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 des âmes en cavale (free rp)

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Hiboux : 742 Avatar : max irons Double Compte : ulrich la vipère Crédits : sweet nothing, the queen bé (avatar) & dailymax (tumblr)

Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: des âmes en cavale (free rp)   Mar 23 Fév - 19:31




à nos sombres pensées nocturnes

La lune est haute dans le ciel quand Andreï longe les couloirs de l'aile sud. C'est l'heure du repas, de se régaler de mille et unes saveurs au festin d'Odin et pourtant, il n'y est pas présent. Non, Andreï ne veut pas, son estomac est noué et il préfère s'isoler. Si autrefois il apparaissait comme un garçon enjoué et enflammé, dont l'âme étincelait comme un diamant brute, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Andreï est éteint, vide et incapable d'aimer quelqu'un d'autre que lui. Douloureuse et burlesque vérité à laquelle il ne s'adapte pas. Le jeune homme accélère la cadence de ses pas. Il grimpe un petit escalier aux marches de bois, ancestrales et ouvre une porte avant de traverser un énième corridor, encore un, mais il prend le temps pour admirer une vieille tapisserie qui orne le mur. Elle représente le mythe de la pomme, un mythe fondateur pour l'école et une fascination pour le sorcier qui cherche cet artefact d'un autre temps, d'une autre époque. Il souhaite dénicher l'objet pour l'apporter à ses supérieurs, pour auréoler l'empire d'une gloire passée qui se ternie par le temps à cause de quelques rebelles à l'âme consumée. Andreï se surprend à poser la main sur la toile, il effleure le tissu ancien du bout des doigts et la pomme qui est représentée dans la main de la fille de Nerida.

Perdu dans ses pensées, Andreï ne se rend compte que tardivement de la présence autour de lui. Il recule vivement et s'empare de sa baguette. C'est toujours comme ça depuis plusieurs lunes, toujours énervé, toujours prêt à frapper, à lancer un mauvais sort, mais cette fois, pas d'ennemi. C'est un chat qui se redresse devant lui et traverse le couloir pour descendre les escaliers que le garçon a emprunté quelques minutes plutôt. Andreï abaisse l'arme et souffle. Il se rend compte que son coeur s'est rapidement emballé, sa respiration est plus saccadée et une sueur froide s'empare de lui. Pourquoi il réagit comme ça ? Comme un automate programmé. Son esprit ne réfléchit pas, il exécute des ordres implantés. C'est une sensation étrange et le sorcier ne parvient pas à mettre un nom dessus. Il doit se ressaisir, reprendre le contrôle. Andrei range sa baguette à l'intérieur de sa veste pourpre et entre dans la chambre chimérique. Il apprécie cette pièce et c'est certainement sa préférée de tout le château. La voie lactée s'ouvre à lui et il peut aisément rêvasser. Andreï avance et admire le ciel, les planètes et les constellations. L'astronomie et l'astrologie sont des disciplines qui le passionnent autant que le piano, mais si le garçon est plus doué pour la musique, il n'en reste pas moins attentif à l'art des étoiles et de l'interprétation du troisième oeil. Andreï prend le temps d'observer les nébuleuses et reconnait aisément la constellation du scorpion et son étoile la plus brillante, d'un rouge sang, l'antarès. Un sourire se dessine sur les lèvres dures du garçon, c'est ici qu'il se sent bien, qu'il se sent maître de ses émotions et que sa colère n'apparaît pas. Andreï fait quelques pas vers l'étagère où de nombreux ouvrages sont rangés. Il en prend un, le même qu'il lit depuis plusieurs jours. Il s'agit de Mythes de notre empire au travers des étoiles d'une certaine Dasha Ivashkov, reconnue comme une grande médium. Andreï joue avec les pages comme il sait jouer avec les touches nacrées de blanc du piano, il les tourne et les tourne pour revenir à sa lecture, mais encore une fois, on le sort de sa torpeur - ou de ses sombres pensées ? - et il entend des pas qui approchent. Il ferme le livre et lève la tête vers l'encolure de la porte en songeant encore à ce chat, mais cette fois, c'est un camarade qui apparaît. « La chambre est déjà occupée. » lâche-t-il froidement avant de poser ses iris vertes sur le visage de l'étranger.

