissance. Je n'ai rien du futur empereur. Et ce que j'ai fais tout à l'heure, j'ai aimé ça, j'ai adoré même. Cette adrénaline, ce contrôle. Je m'en suis délecté. » Il avait eu cette réalisation il y a quelques secondes et ne l'avait jamais réellement avoué à haute voix alors que c'était quelque chose qu'il savait, qui paraissait si naturelle. « Et s'il le faut je le referais peut-être, parce que c'est moi. Je l'accepte, je l'accepte que j'ai changé, que j'ai fait de moi la créature que j'ai toujours pensé être. » Il la regarda dans les yeux, droit dans ses yeux chocolats, il espérait peut-être pouvoir y trouver un support, quelqu'un qui l'aiderait dans sa folie, dans sa transe passagère. Il se mentait à lui-même, il ne voulait pas, plus être cette personne névrosée, lunatique. « Et tu ne peux rien changer à ta situation Raya. Tu ne peux que l'accepter, l'assumer, mais je veux t'aider. Pourquoi, je ne sais pas. Mais je veux t'aider. » Trouver un remède, quelque chose ? Oui, pourquoi pas. Pourquoi faire ça, pourquoi le faire alors qu'elle lui avait fait du mal ? Il ne savait pas, peut-être qu'il était devenu fou.

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Hiboux : 312 Avatar : nina constantinova dobreva. Double Compte : vysenia, the commander of death et zorah, the volcanoe. Crédits : @wildworld, (ava)+ elenagilbertsdaily, (gif)

Âge : twenty-three yo.
Nature du sang : high-born. (pureblood)
Statut civil : provocante, séductrice et fatale. la jeune fille a cherché durant quatre ans à ne pas être fiancée. aujourd'hui, après ses blessures, après être passée si proche de la mort, elle accepte. elle le sait, elle sera fiancée. et elle s'en fiche en vérité, elle aimerait juste que ce soit un mariage d'amour, plutôt qu'un mariage arrangé.
Patronus : lionne, fière et dangereuse.
Amortentia : elle n'en a jamais respiré les effluves, de ce fait, elle n'en sait absolument rien.

MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Ven 26 Fév - 15:24

Elle se souvient de cette nuit où elle a été mordue. Elle se souvient de ce bal, grandiose. Bal auquel elle n’avait assisté que quelques heures. Pourtant friande de ce genre de réceptions, la stellaire avait préférée s’éloigner lorsqu’elle avait vu la silhouette masculine du Svendsen. Il avait toujours eu ce petit quelque chose, qui avait attiré la princesse. Un je ne sais quoi, qui le rendait différent. Aujourd’hui elle savait, aujourd’hui elle comprenait. Elle comprenait qu’elle avait été attirée par la créature, et non par l’être. Parce que Raya n’avait jamais été attirée par le genre de personne comme Nikolaj. Raya, elle, avait besoin d’être dans les bras de quelqu’un qui pourrait la protéger. Raya, elle avait besoin de bras fort et d’une prestance sans égale. Elle avait besoin d’un charisme capable de faire fondre l’acier. Elle avait besoin de quelqu’un d’influent, quelqu’un qui saurait la maîtriser tout en faisant réagir la lionne qu’elle avait toujours été. La Valkyrie, la guerrière. Raya, elle avait besoin de vivre un amour qui la consumerait. Un amour passionnel, qui la ferait autant souffrir que la rendre merveilleuse. Elle avait besoin d’être avec quelqu’un qui la sublimerait. Et elle pensait avoir trouvé ça avec Kol. Kol le grand, Kol l’ambitieux. Kol qui avait fini par détourner son attention de l’étoile, pour se diriger vers l’astre glacial qu’était Avigail. Cela avait sonné le glas, l’écho lointain et brumeux venu réveiller les ténèbres dans le cœur de l’Ivanova. Comme un déclic, comme un bouton sur lequel appuyer, ses émotions s’étaient dissipées. Son cœur s’était noirci. Vile succube qu’elle était devenue. Sa lumière s’était éteinte. Elle se plaisait parfois à repenser à celle d’avant, la douce Raya. La lumineuse et scintillante Raya. Déesse des étoiles et de la lune. Princesse aux intentions pures. Elle ne voulait pas l’avouer, mais cette sorcière-là lui manquait. Elle lui manquait même terriblement, et la catin qu’elle était devenue l’éloignait de plus en plus du souvenir agréable que jadis, elle avait été. Sa morsure, aussi invisible désormais était-elle, l’avait souillée. Grossièrement, la déesse s’était sentie plus que salie, violée. Et pas un jour ne passait, sans qu’elle ne pense à la marque que le démon de la nuit lui avait fait, à la marque que ce loup avait laissée sur son teint basané.

