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 ( memento mori )

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Hiboux : 742 Avatar : max irons Double Compte : ulrich la vipère Crédits : sweet nothing, the queen bé (avatar) & dailymax (tumblr)

Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 19:47


andreï baranov
je lutte et j'émerge des eaux

   
carte de sorcier
nom, prénoms : né sous la couronne bâtarde et souillée des Baranov, c'est avec colère qu'il a toujours porté ce nom. Envieux à souhait, très tôt l'enfant savait qu'il était dans la mauvaise caste et qu'au fond, son coeur était noble, aussi noble que le sang de la couronne. Le temps et l'âge ont forgé un homme qui a cherché à faire valoir ses droits et prouver que naître sans être de la noblesse n'est pas une fatalité. Fils aîné d'une famille décomposée, il porte le prénom de son aïeul, feu Andreï Baranov qu'on appelait autrefois, le détrousseur, ancien voleur esclave qui paya pour ses crimes. Des Baranov aujorud'hui, il ne reste que des regrets et ce sentiment viscéral d'infériorité qui les a toujours rongé, l'héritier compris. âge : voici vingt-cinq longs hivers que le bâtard écume ce monde et aujourd'hui encore, il n'a pas trouvé de but à son existence, seulement des objectifs à atteindre pour passer le temps et essayer de faire sa place dans un milieu hostile à souhait. date, lieu de naissance : venu au monde en plein coeur d'un rigoureux hiver qui forgea déjà son esprit belliqueux, c'était un sept janvier dans la froide et somptueuse capitale de l'empire, Stolytsia. origines : il n'a de sang que du russe, une certaine pureté quelque part même si elle apparaît comme humiliante. En effet, la lignée des Baranov n'a jamais quitté les terres glacées du grand nord sauf pour servir leurs maîtres auxquels ils sont dévoués pour leur plus grand déplaisir. nature du sang : sang souillé, sang outrageux, sang irrespectueux, sang malhonnête, sang mêlé tout simplement. Andreï n'a pas choisi sa condition, mais quand il était enfant, le guerrier a très vite compris qu'il n'était pas fait pour se hisser dans les hautes sphères de la société, mais pour la servir. Si quand il était jeune, il n'appréciait pas son statut et enviait, fou de jalousie et de rancune envers ses maîtres, mais avec l'âge et la maturité, il est devenu fier de ce qu'il était et s'est battu pour cette cause, jusqu'à récemment où ses idéaux ont été ébranlés et où son sang est devenu son pire ennemi et sa maîtresse d'autrefois. statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants. années d'étude : voici sept longues années qu'il étudie au sein de l'établissement et avec le temps et l'endurance qui lui sont propres, il a fait ses preuves et forgé ses armes. Reconnu comme brillant duelliste et capable de jouer des sortilèges informulés, il reste néanmoins impatient et vindicatif, l'instinct répondant plus vite que sa raison. spécialisation : son coeur a décidé de se lancer dans l'étude de la branche feuer, une spécialisation dure, forte et élitiste, toute à son image, Andreï a toujours souhaité se hisser au sommet, comme si la couronne était dans l'ordre des choses.  maison : comme le dieu du tonnerre et des orages, il est appartient au pavillon thor et son marteau frappe ses ennemis sans aucune pitié. baguette : la baguette du jeune héros fut taillée dans le bois d'un sombre ébène à l'écorce noir de jais. Son coeur cache un crin de centaure. Le tout mesure trente et un centimètres trois quart très précisément et la baguette est qualifiée de rugueuse, se mariant parfaitement avec la personnalité extravagante de son maître. patronus : son patronus se distingue des autres, un félin oui, mais un serval, agile et solitaire, n'appréciant guère la meute. Néanmoins, depuis son enlèvement, son patronus n'est plus aussi puissant, rarement corporel, il est nébuleux et le félin disparaît en fumée argenté. epouvantard : c'est une grande silhouette sombre, drapée de noire et possédant une faux, la mort dans toute sa splendeur venant prendre sa vie. amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.  groupe : castle on a cloud, folie passagère et éphémère.
salveo maleficialumos maximahominum revelio