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MessageSujet: Re: des âmes en cavale (free rp)   Mer 24 Fév - 3:36

Spoiler:
 




à nos sombres pensées nocturnes

La sirène évite les repas, de peur que les fantômes ne l'assaillent. C'est plus de l'appréhension, en réalité, que de la peur: elle sait que chaque sentiment va venir la frapper comme un coutelas entre les omoplates, et chaque tentative pour repousser l'assaut retournera l'arme dans la plaie. S'en suivra alors maux de tête et soupirs exécrés, agaçants ses camarades. Non pas que l'idée de les embêter ne lui plaise pas, mais les ombres menaçantes des sentiments la font reculer à chaque fois. C'est le mal au ventre constant de savoir qu'un jour, elle n'aura pas d'autre choix que d'affronter la foule éreintée, et que cet instant-là, elle ne pourra que tout ressentir. Tellement fort. Tout sera tellement pur et tellement bruyant qu'elle s’écorchera les genoux en tombant, s'étouffera dans ses propres gémissements à la manière d'une enfant découvrant la douleur.  Mais pour l'instant elle a le choix, alors elle l'évite, elle s'en réchappe qu'importe que l'on puisse appeler cela lâcheté. Helena est une guerrière qui sait quand pointer l'épée et quand reculer.

Elle fait demi-tour et sent les bruits s'éloigner avec, à chaque pas, les couleurs deviennent pâles et la pression de certaines émotions sur ses tempes s'estompe. Un soupir nouveau, exalté, presque libérateur s'extirpe de ses lippes alors qu'elle part s'exiler. Jamais elle n'a compris pourquoi les gens ressentent différemment; pourquoi les émotions de certains sont des couleurs et des lumières, pourquoi elle perçoit les sentiments d'un autre comme une symphonie aux intonations délicieuses et parfois fausses. Jamais elle n'a compris pourquoi certains ne s'expriment que par un bourdonnement agaçant, comme si quelqu'un appuyait au marteau sur ses tempes. Elle ne perçoit ni le sens, ni l'essence, et en déterrer l'origine lui paraît presque impossible. Alors elle fait avec ce qu'elle a entre les mains, enferme les couleurs et les sons et les coups dans des murs tous plus épais les uns que les autres. Elle se ferme au spectacle magnifique et unique des gens ressentant.
C'est beau, pourtant, comme un ballet d'étoiles.
Des dizaines d'étoiles s'interposant dans son esprit, quelques nébuleuses magnifiques aux couleurs uniques, des météorites insoupçonnées. Un ensemble étonnant de poussières interstellaires, sentant et ressentant, réagissant aux contacts et à la vie. Décidant si oui ou non, ils apprécient une chose ou son contraire sous les yeux d'une seule personne: elle. Nul doute qu'elle en perçoit la beauté, mais elle la devine seulement quand elle est dans la chambre chimérique. Elle s'y installe, allongée sur le dos, et observe pendant des heures le ciel. Rien ne la détend plus que cet endroit où son esprit et la réalité semblent se retrouver pour ne former qu'un.
Elle a tellement, tellement l'impression de vivre à deux endroits à la fois, parfois, que ça l'épuise.
Mais ce n'est pas tout; elle aime bien y emmener son compagnon Lazarus. Un chat d'un noir ébène rivalisant avec celui morbide des corbeaux, mais chaussé de deux yeux vert aussi perçants que ceux de sa maîtresse. Elle aime le laisser gambader dans la salle chimérique pour comparer ce qu'elle perçoit dans l'esprit du petit animal et ce qu'elle aperçoit dans le ciel. Elle associe l'air d'opéra au calme qui gagne l'animal, Alleluya chantonné d'une petite voix, à chaque fois qu'elle l'emporte dans la salle. Chaque note de piano la secoue toute entière, mais rien ne vaut le léger tintement du triangle alors que la chanteuse fait danser ses cordes vocales.