« je ne perds jamais les pédales ivanova. » sa voix brise le silence, rugissement lointain. Froide et charismatique, la voix de Leonid eu don de sortir la louve de ses nostalgies. Elle fronce les sourcils puis sourit. Elle aussi, elle s’était menti à elle-même ces derniers mois. Ces dernières années même. Au moment même de son changement. Parce qu’en vérité, elle savait qu’elle n’était qu’un mensonge, une illusion. Mais elle avait fini par croire à cette illusion, comme toutes les personnes autour d’elle. Elle avait réussi à faire croire que la douce Raya n’était plus, que la faible candide, n’était qu’un lointain souvenir. Qu’aujourd’hui, elle était cette hargne, cette dragonne au souffle froid et perfide. Mais c’était un mensonge. La sorcière avait juste tellement menti, elle s’était tellement réfugiée auprès de ses démons, qu’elle ne savait juste plus comment redevenir celle qu’elle était. Mais cette dernière était toujours là, cachée dans la plus haute tour de son palpitant, dans un cortex couvert de ronces et d’autres éléments piquants et impénétrables. Parce qu’elle n’était pas prête à revenir, elle n’était pas prête à redevenir qui elle était. Le saurait-elle de toute façon ? Parviendrait-elle à le faire ? Rien était aussi certain. « je ne suis pas maléfique, ni mauvais, et je ne pense pas que je sois devenu ce que je suis à cause du temps. » Alors qu’était-il ? N’avait-il pas été happé par les forces des ténèbres ? n’était-il pas en train de devenir un mage noir en puissance ? Raya était certaine que s’il continuait sur cette pente, il risquait de ne plus jamais en sortir. A vrai dire, elle ne savait même pas si ce n’était pas trop tard. Mais qui était-elle pour penser ça ? Elle, qui désormais voulait elle-même être sauvée de tant de choses. De sa malédiction, et de ce qu’elle était devenue. Parce qu’elle se pensait presque prête, presque prête à ressentir à nouveau. A aimer et à être aimée. A être heureuse et à rendre heureux. « je suis ce que je suis depuis la naissance. je n'ai rien du futur empereur. et ce que j'ai fais tout à l'heure, j'ai aimé ça, j'ai adoré même. cette adrénaline, ce contrôle. je m'en suis délecté. » Elle comprend l’insoumise. Elle comprend ce qu’il veut dire et ce qu’il ressent. Parce qu’à chaque transformation, à chaque montée d’adrénaline, elle ressent exactement la même chose. Elle s’était renseignée et avait entendu parler d’un lycanthrope, capable de résister aux effets de la lune. Non pas parce qu’il avait trouvé un remède, comme celui que la catin désirait tant obtenir. Mais parce qu’il avait accepté la bête en lui, parce que désormais il la contrôlait. La lune n’était plus néfaste, elle était sa quintessence. Il n’était plus soumit à elle, il en était devenu son allié, son gardien. Son époux et son âme-sœur.  Il était capable de sortir ses griffes en plein jour, et il était cet hybride. Un homme à demi-loup. Pas un loup dans un corps d’homme. Il avait embrassé sa nouvelle nature, et en était ressorti plus fort. La belle hésitait. Entre cet attrait à la puissance, et le remède. Qui lui permettrait de se sauver, d’être à nouveau celle qu’elle était. Elle ne pourrait pas choisir, tant qu’elle n’aurait pas les deux possibilités en main, et pour cela, il fallait qu’elle retrouve le grimoire de Raspoutine. Et pour ça, elle avait déjà quelques pistes. « je ressens exactement la même chose. mais.. » Elle cherche ses mots, hésite à avouer le fond de ses pensées les plus secrètes. « cela me donne aussi un sentiment de peur et de danger, et on sait tous ce qu’il se passe quand je me sens en danger. de mauvaises choses arrivent. »  Elle baisse les yeux, puis il plonge son regard  noir dans ses yeux à elle. Brillants de milles constellations, de voies lactées et de galaxies. La déesse des étoiles vivait toujours en elle, charismatique et sulfureuse. D’une beauté transcendante et singulière. « et s'il le faut je le referais peut-être, parce que c'est moi. je l'accepte, je l'accepte que j'ai changé, que j'ai fait de moi la créature que j'ai toujours pensé être. » Elle ne peut se résoudre à le croire, même si au fond d’elle, un combat se joue. Parce qu’elle comprend son sentiment, sa sensation. Elle comprend qu’il puisse jouir de l’être qu’il est devenu. Mais paradoxale, la guerrière se bat toujours contre ce sentiment. Elle ne sait pas si elle peut accepter la créature qu’elle est devenue, aussi puissante que cette dernière se trouve être. Elle ne voit en elle, qu’une bête sanguinaire et assoiffée de sang. « et tu ne peux rien changer à ta situation raya. tu ne peux que l'accepter, l'assumer, mais je veux t'aider. pourquoi, je ne sais pas. mais je veux t'aider. » Elle fronce les sourcils et plisse les lèvres. Soumise par ses émotions naissantes, elle