salveo maleficia.
quel est votre avis sur le tsar ? Autrefois, Andreï les a haï. Il les méprisait plus qu'il ne se détestait lui-même. Le Tsar et sa dynastie est responsable pour Andreï de tous les maux qu'on subit sa famille. Dans un premier temps, l'esclavage des Baranov, exploités lâchement par les Viktorssen puis le décès de leur père, mort en juin de l'an 1905, exécuté pour avoir participé à une révolte et le décès de leur mère, esclave et morte d'épuisement, n'ayant pas tenu l'hiver rude de 1903. Il y a aussi le cas de Ana, la jeune soeur de Andreï qui a été forcée d'être esclave et c'est le trésor de son frère. Tout cela, tous les privilèges des purs que les mêlés doivent subir, Andreï pestait contre tout ça. Il méprisait la lignée de l'empereur et aurait souhaité la trancher avec un glaive, celui de la justice, une idéologie noble qui l'anime. Cependant, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Attrapé il y a quelques semaines par les services secrets de l'empire, Andreï est un rat de laboratoire, un cobaye a qui on a modifié les souvenirs et les envies. Aujourd'hui, c'est un soldat à la solde d'un gouvernement, une machine qui n'a plus rien d'humain, qui ne ressent plus rien. Il protège le gouvernement, il défend le Tsar pour des raisons inconnues. Son instinct lui dit de le faire, de le faire sans savoir pourquoi, comme si c'était comme ça, comme si on avait tout programmé contre sa volonté.

que pensez-vous de l'entrée des sang-mêlés à durmstrang ?
Pour Andreï, l'entrée des mêlés à l’institut était sa porte de sortie. Un moyen efficace de se hisser au sommet de la société et de réussir à prouver qu'il était. Fier de son sang et de son statut, il a cherché à prouver sa valeur et s'est impliqué dans la résistance avant d'être attrapé et torturé. Aujourd'hui, Andreï n'a pas d'avis sur cette question. Il n'arrive définitivement pas à se positionner sur cette question. Son cerveau ne peut pas faire la liaison car si il est pour l'empire et la suprématie des sang-purs, il est et reste de sang-mêlé et donc ce privilège lui scie parfaitement. Quelque part au fond de lui même, Andreï est satisfait d'être ici, même si ce n'est pas sa place.

que représente l'esclavage des sang-mêlés pour vous ?
Avant ses treize ans, Andreï acceptait sa condition et suivait l'avis de sa mère comme quoi ce monde était divisé et sera toujours divisé en deux parties. Les moutons et les loups. Les esclaves sont les moutons et doivent satisfaire les loups. Les tentatives de son père pour lutter contre les inégalités étaient source de discorde chez les Baranov puisque Andreï en voulait à son père de les avoir abandonné à la solde des Viktorssen pour se battre vainement. Quand la mère de Andreï est décédée durant l'hiver de 1903, son avis a radicalement changé. Le garçon a commencé à remettre en question tout ce qu'il pensait. L'esclavage n'avait pas de raison d'être et l'âge l'a amené à aspirer à l'égalité pour tous et à la fin des injustices. Il s'est engagé dans cette voie et a compris les actes de son père, décédé deux années après sa mère. Andreï s'est engagé dans cette voie et y a mis tout ce qu'il avait, son courage, sa haine, sa colère et ses tripes ainsi que sa fidélité hors norme. Néanmoins, depuis qu'il a changé, qu'on a modifié ses idéologies, pour Andreï, l'esclavage est dans la normalité. Il doit y avoir des gens pour servir la grandeur des sang-purs et être dévoué, ce qu'il fait même si au fond, ce n'est pas son véritable avis.