Le temps qu'elle arrive à la salle, Lazarus a eu le temps de faire demi-tour. Elle peut sentir la colère gronder dans le petit être, comme si on l'avait agressé quelques minutes plus tôt, et il en faut peu pour faire gronder Helena. Elle sait, alors, elle sait que la salle va être occupée, et que le calme sera rythmé par des couleurs, des sons, des coups, tout un magnifique bordel qu'elle ne pourra pas éviter indéfiniment, qu'importe qu'elle le bloque et qu'elle l'exècre. Parfois, il n'y a rien à faire; les gens sont trop proches et ressentent trop fort. Puis, elle est tellement fatiguée de se battre contre eux en fin de journée, qu'elle se laisse simplement bercer par le balancement du bateau, en sachant pertinemment qu'elle aura le mal de mer.
Quand sa silhouette se dessine dans l'embrasure de la porte, elle ne manque pas d'apercevoir le garçon qui lit. Son visage ne lui dit rien, mais comme Helena porte rarement attention aux autres, ça ne l'étonne guère. Non, ce n'est pas cela, le problème. L'incident majeur, c'est le bourdonnement de ses émotions qui s'entrechoquent dans sa poitrine comme un combat incessant. Des monstres de trois mètres de haut qui dansent une chorégraphie improvisée, qui s'emmêlent les pieds et sombrent dans une mare de colère. Si on s'éloigne, il est facile de croire que la brume constitue barrage. Mais le calme est fin, si fin, qu'il suffirait d'une apparition pour que l'eau déborde et n'avale tout sur son passage.
Et l'apparition, c'est elle.
« La chambre est déjà occupée. » Les mots sont froids et sonnent presque comme un ordre - elle hausse un sourcil, amusée et fait un nouveau pas sans se soucier de l'occupant. A dire vrai, elle est tant concentrée à sortir de sa tête qu'elle ne prend même pas le temps de l'observer et se contente de s'installer à sa place habituelle pour observer le ciel. Il y a une flegme totale et presque divine qui se ressent dans chacun de ses pas, comme  une lassitude de l'effort même. Son dos vient se coller au sol, ses yeux s'accrochent aux poussières stellaires, et ses doigts viennent caresse le chat qui s'installe sur sa poitrine. Ce n'est qu'après s'être allongée que la sirène ne se décide à répondre, de cette même voix douce et égale qu'elle utilise chaque jour.
« J'ai pu remarquer par moi-même, merci. » La moquerie dans l'intonation n'est pas là au hasard, au contraire; Helena ne peut s'empêcher de provoquer, de s'amuser, de jouer du peu qu'elle a quand les autres lui infligent tant sans même s'en rendre compte. Lui, par exemple, ne sait pas que ses démons viennent la tourmenter au même rythme qu'ils ne l'attaquent lui, et qu'elle doit subir chacune de ses blessures tant qu'il est dans le périmètre.  D'ailleurs, elle ne met pas longtemps à le lui dire. Voix suave qui chantonne une mélodie oubliée, ayant mené tant vers les abysses par le passé: « La colère épuise. Fais-toi une faveur, frappe quelque chose. »
L'empathie est un secret bien gardé: tous pensent simplement que la gosse est trop perspicace. Alors il est rare qu'elle ne pointe pas les émotions trop bruyantes du doigt, dans l'espoir peut-être qu'elles deviendront fades sous la pression, pour enfin disparaître de sa tête.
Mais ça, ça n'arrive jamais, pas vrai?
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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: des âmes en cavale (free rp)   Jeu 25 Fév - 15:28


L'étrangère entre dans la pièce sans se faire désirée, elle ne l'est pas de nature. Ses longs cheveux bruns virevoltent autour de ses épaules et offrent une vision spectrale à son arrivée. Le planétarium qui gravite autour d'eux serre de barrière invisible, chacun respecte le territoire de l'autre. La silhouette de la sorcière est petite, mais élancée à la fois. Il y a quelque chose dans son regard qui dénote de tout ce que le jeune homme a déjà vu par le passé. Quelque chose de saisissant, quelque chose qui pénètre le corps, traverse la chaire et les os pour lire ce qu'il y a à l'intérieur de nous, au plus profond de nous-même. Andreï la dévisage avec une curiosité détonante. Qui est cette inconnue ? Une folle ? Une personne à la recherche d'un paradis perdu ou simplement une âme égarée comme lui ? La colère se dissipe et c'est un sentiment d'amertume qui envahi Andreï. Il repense à ce jour là, cette gifle qu'il a donné à Hedvig. Si aucun remord ne se manifeste, son esprit est torturé. Ca se sent, ses entrailles se tordent et ses organes se resserrent brusquement. Le sorcier porte une main au niveau de son estomac et tord sa chemise de velours rouge. Il laisse échapper un soupir et repose son regard sur l'étrangère. Oui, elle peut lire en lui, ou plutôt, partager ses émotions, c'est une certitude, c'est étrange, c'est incroyable et sans nom. « J'ai pu remarquer par moi-même, merci. » le ton moqueur résonne dans la pièce chimérique et agace Andreï. Une pointe de colère surgit à nouveau alors qu'il maintient sa position face à l'étagère et aux ouvrages poussiéreux. Il a ce petit tic nerveux qui apparaît sur le coin de ses lèvres quand il est vexé. Sa lèvre supérieure tressaute brièvement et laisse apparaître ses dents, principalement ses canines à l'image d'une bête prête à bondir. « Idiote... » injure Andreï à voix basse, plus pour lui que pour le clamer à la jeune femme. A-t-elle entendu ? Le garçon l'ignore et s'en moque à vrai dire. Il pose ses yeux sur la constellation des gémeaux qui gravite autour de lui. Deux corps pour un seul esprit, c'est un sentiment qui lui semble si proche et à la fois si lointaine. Il n'arrive pas à l'expliquer et le brouillard s'immisce dans son esprit.