se laisse porter par elles. Alors doucement, elle approche sa main du visage du ténébreux, et en caresse délicatement sa joue. Attention, dont elle n’en connait pas les conséquences. « je ne suis pas certaine de pouvoir l’accepter, leonid. cette chose, cette créature. elle refait naître en moi des choses que j’avais complètement oubliée, une humanité enfouie derrière des couches de glaces et de paraître. » Elle retire sa main du visage du sorcier, baisse les yeux avant de les plonger à nouveau dans l’océan de noirceur que sont les siens. « je n’ai pas l’impression que la louve en moi me rende plus puissante, bien au contraire. j’ai l’impression, qu’elle me rend faible. et je ne peux pas me le permettre, je ne peux pas l’accepter. » Elle passe une main dans sa longue chevelure, avant de sourire tristement à Leonid. « tu penses vraiment, qu’après toutes les choses que j’ai pu faire autour de moi. après tout le mal que j’ai pu te faire, je mérite d’être sauvée? que.. je mérite ton aide ? »

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Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Mer 2 Mar - 3:28


Leonid observera la louve, la vilaine cantatrice, la mégère avec ses yeux analyseurs, il cherchait à y trouver une faiblesse, une soumission quelconque à cette malédiction qui la tracassait. Si lui était dévoré par bien d'autres choses, il se sentait stupide, stupide de croire qu'il était le seul à souffrir, le seul à ne pas se comprendre, à ne pas pouvoir lier les bouts, il avait cependant le choix, le choix de s'éloigner de son trou noir. Raya devait apprendre à vivre avec, à vivre avec la souffrance, le changement flagrant dans sa personnalité, le danger qu'elle représentait aux yeux de tant. Le jeune homme avait toujours cherché à comprendre les raisons d'un loup, ces obsessions nocturnes, ce don, cette mutation pourtant malédiction, il avait toujours été fasciné par ces bêtes féroces qui ne reconnaissaient pas même leurs pairs, leur seule soif étant celle du sang, et de la mort. La mort macabre, cette danse auprès de la lune, celle qui les soumettait à leur pire châtiment, à la pire des punitions. Leonid avait peur, peur de tant de choses, mais pas des loups, ni d'autres mutations, il avait toujours cru que ces choses rendaient une personne originale, une personne qui sortait du lot, une personne avec la force, la force d'être différente. Il voyait maintenant, en se retrouvant face à une victime de la lune, que cette chose qu'il avait cru, pour qui il avait nourri un fascination perverse, n'était en fait, encore une fois, que le fruit de ses mécaniques rouillées, de cette mécanique qui l'épuisait, ses méninges surchauffaient, pensaient, réfléchissaient de la manière la plus illogique, de la manière la plus imprévisible. Alors que d'autres auraient peur, il ne se sentait absolument pas en danger face à la furie qu'était Raya, la Ivanova ne lui faisait pas peur, au contraire, il avait l'impression, lui aussi, d'être une créature, d'avoir été métamorphosé, changé pour devenir quelque chose d'autre, pire ou meilleur, il ne savait pas réellement, mais le changement avait opéré, et peut-être que finalement il devait se faire une raison et accepter cette sentence. La punition de ses propres actions, de cette ambition assoiffée pour le savoir et les ténèbres. Les ténèbres, mais peut-être que son altercation avec les ténèbres n'était que celle de deux vieux amis, il avait manqué, manqué cette adrénaline pendant tant d'années, pendant tant d'années il s'était forcé à rester droit, à utiliser sarcasme et ironie pour se sortir de situations désavantageuses, maintenant il savait tant de choses, il savait comment repousser quelqu'un avec son simple esprit, sans même utiliser de mot. Un coup de baguette et il pouvait tuer, torturer, un simple livre de potions et il pouvait empoisonner quiconque cherchait à vouloir le détrôner. Le pouvoir en main, mais la peur dévorant ses tripes. La peur de sombrer, de finir par devenir un Hermite, une créature apeurée par le jour, par le peuple, par  la vie. Par ses responsabilités qui gravitaient au-dessus de lui comme un doux rappel de ce qu'il était, un héritier, et non pas un mage noir, non pas un grand sorcier. On le connaîtrait pour ce vile politicien qu'il n'était pas, on le connaîtrait pour avoir été empereur, pour avoir causé guerre et paix. Mais son nom ne serait pas inscrit comme il el souhaitait. Leonid voulait qu'on le connaisse pour son intelligence, pour sa manière de chercher, et de trouver de nouvelles manières de révolutionner un monde bien trop pur, bien trop simple à ses yeux. Il voyait déjà les brasiers s'élever, le feu dévorer les maisons des mécréants et des innocents. Il ne le voulait pas. Mais le voulait d'autre part.