quelle est votre position vis-à-vis de la résistance ?
Particulièrement impliqué dans la résistance, Andreï a été durant sa scolarité, les yeux et les oreilles des révoltés. C'était sans compté sur le gouvernement qui s'est emparé de son âme et a modifié ses souvenirs. Aujourd'hui, Andreï n'est plus l'allié de la résistance, mais l'espion de l'empire. Les rôles sont inversés et le sorcier n'éprouve aucun remord à jouer ce double-jeu. Il trahi ses frères et ses soeurs, ses amis d'autrefois pour une cause qui n'a rien de juste, mais il ne se rend pas compte de ses actes puisqu'il pense agir normalement. Un jeu qui peut le conduire à sa propre perte si ce n'est pas déjà fait.
( I ) marqué par des années de servitude, il n'a jamais oublié ce palais, ces gens, ces puristes et une haine profonde est né en lui très tôt. Il n'a pas souffert physiquement, mais mentalement si. Les humiliations étaient constantes et la médisance, omniprésente. Andreï ne peut pas oublier ce sentiment, cette colère et même si aujourd'hui, il n'est plus le même, ce sentiment est toujours présent, exhumé d'un passé nébuleux, il ne comprend pas sa source, mais il pense qu'elle est liée à ses souvenirs dont il n'a pas accès. La haine est sa meilleure amie, sa princesse, son bourreau, sa maîtresse, sa putain. Il ne peut pas s'en défaire et la seule personne capable de l'atténuer n'est pas de son sang, c'est une figure du passé oublié, Hedvig qui aujourd'hui, ne lui fait absolument rien. La muselière qu'elle exercerait sur cette rage n'est plus, la tempête se libère sans frein. ( II ) pianiste à ses heures perdues, ce noble instrument l'a toujours séduit. Il en jouait en cachette avec la sourdine quand il était esclave. Possédant l'oreille absolue, il est capable de reproduire un son sans avoir étudié le solfège, art inaccessible pour une souillure de son genre. Les mélodies qu'il joue sont à son image, sinistres. Il apprécie les airs graves, les rythmes lents et la cadence soutenue, elles sont le reflet d'un coeur perdu et meurtri par les expériences d'une vie de servitude. Chaque note est le reflet du désir de cet oiseau en cage qui souhaite s'élever parmi les plus hauts et faire crier un seul mot, justice, mais il ne parvient plus à jouer ni à trouver satisfaction dans ses compositions. Il en devient fou et ses addictions n'arrangent pas la situation, bien au contraire. ( III ) souvenirs troublés, incapable de se rappeler du passé sans y voir un brouillard épais, c'est une chose qui le prend aux tripes, ça le rend vulnérable, un sentiment qu'il méprise. C'est pour cette raison qu'Andreï a commencé à consommer une drogue précise, la plume du vivet d'or. Consommateur de plus en plus addictif, il ne se lasse pas de l'effet de ce psychotrope sur son corps et même si ça le ronge, il continue il n'y peut rien, il veut savoir ce qui manque à son esprit. ( IV ) peu enclin à l'érudit et les longues études dans les livres, il préfère la pratique et dégaine sa baguette à chaque fois qu'il le peut pour prouver ce qu'il est, montré qu'il n'est pas une proie, mais bel et bien un prédateur, un fauve enragé. Vindicatif et belliqueux à souhait, il se bat avec la magie ou sans. Ses mains portent d'ailleurs les stigmates de nombreuses batailles, des coups qui ont frappé la chaire, briser des os. Frapper, cogner, casser, c'est une façon d'expulser toute la rage qui sommeil en lui, de s'offrir une identité dont on l'a privé trop longtemps. ( V ) médiocre sur un balai, il n'a jamais apprécié le quidditch pour cette raison et s'en veut de ne pas être aussi doué en balai que pour le duel. Il se déplace en transplanant uniquement et évite les balais à tout prix. C'est pour cette raison qu'il possède un chat au pelage noir comme les plumes d'un corbeau qu'il a baptisé Japet comme le titan de la grèce antique et se refuse à utiliser des hiboux ou des chouettes. D'autre part et depuis son enlèvement, le jeune homme s'est pris de fascination et d’obsession même pour la pomme, un objet qu'il cherche absolument pour une cause qui n'est pas la sienne.
hominum revelio.
Le froid, c'est tout ce dont il se souvient. Le froid mordant, le froid violent, le froid qui entre dans la peau, se glisse sous son épiderme et ronge les os. C'est cette sensation presque inexplicable que le jeune Andreï, âgé de dix-huit longs hivers à ressenti en pénétrant dans les eaux glaciales du lac. Même si sa mémoire le trahi aujourd'hui, ce sentiment de froid intense, un froid plus brûlant que les flammes de l'enfer est toujours aussi persistant. A peine son corps est-il plongé dans les abysses et tréfonds du lac, qu'il veut sortir de là. La tête levée vers le trou qui était petit, aussi étroit qu'une serrure, il veut sortir, il ne peut pas tenir, son corps ne répond déjà plus. Il nage vers le haut, vers cette fente lumineuse qui brille, reflet de l'astre solaire, mais Andreï s'arrête. Il ne peut pas sortir, il ne peut pas fuir. Il doit tenir sa promesse, cette promesse silencieuse faite sur le corps sans vie de sa mère avant qu'elle ne soit exhumée dans une fausse commune empêchant un recueil promis. Il se souvient de ces mots prononcés, de ses larmes versées et de cette douleur tambourinant son coeur et perçant son âme d'enfant, brisant à tout jamais une innocence violée. Ce souvenir est plus douloureux que les eaux froides et est plus enchanteur que le chant des sirènes. C'est une lumière aveugle, quelque chose de visible mais que l'on ne voit pas. Andreï n'est pas faible ce jour là, il est fort. C'est un colosse de fer, un titan revenu à la vie. Il nage, il n'entend pas les sirènes, il ne voit que le visage éteint de sa mère, ses yeux sans vie et il entend cette promesse qu'elle lui a fait dire avant que se termine, sa longue agonie. Il doit devenir élève dans cette école, pour tenir sa promesse, mais aussi et surtout, pour lui, pour se prouver qu'il peut se hisser au sommet du monde sans avoir le sang-pur. Elle le savait, sa mère et c'est pour lui offrir un objectif à atteindre qu'elle lui a fait jurer de venir ici, de trouver un foyer et une nouvelle famille. Quand Andreï émerge des eaux, il ne ressent plus le froid sous sa peau, ni l'angoisse d'échouer. Il sait et se le jure, l'échec est prohibé et ne peut pas être toléré.