« La colère épuise. Fais-toi une faveur, frappe quelque chose. » l'étrangère parle de sa voix cristalline. Andreï tourne le visage vers la jeune femme, délaissant sa fascination pour les jumeaux. Il pose ses pupilles de glace sur elle et la dévisage, les sourcils froncés. Comment peut-elle viser aussi juste ? C'est comme une flèche qui se plante dans le coeur parfait de sa cible. Ca ne s'explique pas, ça se ressent. Il fait un pas en avant, deux pas et plusieurs jusqu'à se tenir au dessus de la jeune femme. Il s'assoit à même le sol, face à elle et ramène ses genoux contre elle. C'est étrange ce qui se passe. Andreï n'arrive pas à mettre un mot dessus, mais cette sorcière peut lire en lui d'une manière assez étrange. Elle ne lit pas ses pensées ou ses maux, elle comprend ce qu'il ressent. Une empathie, une empathe, oui. « Qui es tu ? » la question est simple et fondamental en même temps. Andreï n'a jamais croisé ce visage, ou peut-être, mais il ne s'en souvient pas. C'est certainement une sang-pur, car quelque chose de noble se dégage de ce visage de poupée fragile. Quand on a fréquenté les plus purs d'entre eux durant toute son enfance, on apprend à les reconnaître, discerner les loups des moutons dans le troupeau. « Tu as raison, la colère épuise. » il le conçoit parfaitement. Ses lèvres se scellent à nouveau et ses yeux vont et viennent autour des étoiles et des astres qui gravitent autour d'eux. Ils sont le soleil, ils sont au centre de la pièce et d'un petit univers. Ses yeux se ferment un instant, il est fatigué comme après un long voyage. Le jeune homme pense à Hedvig, ses crises de colère, ce flot de sentiments qu'il ne contrôle pas, plus et ses souvenirs qui sont le siens, sans l'être totalement. Et il y a cette épine, cette douleur cuisante qui est la mère nourricière de sa colère. L'épine, il a décidé que c'était Hedvig, celle qu'il l'a abandonné jadis. C'est principalement pour ça qu'il souhaite se venger et qu'il veut écraser la résistance, mais à part ça ? Qu'il y a-t-il ? Les autres souvenirs semblent brouillés, faussés par quelque chose qu'il ignore, mais qui est là. Un mal être profond. « Tu viens souvent ici ? »

La question semble futile.
Quelque part, elle l'est, mais elle est aussi bénigne et douce, elle fait du bien là où ça fait mal car elle panse les plaies. On parle d'autre chose, on ne pense pas à ce qui fait souffrir. Andreï n'a pas été si bien avec lui-même depuis longtemps, depuis toujours. Il ne se souvient pas de ce bonheur partagé avec Hedvig quand ils ne faisaient qu'un, c'était parfait, c'était utopique. On lui a retiré ce bonheur, extrait hors de sa poitrine. Il veut simplement déposer les armes aux pieds de cette étrangère, discuter et peut-être se dévoiler un peu plus après avoir verrouillé la colère dans une chambre sourde et sans porte ni fenêtre. Sans issu.