Pourquoi voulait-il aider Raya ? Il ne trouvait pas réellement de réponse à cette question pourquoi aider celle qui l'avait si violemment repoussé ? L'Homme en général fonctionnaire sur des lignes fragiles, sur une corde qui se briserait à tout moment et Leonid faisait parti de ces hommes qui aimaient toucher le danger, le provoquer, et pourquoi pas même le délivrer. Même s'il ne se faisait pas d'illusion, qu'il pouvait toujours chercher un remède, quelque chose pour la soulager, il n'y parviendrait pas, mais pourrait toujours chercher. « je ressens exactement la même chose. Mais.. cela me donne aussi un sentiment de peur et de danger, et on sait tous ce qu’il se passe quand je me sens en danger. de mauvaises choses arrivent.  » Il comprenait ce qu'elle voulait dire, il avait l'impression que c'était quelque chose qui se produisait si souvent, que la vie des autres pourrissaient sous l'influence d'une seule et même personne. Leonid avait pourri la vie de tant de gens, les avait poussé dans ce trou noir sans ménagement, sans vraiment réfléchir aux conséquences, il était un malfrat, un malfrat plus manipulateur qu'il ne l'avait songé. Peut-être que c'était ça son châtiment, d'être égoïste, un égoïste malheureux qui voulait partager sa frustration à tous, par tous les moyens qui lui étaient invoqués. Le danger, la peur, qui résultait finalement en haine, ils aimaient se braquer, dire non au monde, prouver leur dureté par la carrure froide et glaciale qu'ils s'étaient tout deux construits. Des idiots, ils étaient des idiots. Des idiots qui n'assumaient en rien leurs anomalies. Après ce discours courageux, ce discours brave qu'il essayait de lui conseiller tout en usant pas de cette sagesse éphémère, elle glissa sa main sur sa joue, s'il eut d'abord un mouvement de recul, il ne broncha pas et la regarda dans la plus profondeur de ses prunelles, cherchant à déceler la méchanceté qui l'avait accaparé. Il se demandait aussi ce qu'elle voyait dans ses yeux à lui, la souffrance ? Le mal-être et l'incompréhension ? « je ne suis pas certaine de pouvoir l’accepter, leonid. cette chose, cette créature. elle refait naître en moi des choses que j’avais complètement oubliée, une humanité enfouie derrière des couches de glaces et de paraître. » Le contact qu'il se languissait fût brisé, elle baissa les yeux, cherchant peut-être ses mots, quoi dire, quoi faire. Perdue. Ils étaient tout deux perdus, tout deux perdus dans les ténèbres de leurs pensées. Âmes torturées par leurs méfaits, par l'humanité qui s'éteignait, par les étreintes maléfiques de leurs rouages envenimés, se laissant aller à leurs corps, à leurs plus sombres désirs, ne cherchant pas même à s'accrocher à la réalité. Créature, bête féroce ou bien des saints, peut-être qu'ils étaient l'un et l'autre ou bien plus encore. Peut-être qu'ils étaient juste perdus, peut-être qu'ils croyaient être de viles mécréants pillant les cœurs et les joies des autres à leurs passages furtifs mais inoubliés. Torturés par leurs esprits, leur conscience inhabité, leurs ambitions obsolètes, mais influencés par les sombres désirs, par les sombres violences qui les animaient. Gamins aux cœurs déchus, gamins aux idées reçus, gamins à responsabilités, gamins à la culpabilité bafouée par le temps et par leurs actions. C'était ce qu'ils étaient. Deux gamins, deux gamins qui se cherchaient et qui voulaient s'épauler dans des épreuves difficiles alors que rien n'était censé les relier. Une attraction peut-être, une proximité demandée, une proximité comme envoûtante, comme naturelle. Une proximité pourtant qui fît reculer le garçon, les yeux chocolats de la mégère perçant sa carapce d'acier, perçant ce magnifique velour brumeux qu'il avait formé au court des dernières années. Vile cantatrice. Vilaine louve. « je n’ai pas l’impression que la louve en moi me rende plus puissante, bien au contraire. j’ai l’impression, qu’elle me rend faible. et je ne peux pas me le permettre, je ne peux pas l’accepter. » La faiblesse n'était que mensonge, l'esprit était fort, l'esprit était bien là, il était juste influencé par la noirceur de ses peurs, effrayée par son propre reflet, le loup la rendait plus forte, sa soumission à la lune accaparait ses sens, mais pas ses actions. Elle devait contrôler, elle devait pouvoir s'attacher à la réalité. Il était si simple de dire, mais si peu d'agir. Leonid comprenait, il comprenait si bien. Ses songes mêlés à la folie perverse de ses passions. Ca le dérangeait, ça le démangeait de comprendre la femme qui se trouvait en face de lui, la gente féminine n'ayant jamais réellement fait pour l'aider, pour accaparer son esprit. Sa mère, ses esclaves, elles étaient toutes faibles, faibles et soumises. Il ne voulait, il ne laisserait pas Raya se soumettre à quiconque encore moins aux avis des autres.  « tu penses vraiment, qu’après toutes les choses que j’ai pu faire autour de moi. après tout le mal que j’ai pu te faire, je mérite d’être sauvée? que.. je mérite ton aide ? » Le garçon ricana. Il ricana parce qu'il aimait sa manière de penser. Si ses actions devaient être jugés, il était loin de la rédemption, du pardon de ces dieux nordiques, il était loin d'obtenir une voie qui la rapprocherait du vrai, et du bon. L'aide, son aide n'était que plus toxique, il ne ferait rien de bien dans sa vie, il ne serait qu'un vulgaire mécréant, laissant couler l'ancre à ses pieds, tout en la regardant sombrer. Mais peut-être que c'était ce dont il avait besoin, regarder Raya sombrer avec lui, pour différentes raisons, mais des raisons si similaires aux siennes. « Je ne suis pas ton psychologue Raya et malheureusement je ne serais pas celui qui te dira que la rédemption est chose acquise. » Il marqua une brève pause, peut-être qu'elle méritait sa dureté, peut-être qu'elle méritait la froideur de ses mots. Mais Leonid ne cherchait pas à être méchant, il cherchait à être franc, à être honnête, chose qu'il n'avait pas faite depuis bien des semaines. « Je veux dire par là que personne n'est capable de te dire si oui ou non tu mérites de l'aide. Tu es la seule à savoir si tu veux évoluer, si tu veux faire quelque chose de ta situation. » Il s'approcha d'elle, cette fois-ci vrillant ses yeux dans les siens. « Je t'ai déjà vu plus battante Ivanova, je t'ai déjà vu prendre le taureau par les cornes et faire face à tes démons. Alors vas-y, fais face à ce qui te fait peur, à la faiblesse de la bête, et la force de la louve. » Il s'éloigna, presque titubant par le contact invisible entre les deux corps attirés par les besoins charnels. Il s'éloigna de quelques pas, tout en ne lâchant pas sa vision de son visage. « Et qui suis-je pour te dire si tu mérites mon aide ? Si tu te crois dangereuse Raya, je suis toxique et rien de bon pour toi. Mais je crois qu'on a tous les deux envie de jouer, de jouer avec le feu. » Et Ivanova était la bête, la créature et le feu.