Le cœur de la forêt est de l'encre noir et les ombres jouent avec les enfants qui s'y aventurent. Andreï ne fait pas exception. Son coeur bat la chamade et tandis que l'eau dégouline depuis ses cheveux humides, serpentant comme une vipère dans son dos pour lui arracher un frisson, il sent une présence. Il n'est pas seul ici, on l'observe, on s'amuse, on joue de lui. Il le sait, il le sent et il serre sa baguette dans sa main fermement. Ses dents claquent les unes contre les autres, le froid est toujours bien présent, ses vêtements sont humides et son estomac se tord. Il entend des bruits, le frottement du tissu contre l'écorce d'un arbre, un pied qui écrase une brindille et une masse qui s'abat sur Andreï. On veut l'éjecter de ce rite de passage, lui fermer les portes de son droit, accéder à l'école. Andreï sent la baguette de son agresseur contre sa nuque, il murmure une incantation et va frapper, mais le jeune sang-mêlé est plus rapide et vif. Il s'empare d'une pierre au sol et l'abat sans aucun remord sur la pommette de son assaillant qui s'écroule sur le côté, gémissant sous le poids de la douleur. Le fils Baranov se redresse et serre la pierre dans sa main, elle dégouline du sang de sa proie et il découvre le visage enfantin du garçon. Il a le même âge que Andreï, mais il fait plus jeune car il ne porte pas la barbe, il conserve cet aspect juvénile, mais dans ses yeux, on peut lire un sentiment pervers, celui de la peur qui le tient dans sa main. Qui est-il ? Pur ou mêlé ? Esclave ou maître ? Andreï s'en moque, il connait très bien son rôle. Il lève sa baguette de son autre main et murmure un sort pour trancher le destin de son adversaire, paralysant son corps de toute part. Andreï n'est pas une victime, il est le bourreau, définitivement.