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MessageSujet: Re: des âmes en cavale (free rp)   Dim 28 Fév - 3:32

Les étoiles, cela ramène toujours à un instant ou à une histoire –  comme si son propre subconscient conçoit qu’elle est faite de poussière stellaire et qu’elle est liée aux cieux par quelques liens invisibles. Que l’histoire ou l’instant qu’elle lie au ciel n’est autre qu’un rappel léger de son appartenance à l’indicible.  Et ainsi, d’une manière ou d’une autre, son être intérieur a accepté qu’elle soit le fruit d’une explosion, l’après-vie d’une erreur, qu’elle soit une merveille interstellaire incongrue mais divine. Comme si, après toute une vie de malheurs et d’hésitations et de dilemmes, quelqu’un pose enfin une main sur son épaule, lui chuchotant qu’elle est pardonnée d’exister et de vivre, et qu’à cette main est accrochée sa propre enveloppe charnelle.
Les étoiles, cela ramène au pardon, définitivement niais et futile mais paisible.
C’est cela qu’elle cherche, entre les astres et les comètes – la paix.

Elle n’est pas la seule : il y a ce garçon à l’aspect familier, le visage bien dessiné mais les yeux sombres et brûlants. Non pas par leur couleur mais par ce qu’ils y cachent, comme des centaines de foyer prenant feu, comme des milliers de souvenirs qui ne cesseront jamais de brûler. Pourtant il n’a pas l’air de comprendre : elle peut presque le voir froncer les sourcils à l’odeur de roussi, comme étonné que quelque chose puisse s’embraser sans qu’il ne le perçoive. Elle se dit qu’il y a des centaines de choses qui prennent des dimensions immenses alors qu’on détourne les yeux, que parfois le monde entier s’exclame de douleur sans qu’on ne s’en aperçoive. Elle se dit qu’il y a tant de choses qui nous étonnent, tant de choses qui sont invisibles, dont on ne peut retracer le passage, et qui ont été, qui existent encore pourtant.
Elle aimerait le prévenir, lui dire, attention garçon, tu ne fais qu’attiser le feu à chaque respiration. Mais elle sait aussi que rien n’arrête le destin, et que c’est peut-être pour le mieux si lui n’entre pas en combustion. Qu’il y a des combats qui ne sont pas destinés à être gagnés, des soldats qui sont faits pour oublier, que parfois le feu est là pour purifier. Et s’il a oublié, et bien, il n’a rien à pleurer, rien à regretter.
Elle devine, à sa colère camouflée de frustration, qu’il n’a même pas l’arme du combat pour se remémorer.

Ainsi elle ne dit rien de plus qu’une remarque moqueuse qui lui brûle les lèvres comme de l’acide.
Et pour être honnête, l’empathe ne veut pas s’incomber d’une telle tâche. Ce n’est pas parce qu’elle peut sentir la colère grandir dans un cœur, ou la tristesse en étouffer un autre que c’est à elle de les apaiser. Ce n’est pas parce que le monde tombe à genoux à chaque coin de rue que c’est à elle d’en comprendre les énigmes et à elle d’en recoller les morceaux ; après tout, les prophètes des dieux n’orchestrent pas les apocalypses et on ne les envoie définitivement pas faire les travaux des héros.
Il la traite d’idiote mais Helena fait mine de ne pas entendre car elle n’en a pas envie : elle a passé la journée à percevoir les sentiments des autres la remplir. Au moindre dérèglement de son état, cela a été comme un barrage qui s’effondre dans un vacarme assourdissant et un océan d’eau sombre prenant le dessus sur elle, sur le personnage oui mais aussi sur son identité.
Une eau sale, maculée, étrangère.
Un instant à s’oublier, à chercher dans le désordre des autres un morceau de son propre puzzle.
Alors elle estime qu’elle a eu son lot de capharnaüm pour aujourd’hui, et qu’elle mérite amplement une pause. Une minute ou deux, elle veut implorer, une respiration ou cent, simplement le temps de me remettre sur mes pieds avant de repartir me farcir les états d’âme des étrangers. Après tout, il paraît qu’on s’y fait, qu’on s’y adapte, qu’on apprend à aimer.
Elle ne voit pas bien ce que l’on peut apprécier dans son don. Peut-être que c’est un plaisir morbide qui ne vient qu’avec du sang sur les doigts – on ne comprend la valeur de la vie qu’une fois qu’on la sent partir, peut-être est-ce la même chose pour les sentiments. Peut-être qu’une fois qu’elle sera devenue un être sanglant arrachant les émotions des autres avec les dents, se nourrissant uniquement de peur et de douleur, alors la joie immaculée et propre du bambin semblera comme le plus beau des trésors.
Peut-être.
Mais elle n’est pas pressée de se voir changée, pas pressée de devenir ce à quoi elle semble destinée.