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Statut civil : provocante, séductrice et fatale. la jeune fille a cherché durant quatre ans à ne pas être fiancée. aujourd'hui, après ses blessures, après être passée si proche de la mort, elle accepte. elle le sait, elle sera fiancée. et elle s'en fiche en vérité, elle aimerait juste que ce soit un mariage d'amour, plutôt qu'un mariage arrangé.
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MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Lun 7 Mar - 11:52

« Je ne suis pas ton psychologue Raya et malheureusement je ne serais pas celui qui te dira que la rédemption est chose acquise. » Tranchante, sa voix affaisse les dernières lueurs bienveillantes de la déesse. Ses mots sonnent comme des coups de poignards dans sa cage thoracique, terrible palpitant qui ne cesse de batifoler. Elle le savait, la rédemption était loin d’être le concept le plus facile aux yeux des mortels. Elle-même, n’y croyait pas. Elle le désirait pourtant, pensait qu’elle pourrait se racheter de toutes ses fautes. Qu’elle pourrait les expier. Mais ce n’était pas la réalité. Les choses qu’elle avait fait, avaient marqués les gens. En avaient changés certains, et en avaient détruits d’autres. Elle avait parfois réussi à rendre heureuse certaines personnes, mais elle le savait, ce sentiment n’avait été que fugace. Comme une étincelle ou la flamme d’une allumette. Rien d’autre. Elle n’avait même pas réussi à se rendre heureuse. Car quoi qu’elle puisse penser, quoi qu’elle puisse désirer, il lui manquait quelque chose. Ses émotions. Elle les avait laissés de côté bien trop longtemps. Désormais, elle n’était qu’un corps, un hôte. Un hôte pour sa bête, un hôte pour la gente masculine. Un hôte pour tout ce qu’on voudrait bien lui faire porter. Parce qu’elle acceptait l’insoumise, elle acceptait de porter le chapeau pour de nombreuses choses. Elle acceptait d’avoir détruit la vie des gens, et elle acceptait de ne plus être elle-même. La seule chose qu’elle n’arrivait pas à accepter était cette infection, cette hérésie qui, lentement, s’était insinué dans tous les ports de sa peau. Elle n’était plus qu’un corps vacant, fruit d’une immortalité bafouée. La déesse des étoiles n’était plus, et seul, ce qu’elle avait laissé derrière persistait. Elle voulait partir, la sorcière. Loin, s’évader dans un pays, sur une terre où personne ne la connaitrait. Dans un endroit, où elle serait libre, libre de commencer une nouvelle vie et être à nouveau une nouvelle personne. Parce que c’était ça, sa solution. Fuir, fuir pour avoir cette putain de rédemption. C’était le seul moyen, la seule solution à son problème. Parce que Raya était lâche, Raya était la quintessence même de la lâcheté. Elle avait fui toute sa vie devant les problèmes. Elle était parti vivre chez son oncle et sa tante, lorsque les choses avaient commencés à s’aggraver entre Avigail et elle, la forçant ainsi à quitter le nid familial. Elle s’était transformée, avait changée lorsqu’Avigail lui avait volé la personne dont elle était amoureuse. Et elle tentait de fuir encore, désormais, alors qu’elle venait d’être transformée en une créature esclave de la lune et de ses démons. Raya était une fuyarde, mais c’était ça, sa manière à elle de survivre. Parce que la jeune femme avait arrêté de vivre il y a bien longtemps. Elle en avait oublié le goût, la senteur, l’adrénaline et les émotions. Elle avait oublié tout ce qui faisait d’elle un être vivant. Elle n’était vraiment plus, éteinte. Forcé de vivre enfermée au creux de son palpitant, prisonnière de son propre corps. « Je veux dire par là que personne n'est capable de te dire si oui ou non tu mérites de l'aide. Tu es la seule à savoir si tu veux évoluer, si tu veux faire quelque chose de ta situation. » Mais que voulait-elle ? Elle voulait changer, elle voulait se sauver, sauver le peu qu’il restait de sa personne. Mais elle ne savait pas comment faire, elle n’avait jamais su. La fuite avait toujours été la meilleure solution, et c’est ce qu’elle ferait, inéluctablement. Elle n’avait pas le choix. Et plus tôt serait le mieux. Mais elle ne savait pas comment partir, comment fuir. Fuir réellement. Devrait-elle partir quelques mois, quelques années, ou toute sa vie ? Leonid s’approche d’elle, et sa présence transcende son être. Elle lui fait oublier l’espace d’un moment, l’abysse que forment ses pensées. Elle sent son souffle chaud, traverser le froid pour s’approcher de son visage. Et si elle écoute, elle peut entendre les battements trépidants de son cœur. Elle le