Le grand masque de la mort se dresse devant le bâtard au sang mêlé. La silhouette brandit sa faux, aussi tranchante que les crocs d'un basilic et sous sa cape, son aspect d'homme sans visage et sans chaire se devine. Andreï recule d'un pas et trébuche, la fatigue est omniprésente et il ne voit plus clair. Son esprit prend du temps pour deviner que sa peur est l'essence même de son moi intérieur. Il est face à une créature sans visage, mais avec un nom, épouvantard. Il le sait, il le sent et pourtant, son coeur palpite et la promesse lointaine s'évapore. Comment expliquer l'aspect de la bête ? Pourquoi le diable en personne ? Le spectre de la mort qui émane des vapeurs fantomatiques autour de lui. Andreï n'a jamais cherché à connaître sa peur, pourquoi ? Il ment en disant qu'il n'a peur de rien, c'est le mensonge parfait pour Ana, son trésor, mais au fond, il sait qu'il ne veut pas le savoir car il ne sait pas s'il peut gagner ce combat. Les lèvres entrouvertes, il cherche à parler, mais aucun son ne sort de sa gorge, ni même une goutte de salive. Tout s'évapore, tout disparaît tandis que le spectre lève sa faux et approche. Ses pieds ne touchent pas le sol. A-t-il des pieds d'ailleurs ? Qu'importe. Andreï ne comprend pas pourquoi cette apparition se trouve devant lui. Il recule en rampant. Il sait comment vaincre un épouvantard, il le sait très bien, mais il ne trouve pas la force d'y parvenir. Le jeune homme ferme un instant les yeux. Pourquoi la mort ? Peut-être parce que son père a été exécuté en l'an 1905 pour avoir participé à la révolte et qu'il n'a jamais pu le connaître, qu'il n'était pas esclave avec sa famille chez les Viktorssen. Peut-être parce que sa mère est morte durant le rude hiver de ses treize ans et qu'elle les a abandonné, sa soeur et lui dans la chambre de l'enfer. Peut-être parce que la mort rôde autour de Andreï depuis sa naissance et qu'elle a toujours eu mille et un visage. Peut-être parce qu'Andreï a simplement peur de mourir sans avoir prouvé au monde qui il est, pas un esclave, pas une bête, pas un homme, mais un sorcier. Il se redresse et se retourne face à la mort faucheuse qui abat sa faux, trop tard. Il n'a plus peur. Spero Patronum. Des germes de fumée argentée apparaissent et sortent du bout de sa baguette. Son souvenir heureux ? Sa soeur Ana qui le rejoindra bientôt, il le sait, il le sent, elle est son trésor, sa vie. Le patronus se forme et s'élance. Des pattes apparaissent et des oreilles également, un visage triangulaire, des crocs. Un fauve, un serval qui frappe l'épouvantard et qui retourne dans les abysses, sa place est là. Celle de Andreï, elle est à la lumière, face au monde qu'il va conquérir, personne ne peut arrêter un garde fou.

pseudo, prénom : marine, simplement. âge : majorité acquise.  pays : bleu blanc et rouge.  avatar : max irons.  inventé, scénario, prédéfini : scénario parfait de manon.  crédits : juxebox joints.  commentaire : coup de coeur pour le forum, son univers, son design, son tout, il est parfait en tout point, bravo à vous les filles    

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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 19:49


memento mori
céder aux avances du mal et sombrer


il aimait la mort, elle aimait la vie,
il vivait pour elle et elle est morte pour lui.