« Qui es-tu? » Elle hausse un sourcil de son lit de fortune, et caresse avec inattention mais délicatesse Lazarus, les yeux plantés dans les étoiles. Helena ne prend même pas la peine de regarder où est placé le garçon, bien qu’elle le devine à son côté. Le flot d’informations est encore plus douloureux à bloquer, alors elle sait – même si elle ne l’avait pas entendu – qu’il est proche et qu’il la questionne du regard, qu’il cherche à comprendre et à savoir.
Alors enfin la sirène s’exprime, de la même voix fine et propre que l’on reconnait aux créatures qui amènent aux abîmes. On oublie de rappeler que parfois, les odieuses créatures sauvent les valeureux guerriers, et que toutes ne damnent pas ceux qui se sont déjà noyés. Parfois le jeu n’en vaut pas la chandelle, et elles préfèrent oublier le bateau fantôme qui traverse leurs eaux plutôt que de l’affliger une nouvelle fois d’une terrible et fatale peine.
« Aucun nom dont tu ais besoin dans l'immédiat, considère-moi comme un soutien moral... si tu n'exploses pas. », et elle dodeline de la tête comme une enfant avec sur ses lippes l’ultime sourire rêveur qu’elle réserve aux précieux instants : ceux où elle insiste sur les mots et où elle dit plus avec son visage qu’elle n’en dit avec des sons. Ce simple étirement de lèvres résulte l’interrogation d’une pirouette majestueuse : il n’aura ni nom et ni descendance.
Dans cette pièce, elle refuse que le sang n’interfère avec sa paix. Il lui a déjà bien trop pris.
La sirène, de plus, ne tourne pas la question. Elle ne veut pas mettre de nom sur l’étranger au regard brasier, dans l’espoir qu’il reste un rêve dont elle ne se rappellera pas au réveil. Après tout, elle n’aime pas dévoiler son don, plus encore en parler à des étrangers qui pourront s’en servir contre elle dès le soleil levé.

« Tu viens souvent ici ? » La question sonne presque irréelle sous le voile de fatigue qui vient de l’atteindre, une fatigue différente et bien distincte de la sienne. C’est plus du vent lourd et froid contre son corps, la forçant à rester allonger qu’un réel engourdissement de ses membres. Elle devine que le garçon est fatigué de s’agacer mais qu’il n’a aussi pas d’autre choix que d’en être fatigué car son propre corps refuse la colère. Il la rejette car, peut-être, il ne la pense pas totalement sienne. « Aussi souvent que possible. » Elle ne lui dit pas, elle, que sa propre colère l’épuise. Qu’elle est tapie sous les remarques acerbes, les sarcasmes et les mots rêveurs. Elle ne lui dit pas que derrière son regard perçant et ses manières étranges, il y a un état instable violent et ravageur, un semblant de courroux obstiné. S’il semble avoir perdu quelque chose de précieux, s’il a enfermé tout cela derrière une porte, Helena a cloisonné sa colère, et une partie de son être entre quatre murs de peur de voir les dommages qu’elle pourrait causer, se causer, et peut-être comprendre aussi.
Elle veut la paix, Helena, mais elle ne peut pas se battre pour elle. Pas quand elle sait ce qu’elle risque de perdre dans le combat.
« Les astres… Ils ne font pas attention à nous, ils continuent leur route. Je peux passer des heures à les regarder. Et toi, tu viens pour le calme ou pour les cieux ? » elle explique puis demande d’une voix toujours plus rêveuse, comme perdue dans ses propres pensées. L’instant semble au-dessus du temps, comme libre, leur permettant de soigner leurs blessures et de bénir leurs cicatrices. Elle se dit alors que peut-être, tout ce qui est dans la salle restera dans la salle. « Quel livre lisais-tu ? »
Helena questionne d’une petite voix, sans pourtant détourner les yeux du spectacle du ciel. Entre autre, elle ne force ni la parole ni la raison, pas même le dialogue. Elle lui laisse tout son libre arbitre et bien plus encore, sachant à quel point cela peut-être frustrant de devoir continuer à parler quand tout ce que l’on veut faire c’est cesser d’exister pendant un instant.
D’une certaine façon et d’une odieuse manière, ils partagent leur peine.
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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: des âmes en cavale (free rp)   Lun 29 Fév - 18:16