sent. Vivant. « Je t'ai déjà vu plus battante Ivanova, je t'ai déjà vu prendre le taureau par les cornes et faire face à tes démons. Alors vas-y, fais face à ce qui te fait peur, à la faiblesse de la bête, et la force de la louve. » Elle sourit lorsqu’il prononce son nom de famille. Elle en oublie ses idées farfelues, ses idées de fuites. Elle en oublie presque qu’elle est à la recherche d’un remède, d’une salvation à son mal. Elle en oublie tous les autres. Elle en oublie même Alexa et ses fiançailles avec Yagor, elle en oublie Kjartan et son coup de rein puissant. Elle en oublie sa morsure, et elle en oublie toute la noirceur de son âme. Et pendant un bref instant, elle redevient Raya. La Raya dont Leonid a été attiré la première fois. La douce Raya, l’aimante. Celle qui avait peur de certains mots, celle qui, altruiste, cherchait toujours à faire ressortir le meilleur des gens. Celle qui était vraiment là pour ses amis. Celle qui n’abandonnait pas et qui, toute sa vie, c’était battue pour qui elle était. Avant de sombrer dans les sphères obscures des enfers. « Et qui suis-je pour te dire si tu mérites mon aide ? Si tu te crois dangereuse Raya, je suis toxique et rien de bon pour toi. Mais je crois qu'on a tous les deux envie de jouer, de jouer avec le feu. » Il termine enfin son monologue. Et la déesse se met à rire. D’un rire clair et cristallin. D’un rire de princesse. D’un rire sincère et heureux. Parce qu’en fait, sa présence l’a rend heureuse. Sa présence l’a rend vivante. Sa présence l’aide à se concentrer sur l’avenir et ce qu’il représente, sur la vie et tous ses principes. Pour la fois depuis longtemps, elle se sent en vie. Elle ne survit pas non, elle vie. Et elle soupire, soupire de ce soulagement. De cet apaisement qu’elle ressent au creux de son palpitant. « C’est là que tu te trompes, Bytchkov. » Elle se rapproche un peu plus de lui, inspire. Dangereuse, la louve refait peu à peu surface. Mais cette fois-ci plus comme une vieille amie, que comme l’ennemi. Elle guide le corps de la sorcière. Elle pose son doigt, au niveau de la clavicule, du futur tsar. Et lui tourne autour, ne laissant pas son doigt quitter le col délicat du jeune homme. Elle s’arrête subitement, et plonge son regard dans le sien. « Tu n’es pas toxique pour moi, tu ne vas pas me tirer le fond. Bien au contraire. » Elle attrape la main du sorcier, et la plaque contre sa poitrine à elle. Au sud-est, au niveau de ce qui lui serre de palpitant. «Tu sens ? » Son regard toujours plongé dans ses yeux, elle semble y apercevoir les constellations. La voie lactée, et les planètes environnantes. Elle y voit la vie. « C’est ce que tu me fais sentir, Leonid. Vivante. » Elle inspire, laisse son palpitant s’affoler quelques minutes, gardant la main du futur tsar collé à sa poitrine. « Nous sommes tous les deux toxiques, Leonid. Nous sommes tous les deux les monstres que les enfants redoutent. C’est certain. » Elle s’arrête. Elle ne cherche pas ses mots, elle vient juste de se perdre dans l’obscurité céleste des yeux de son interlocuteur. Elle s’est laissée happée par une myriade de couleurs, une myriade de sensations. Elle ressent, mais elle n’a pas peur. Pas maintenant. « Mais une autre chose est certaine. Tu n’es pas toxique, pas pour moi. Parce qu’en ta présence, je deviens meilleure. Tu fais ressortir ce qu’il y a de bon en moi, ce qu’il y’a de vivant. » Elle n’a pas peur. Parce qu’elle est en osmose, elle se presque complète. Pas tout à fait. Il lui manque quelque chose. Une chose vers laquelle elle est terriblement attirée. Quelque chose qu’elle ne tentera pas. Pas par peur. Non, Leonid lui a retiré cela. Il l’a fait disparaître avec ses mots, et sa présence. Cette présence qui sublime tout. Qui rend la catin, princesse. Elle lui sourit, et doucement caresse les doigts posés sur son palpitant. « Ce qu’il y a de bien, avec ce jeu. Avec le fait que tu penses, que l’on veuille jouer avec le feu. C’est qu’il n’y a pas de règles Leonid. Nous les créons. » Elle le regard, de ce regard de chimère. De tentatrice, de démone à demi-ange. De vélane. Elle passe de ses yeux à ses lèvres, plusieurs fois. « Ne te brûles juste pas trop, ce serait dommage. »

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i can hold my breath, i can bite my to,gue, i can stay awake for days if that's what you want, be your number one. i can fake a smile, i can force a laugh, i can dance and play the part if that's what you ask. give you all i am. i can do it. but i'm only human, and i bleed when i fall down, i'm only human and i crash and i break down.