- - - - - -

winter, 1903 - Les mains du jeune garçon de treize ans sont tâchées de sang. Ce n'est pas le sien, mais ça n'enlève rien à la vision d'horreur qui se dessine devant ses yeux qui perdent leur éclat de vie. Les reflets émeraudes de ses iris s'effacent, à la place, une ombre plane autour de lui tandis qu'un sorcier approche et le pousse sans ménagement, on peut même dire avec brutalité, hors de la pièce. Andreï réagit ainsi. Il ferme ses mains et essuie le sang de Karina Baranova, sa mère, sur son pantalon de tissu usé avant de frapper avec force à la porte. Il déchaîne sa colère, il ne comprend pas. Andreï donne des coups de pied et ignore la douleur cinglante qui naît aux creux de ses os fragilisés par les années de servage. Il ne pleure pas, il ne veut pas. Le garçon se contente de mordre fermement sa lèvre inférieure, presque jusqu'à sang. Il arrête quand il sent le goût âcre et métallique du liquide s’immisçait dans le creux de sa gorge. « Ouvrez la porte ! Ouvrez la porte par le Tsar ! » tonne l'enfant en continuant de frapper encore et toujours. Dans ces coups, Andreï y met sa fureur, sa rage et une pointe d'incompréhension. Sa mère n'est pas en bonne santé depuis le début de l'hiver, ce n'est un secret pour personne. Parfois même, Karina est prise de vertige et cesse ses tâches ménagères avant qu'un pion des Viktorssen ou un de cette race en personne ne lui ordonne de reprendre ce qu'elle faisait. Ce matin, la femme s'est plainte à quelques autres esclaves d'une forte fièvre naissante avant de s'écrouler aux pieds de son fils et de cracher du sang. Tout est allé si vite que l'enfant n'a pas su quoi faire à part hurler, crier, appeler au secours. « Ouvrez ou je... J'utilise la magie ! » menace Andreï en sachant parfaitement qu'à treize ans et au vu de sa condition, il n'a pas le droit d'agir ainsi. Il ne saut pas pourquoi il menace ainsi le patriarche Viktorssen qui peut, d'un simple claquement de doigt, le broyer dans le creux de sa main, mais Andreï veut savoir, il veut comprendre pourquoi sa mère est tombée. Il ne peut pas la perdre. Son père les a déjà abandonné pour une cause futile, il n'y a plus que Karina pour guider Andreï et les réconforter les soirs où il fait noir, mais la porte reste fermée, aucune réponse, absolument aucune. « Est-ce que maman va partir comme papa aussi ? » Andreï fait volteface pour poser ses yeux sur la frêle silhouette de sa petite soeur, Anastasia. Elle semble si fragile, comme un vase en porcelaine qui se fissure dès qu'on le frôle du bout de ses doigts. Le regard de sa soeur touche Andreï au plus profond de lui même. Il ne sait pas quoi faire, ni quoi dire. Les enfants de son âge apprennent les rudiments de la magie et s'émerveillent dans la neige, ils n'ont pas peur des ombres et des coups, ils n'en reçoivent pas eux. Le frère se contente de prendre sa soeur dans ses bras, d'être le gardien silencieux et muet, car aucun son ne sort de sa bouche. Andreï est comme pétrifié. Ses yeux ne quittent pas la porte, ce mur d'acier. Les minutes sont longues, effroyables et cruelles. Et quand enfin, le déclic du verrou se fait entendre, c'est le regard du père Viktorssen qui apparaît. Un regard vide d'émotion, un regard sans aucune compassion. Ses lèvres bougent, sa langue claque sous les mots et pourtant, Andreï jure avoir aperçu un léger sourire, presque éphémère, comme un mirage, apparaître un court instant. « Elle est morte, la fièvre l'a emporté. Nous allons emmener son corps, dépêchez vous. » et il quitte la pièce. Les mots frappent les deux enfants. Andreï les entend comme un écho lointain et comprend bien tardivement leurs significations. Le garçon ne se rend pas compte qu'il a resserré l'étreinte de ses bras autour de la poitrine de sa soeur qui se débat et hurle en se dégageant pour entrer dans la pièce où leur mère est toujours au sol, les yeux grands ouverts, les yeux vides, les yeux qui pleurent le chagrin et la mort. Andreï ne bouge pas, il reste debout, incapable, figé, tétanisé. Son regard se pose sur la fenêtre à sa gauche. Dehors, c'est le blizzard, la tempête hurle et elle vient de prendre une vie. « Ana... Maman, elle... » il parle lentement, il saccade ses mots car ses maux sont trop forts et prennent le dessus. Cependant, Anastasia ne l'entend pas. Elle est allongée sur le corps de sa mère, elle suffoque sous les sanglots. Et où est le père pour leur montrer la voie maintenant ? Andreï sent les larmes qui coulent le long de ses joues gonflées. Il n'entre pas dans la pièce, il fixe la neige dehors. Il a besoin d'exprimer sa rage, sa colère, sa peine et d'un coup, il lève le poing et frappe à travers les carreaux qui se brisent sous le choc. La force de l'enfant n'est pas grande, mais suffisante car menée par un sentiment de colère qui explose et qui n'attendait que ça. Les morceaux de verre s'incrustent dans sa chaire et des gouttes de sang s'écoulent et s'envolent dans la tempête et la neige. Celle-ci prend une teinte étrangement pourpre, les flocons blancs ne sont plus purs, ils sont souillés.


ces plaisirs violents ont des fins violentes.
dans leurs excès ils meurent,
tels la poudre et le feu que leurs baisers consument.