Les astres et les étoiles dansent autour des deux sorciers. C'est une ronde fantastique et magique, un havre de paix au coeur des ténèbres. Car oui, Durmstrang n'est pas une belle école. Elle gravite autour d'un système inégalitaire, où le sang prévaut sur le reste. Si on prend le temps de regarder dans les recoins de l'établissement, on y voit des tâches de sang, de l'hémoglobine cachée derrière les belles tapisseries et des couteaux soigneusement rangés dans les poches intérieurs des vestes du bel uniforme des élèves. Un monde hypocrite, un monde où les forts dévorent les faibles. C'est comme cela que fonctionne Durmstrang et ça a toujours été le cas, depuis que la sorcière blanche a déposé la première pierre. La traitrise, la corruption et les médisances sont les fardeaux quotidiens et les armes à la fois des étudiants. Andreï le sait. Il sent ce poids sur ses épaules et ça lui fait mal, ça lui brûle la peau. Comme si ses pensées rejoignent la réalité, il sent que son échine lui picote l'épiderme. Il pose sa main au niveau de sa nuque et frotte légèrement. Ses cheveux se redressent, c'est la chaire de poule qui l'envahi et le frisson se glisse jusqu'au bas des reins. C'est étonnant d'être hanté par temps de souvenirs et de mensonges. C'est un tourbillon qui emporte le garçon jusqu'aux profonds de ce monde et il n'y a que dans le sommeil ou cette pièce qu'il trouve le repos mérité. Ici, en coeur des étoiles et du monde, là où le bruit du silence domine. Hors de ces portes, c'est un capharnaüm qui résonne en écho et ne s'arrête jamais. Ca tape, ça se resserre comme un étau autour du crâne et ça ne connait pas de fin, excepté ici. Les astres ferment les bruits et les songes, c'est le calme absolu qui règne. Andreï trouve en ces lieux, un repos mérité et un moyen de se vider l'esprit, de ne plus penser simplement. Ne plus penser à Hedvig qui est la seule à lui faire perdre le contrôle, à briser la muraille. Ne plus penser à son rôle d'espion qui fauche les mécréants dans l'ombre et qui ment tout le temps. Ne plus penser à ces souvenirs brouillés ou effacés qui vont et viennent comme le courant marin. Ne plus penser du tout, simplement.

Est-ce que l'étrangère est là pour cette raison également ? Trouver un repos mérité, un calme bénis ? Les questions se bousculent dans l'esprit du jeune homme, mais jamais elles ne martèlent son esprit et tout s'efface quand ses yeux se posent sur la constellation du cygne. Andreï tend la main pour saisir la poussière d'étoiles, mais ça traverse son corps. Il constate qu'elle est encore là, Deneb la sombre. La belle étoile, la plus brillante de la constellation. Elle nargue le garçon et se veut insaisissable. Deneb est la première des étoiles que Andreï a appris à repairer dans le ciel étoilé qu'il admirait lorsqu'il était esclave. C'est sa mère qui lui apprenait à lire le ciel et lui a même un jour montrer une carte avant que le patriarche Viktorssen ne la brûle. Des souvenirs douloureux qui consument l'esprit du jeune homme. Pourquoi mépriser cet homme quand on soutient l'Empire ? Il ne comprend pas et la douleur l'assaille à nouveau. Andreï glisse sa main gauche dans ses cheveux, ses doigts caressent ses mèches brunes avant de les tirer brusquement. Il perd le contrôle encore et lutte pour ne pas craquer à tel point qu'il en oublie la présence de l'étrangère, toujours là et elle sait le lui rappeler. « Aucun nom dont tu ais besoin dans l'immédiat, considère-moi comme un soutien moral... si tu n'exploses pas. » dit-elle d'une voix calque et pénétrante à la fois. Chaque mot explose dans l'esprit de Andreï et disparait subitement comme aspirer dans un trou noir, dans un autre espace temps. Le jeune homme ouvre les yeux, il ne ressent plus rien. Vide d'émotions et surtout, vide de colère. Il garde le contrôle grâce à elle ? Ses pupilles se rétractent et fixent la jeune femme qui n'a d'yeux que pour l'espace autour d'elle et la danse des étoiles. Elle les contemple avec une telle fascination, c'est étonnant, mais ce qui l'est encore plus, c'est sa capacité à faire taire les démons de Andreï en quelques mots. Est-ce volontaire ? Un don ? Ou le hasard et les bonnes paroles qui frappent quelqu'un jusqu'à son fort intérieur ? La précision étonne et brusque, mais elle apaise majoritairement, comme un baume sur une plaie infectée. « Merci. » le sang-mêlé murmure à demi-mots, mais c'est suffisamment audible pour permettre à l'étrangère d'entendre. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres, des alliés et des soutiens, il n'en a aucun. Elle est la première à prendre ce rôle, alors les remerciements sont de circonstances.