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Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: Re: i'll be watching you. (w/ leonid)   Ven 11 Mar - 19:34


C'était deux cœur déchus qui s'arrachaient les vérités futiles qui les entouraient, qui cherchaient à s'aider malgré la position dans laquelle ils s'étaient tous deux mis. Une vérité contre une vie d'illusions et de rêves. Tantôt satisfaits, tantôt effrayés, les deux gamins ne savaient pas quoi faire, pas quoi dire, mépriser leur statut et la situation dans laquelle ils étaient ? Ou sombrer dedans comme ils le faisaient déjà ? Leonid arqua un sourcil, il était toujours douteux, toujours apeuré par ce que son père, sa famille, ses sujets pourraient lui faire subir, ce que lui pourrait faire subir à son peuple, à sa dite famille, à son dit frère, à ses dit amis. Amis ou ennemis, il n'avait en réalité qu'un seul adversaire, lui et ses pensées, lui et sa magie noire qui s'engouffrait dans tous ses ports, il avait trouvé des gens avec qui pratiquer ce mystère, cette noirceur, et plongeait tête baissée dans les ténèbres sans vraiment réfléchir aux conséquences qui en suivraient. Il était peureux Leonid. Il avait peur, peur de finir comme tous ces gens, tristement, angoissé par leur propre reflet, par leurs propres pensées, il ne voulait pas être comme ça non, il ne voulait pas se renfermer dans sa coquille même si c'était plus fort que lui, plus fort que quiconque. Une force misérable qui lui faisait courber l'échine, alors qu'il était censé être le symbole de la gloire et de la puissance. Mais comment, comment justifier ses actions par son statut, son nom de famille qu'il avait fini par haïr, c'était un choc électrique que d'être un Bytchkov, un choc dont il n'arrivait toujours pas à se remettre. Cette peur incessante, cette franchise à laquelle il n'arrivait pas à s'acclimater, l'hypocrisie au sein de sa propre famille, ces choses qui faisaient de lui un pantin alors qu'il voulait être maître de sa vie, de son destin, de tant de choses pitoyables. Pourtant, il se bouffait lui-même, était prêt à casser, à briser des individus qui ne marchaient pas dans son sens. Il avait le souvenir frappant de cet élève qu'il aurait pu étrangler si Raya n'était pas venu le sauver, si elle n'avait pas intervenu, que serait-il arrivé ? Il n'était pas de ceux qui cautionnait la violence gratuite ou qui trouvait l'agressivité ou encore la torture normale, il était de ceux qui préféraient rester passif, mais à l'affût du moindre mouvement, du moins changement. Leonid ne se mêlait pas à la populace, il se disait au-dessus alors qu'en réalité il n'avait que peur de prendre parti, il ne voulait pas déranger un ordre instauré depuis des décennies, de déranger un monde qui avait fonctionné de cette manière depuis déjà si longtemps. Leonid voulait le bien, comme il souhaitait le mal. Un indécis, un garçon complexe qui ne savait pas même ce que lui voulait, pas même ce que le monde attendait de lui. Peut-être pas autant qu'il se l'imaginait, ou peut-être plus. Il n'était pas prêt, pas prêt à faire face à une foule, à un peuple buvant ses paroles et acceptant ses décisions. Le gamin ne savait même pas quelle était son opinion quant à la résistance. Il avait envie de hausser les épaules et de s'en aller, de partir pour ne plus revenir. Et peut-être qu'un jour ce serait ce qu'il ferait, peut-être qu'un jour il partirait et ne reviendrait pas, laissant un Empire à bout de souffle, l'épargnant peut-être même de ses mains maladroites.