- - - - - -

winter, 1906 - « J'ai entendu parler de sorciers qui peuvent se changer en animaux. Si je pouvais le faire, j'aimerai me transformer en oiseau, un rapace avec des serres acérées pour me défendre et m'envoler loin d'ici, loin de cette prison de glace. » avoue le jeune homme en observant par la fenêtre, l'hiver qui s'installe. Derrière lui, la silhouette maigre, mais pour autant élancée de Hedvig apparaît. Elle est toujours là où on ne l'attend pas, comme une ombre invisible qui le devient quand on fait attention à elle. Si on devait comparer les deux, l'un serait le soleil qui brille d'une chaleur incandescente, étouffante et l'autre serait la lune, silencieuse et discrète, mais d'une vivacité sans faille, toujours présente malgré l'omniprésence de l'autre. C'est le destin des deux esclaves. Ils sont complémentaires, ils suivent le même chemin, mais jamais ne se rencontrent pour ne faire qu'un. « Un oiseau ? Je préfère le dragon. Ils ont la force des dieux. Aucun sort et aucune arme ne peut percer les écailles d'un dragon. » réplique la jeune blonde en détachant ses cheveux, dévoilant sa crinière blonde comme les blés. Andreï détache son regard du paysage pour l'observer. Hedvig a quelque chose d'envoûtant, de saisissant et quand on la regarde, tout le reste s'efface comme un maléfice qui nous envahi. « Un dragon ? Tu penses encore à ce conte de Irina Dragomirova ? » la jeune femme se contente d'acquiescer avant de coller son oreille à une porte. Andreï l'observe, son amie s'empare d'un petit couteau qu'elle porte toujours sur elle. Ils ne peuvent pas utiliser la magie, elle est prohibée pour les gens comme eux avant qu'ils entrent à l'institut, mais ils seront-ils un jour ? Cette pensée plonge Andreï dans un profond désarroi. Quelques jours avant son décès, sa mère lui a fait savoir qu'elle souhaitait qu'il y aille, elle lui a assuré qu'il avait sa place là-bas, un bâtard parmi les rois ? Mais Andreï veut y croire, croire à un destin formidable, croire à ce conte de fée. Il sort de sa torpeur quand un petit bruit de cliquetis se fait entendre. Hedvig vient de crocheter la serrure d'une des nombreuses salles qui est interdite au bétail comme eux. La pièce est plongée dans la pénombre, mais le petit foyer qui crépite dans la cheminée, feu magique aux flammes bleutées, éclaire l'instrument. Le piano à queue noir est maître en ces lieux. Le banc est posé à côté et les partitions sont soigneusement rangées, mais Andreï n'en a pas besoin. Son oreille est absolue, elle est parfaite et attentive. « J'aime beaucoup ce conte c'est vrai. Le dragon, fils du soleil et d'une sorcière qui souhaitait se venger des moldus qui l'ont chassé de son village, elle a passé un pacte avec l'astre solaire pour enfanter un dragon, le Doré, le dernier des grands dragons qui l'a protégé, mais qui a ravagé le village et s'est proclamé roi... Quelque part, c'est une morale bien plus qu'un conte. » lance la jeune femme avant de se poser devant l'instrument. Elle observe d'un oeil attentif l'intérieur du piano qui est ouvert, on y voit son ventre orné de centaines de cordes. Chaque corde représente un son, chaque corde est unique et possède sa propre histoire. Il y a les marteaux dont la tâche est de frapper les cordes pour obtenir le son, c'est en somme l'illustration de l'esclave qui obéit à son maître qui est là pour émerveiller le monde par sa stature, par son héritage, par sa pureté. Hedvig soulève le piano et dévoile son clavier d'un blanc pur. « Joue pour moi. » une esquisse de sourire se dessine sur les lèvres du garçon qui ose s'installer sur le banc et poser ses mains sur les touches froides. Un frisson le prend, il ferme les yeux et se concentre sur la mélodie qu'il a entendu en secret, caché derrière l'épaisse tapisserie le soir dernier. Son oreille se souvient des sons, des notes, quelques dièses, un bémol, des accords doux, une berceuse et ses mains dansent sur le clavier, c'est un artiste à n'en point douter.