A la question, vient-elle souvent ici, la sorcière répond avec honnêteté « Aussi souvent que possible. » Andreï acquiesce. Il comprend la réponse car c'est également son cas. Devant lui, c'est la planète des géants, uranus qui tourne autour du soleil et sur son propre axe. Amusé comme un enfant, une partie de son esprit qu'il retrouve, le jeune homme la frôle du bout des doigts. L'astre fait la taille de son poids, elle semble si petite et pourtant, c'est un titan, un colosse de gaz qui domine l'espace après le soleil. « Moi aussi, mais j'essaie de venir le matin plutôt que le soir. Ca m'aide à affronter la journée et ses aléas. » pourquoi se livrer comme ça ? Pourquoi parler de ses maux à une inconnue ? L'étrangère est attirante, comme un aimant. Non, elle n'est pas au goût de Andreï, mais elle possède un pouvoir attractif, empathique à tel point qu'on se livre à elle et qu'on lui dévoile tout de nous. C'est le cas du jeune homme qui pose ses mots, avec prudence certes, mais il les pose. « Les astres… Ils ne font pas attention à nous, ils continuent leur route. Je peux passer des heures à les regarder. Et toi, tu viens pour le calme ou pour les cieux ? » demande-t-elle sans croiser son regard, toujours. Andreï l'observe, attentif et curieux, mais il décide de ne plus penser à elle et de simplement rêver, s'envoler. Le garçon ferme les yeux et s'évade, son esprit virevolte et le calme gagne la bataille en son fort intérieur. « Oui, principalement. » Il se laisse tomber doucement sur le sol, le dos contre le parquet fin. La même position que l'étrangère, un moyen d'être en contact avec la terre et non l'homme. « La sérénité est un trésor rare sur cette terre, alors quand on parvient à trouver son havre de paix, il faut le préserver et le garder. C'est égoïste quelque part, car on ne souhaite pas le partager. Je n'aime pas quand quelqu'un est là en général car il perturbe ce calme, il l'empoisonne même. Cependant... Ce n'est pas ton cas. Tu apportes quelque chose à ce calme, tu le bonifies. » avoue le sang-mêlé avec un sourire sincère sur ses lèvres. Il goûte à nouveau à la vie et aux émotions, c'est un bienfait qui le rend heureux et simplement humain. Une sensation qu'il avait déjà eu dans un passé, un passé lointain, presque une autre vie. « Quel livre lisais-tu ? » « Les Merveilles cachées des cieux. Ce sont les explications des constellations. » répond Andreï avant de tendre la main pour désigner la constellation du scorpion, certainement sa favorite entre toutes. « Tu vois l'étoile rouge qui brille ? C'est l'Antarès, l'étoile rouge la plus brillante de la constellation. Elle est visible à l'oeil nu, mais ici, elle prend une toute autre dimension. On se sent plus prêt des étoiles, des cieux et comme si on était en apesanteur... On s'envole et on quitte ses rivages et ses maux. » c'est un côté poète qui s'exprime, mais un homme avant tout. Un homme apaisé par la présence de l'étrangère. C'est comme si Andreï est attiré par quelque chose de puissant, mais d'invisible également. Quelque chose de visible, mais que l'on ne voit pas. Ses yeux se ferment à nouveau, un bref instant. « Et toi, as-tu une étoile qui t'envoûte plus qu'une autre ? Une constellation ? Une planète ? » ses yeux s'ouvrent à nouveau, ce n'est pas le monde qui se dévoile au garçon et à la fille, mais l'univers tout entier, trésor inestimable au coeur des ténèbres.

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