« C’est là que tu te trompes, Bytchkov. »
 C'était à nouveau la voix de l'enchanteresse qui le sortit de sa torpeur sordide. Son regard languissant se tourna vers celui de la jeune fille, il y voyait tant de choses, mais une émotion se départageait de toutes les autres. La frustration. Raya c'était un ouragan d'émotions, un ouragan de violence et de torture médisante, elle se faisait du mal alors qu'elle n'y était pour rien. Certes elle avait peut-être commis des erreurs, mais Raya n'était que victime d'une morsure, d'une simple morsure pourtant qui avait changé sa vie, son train de vie palpitant. Elle, autrefois cœur doux, cœur rocambolesque et optimiste, cœur naïf et innocent, le même cœur que Leonid partageait aussi. « Tu n’es pas toxique pour moi, tu ne vas pas me tirer le fond. Bien au contraire. » Elle prit sa main et la posa contre sa poitrine, il sentait le battement de son cœur, tendre, fragile, constant, comme une horloge vital à son corps. Il ne comprit pas immédiatement ce qu'il venait de se passer et prit presque peur quand il se rendit compte que sa main était actuellement posée sur la poitrine de Raya. Si Leonid était un bouffé par la magie noire, il restait pourtant un garçon, un jeune adulte, qui se retrouvait dans une situation gênante en compagnie de son ancien béguin. Elle tint pourtant bon, ne lui laissant aucune chance de s'échapper et de reculer. Alors, pour faire comme si de rien était, il continua à observer ses iris et chercha à y déceler les mystères qu'elle gardait encombrée dans ses songes. « C’est ce que tu me fais sentir, Leonid. Vivante. » Elle au moins était vivante, elle était de ceux qui savaient partir, chevaucher leur imagination, chevaucher ce qui leur restait de leur innocence. Leonid était resté le même. Leonid avait changé. Il était resté le même, ce même Leonid des quelques derniers mois, celui qui se souvenait que vaguement ce qu'était la vivacité et le vivant, préférant se cacher derrière ses excuses macabres. « Nous sommes tous les deux toxiques, Leonid. Nous sommes tous les deux les monstres que les enfants redoutent. C’est certain. Mais une autre chose est certaine. Tu n’es pas toxique, pas pour moi. Parce qu’en ta présence, je deviens meilleure. Tu fais ressortir ce qu’il y a de bon en moi, ce qu’il y’a de vivant. »  Leonid la regardait hébété, était-il ce qu'elle voyait chez lui ? Cette liberté, ce monstre toxique pourtant vivant ? Comment pouvait-il faire ça ? Comment pouvait-il l'aider alors qu'il avait l'impression de n'être qu'un incapable ? Un noyé, un naufragé ? Elle s'était pourtant approchée la louve, comme pour prouver la force de ses mots, de ses envies, de ses désirs. Mais que voulait-il lui ? Dévorer ses courbes ? S'approcher de plus en plus de ce corps chaud ? Ou fuir, fuir comme il savait si bien le faire. Ce lâche. Ce gamin aux peurs obsolètes, au cerveau cassé, à la logique débordante d'illogisme. « Ce qu’il y a de bien, avec ce jeu. Avec le fait que tu penses, que l’on veuille jouer avec le feu. C’est qu’il n’y a pas de règles Leonid. Nous les créons. » Elle caresse ses doigts, et Leonid comprend où elle veut en venir, ce qu'elle voit dans cette relation. Prit d'une certaine panique, les mots restèrent coincés dans sa gorge alors que ses yeux étaient hypnotisés par ceux de la belle. Le gamin enfermé dans la cage, brûlé à son propre jeu. Celui du sarcasme aguicheur, de la louve dévorant les âmes des hommes. Il s'était promis de s'en éloigner, mais comment faire à présent, alors qu'il avait l'impression qu'ils avait scellé leurs destins communs ? « Ne te brûles juste pas trop, ce serait dommage. » Noyé, troublé, il s'avança vers elle, vers cette bouche à la silhouette parfaite. Quelques centimètres. Quelques millimètres et soudainement la créature refit surface et s'interposa entre lui et son bonheur éphémère. Avant qu'il ne puisse frôler ses lèvres, il recula soudainement et s'adonna à ce qu'il savait faire du mieux, cette posture froide, pourtant bafouée par ses propres pieds qui le firent trébucher. Le garçon n'était pas maladroit, pourtant il ne s'y attendait pas et manqua de  tomber par terre, enlevant sa main du torse de la jeune fille et se rattrapant avec ses deux bras. « Pourquoi es-tu vivante grâce à moi ? J'ai toujours eu l'impression que tu me méprisais Raya. » Il s'était enfin repris, et avait reposé ses yeux sur les siens, cette fois-ci à une distance mise au point par ses soins. « Et comment peux-tu devenir meilleure, alors que je deviens pire ? Un jour on fera du mal Raya, on se fera du mal. Es-tu sûr de vouloir prendre ce risque ? » Il était prêt lui. Il était prêt. Mais l'était-elle ? Il s'approcha délicatement d'elle et enleva une mèche de son visage. Elle était ange comme diable. « Ça ne peut que finir mal et tu le sais. » Il marqua une pause, baissant sa main et la laissant longer le long de son corps. C'était comme si un mur s'était construit entre les deux corps encore chauds. « On est si différents. On est si contraire.. » Il ne savait pas comment expliquer ce qui la repoussait d'elle et ce qui l'attirait pourtant en même temps. Alors, il laissa sa phrase en suspend, attendant peut-être une réaction, quelque chose qui le sauverait de son imagination rocambolesque. Un sourire malsain se forma pourtant sur son visage, il avait une idée, une idée pour ne pas succomber à ses lèvres, à son corps, à ses mots. « Mais si tu veux jouer instaurons des règles. Si on joue c'est pour s'aider, alors ça » il fît un geste entre eux deux pour montrer maladroitement ce qu'il venait de se passer, leurs lèvres se dévorant presque. « doit cesser. » Cesser alors que ça n'avait jamais vraiment commencé.

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