- - - - - -
Elle est partie. C'était la nuit dernière. Elle m'a quitté et ne reviendra pas. Je ne sais pas pourquoi, je ne comprends pas et à vrai dire, je ne cherche pas à comprendre. Hedvig n'est pas la personne que je pensais connaître. Ana a essayé de lui donner raison, elle a toujours été trop gentille ma petite soeur, mais je sais que Hedvig s'est enfuie seule et sans se retourner. J'ignore comment elle a réussi à échapper au servage, mais elle l'a fait et elle ne m'en a pas parlé. Est-ce qu'elle s'est moquée de moi ? Je me fais du mal en pensant au fait qu'elle riait intérieurement à chaque fois qu'on parlait de partir d'ici, de s'enfuir à la nuit tombée et de découvrir le monde, loin des murs de cette prison dorée. Elle savait qu'elle le ferait elle, mais pas moi. Hedvig s'est jouée de moi. Est-ce qu'hier, quand je jouais du piano et qu'elle dansait autour, elle savait déjà qu'elle allait devoir partir et s'évaporer ? Disparaître sans laisser un mot ou même pour dire un adieu ? Mes pensées sont fatiguées et je n'arrive pas à trouver les mots. Mon encrier est presque vide, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je n'ai pas perdu une alliée ce soir, j'ai perdu une soeur, une amie, un membre de ma famille, une part de moi-même. Elle était la nuit, j'étais le jour. On se complétait si bien, je ne comprends pas pourquoi elle est partie sans m'en parler. Je pensais compter. Hedvig m'a apporté le soutien nécessaire quand ma mère est morte il y a plusieurs années et elle était là pour m'empêcher de frapper les murs, écraser mes os sur la roche quand j'ai découvert que mon père fut exécutée en juin 1905. Elle n'était pas seulement une amie à qui je pouvais parler et partager mes sentiments, elle était mon garde fou, mon bouclier, ma conscience. Hedvig est partie et ce soir, je comprends enfin qu'elle jouait un rôle essentiel pour moi, elle gardait entre ses mains ma haine et pouvait la faire disparaître. Hedvig n'est plus là, le mur est brisé et ce soir, je ne suis plus Andreï, simplement un être constitué simplement de colère et qui réclame justice.

j'ai aimé jusqu'à atteindre la folie,
mais ce que certains appellent folie
est pour moi la seule façon d'aimer.


- - - - - -

spring, 1911 - L'étreinte est si forte. Andreï ne lâche pas sa soeur. Il la garde dans ses bras comme son trésor, c'est ce qu'elle a toujours été au fond. Une perle caché dans un écrin de porcelaine fissuré. Il la garde, il ferme les yeux et ignore le monde autour d'eux. Au loin, la résidence des Viktorssen s'élève dans la brume du petit matin, la prison dorée n'est qu'un lointain souvenir maintenant, Andreï le jure sur la mémoire de leurs parents, ils n'y retourneront jamais, ils sont libres et ils le seront pour la fin des temps. Après une étreinte chaleureuse, Ana se dégage et observe son frère. Elle ne manque pas de constater quelques ecchymoses sur sa joue, il a encore frappé des gens, certainement des puristes et des partisans du Tsar et de sa lignée, car Andreï ne les supporte pas et ses poings sont ses meilleurs alliés. Néanmoins, elle constate aussi son sourire, il est heureux et ça faisait longtemps que ça n'était pas arrivé. Andreï n'a pas abandonné Anastasia pendant ces quatre années de séparation. Il lui a fait parvenir des lettres et des missives par le biais d'une petite chouette discrète, il lui a parlé de ses journées à Durmstrang, de l'apprentissage et de tout ce qu'il faisait en lui promettant qu'un jour, ça serait son tour car ils y ont le droit eux aussi. Les Baranov ne sont plus que deux, ce sont des survivants et ils vont prouver que le monde est soumis à eux maintenant. « Viens, quittons cet endroit et allons à Stolytsia. » lance Andreï en saisissant la main de sa soeur. Il veut transplaner, mais il est arrêté en sentant les os sous la peau de Ana. Elle est maigre et ses joues sont creuses, comme son corps. La poupée est fragile, prête à se casser, mais au moment de transplaner, Andreï peut jurer qu'il a vu Ana verser une larme en pointant ses yeux azur vers le palais de leurs geôliers. Plus tard, installé dans une chambre d'un hôtel peu coûteux, le frère tend à sa soeur de l'hydromel chaud, une boisson réconfortante et que Ana a toujours rêvé de goûter. « Est-ce que ça va ? Tu ne dis rien... » demande Andreï, affectueux. Il n'a jamais caché ses envies révolutionnaires dans les échanges épistolaires à sa soeur, mais quant est-il d'elle ? Il l'ignore car il y a quatre années sans souvenirs communs, sans explication et sans secret entre eux. Il manque un morceau de vie, des fragments qui peuvent les diviser. Le regard de sa soeur est creux, vide et il croise le sien alors qu'elle lui offre un léger sourire. C'est difficile pour Ana de sortir de ses habitudes et de voir un avenir, Andreï le comprend et sait qu'elle va avoir besoin de temps. « Je ne réalise pas encore, mais je suis heureuse de te revoir. Tu sais, chaque soir, je lisais tes lettres et elles me donnaient du courage. » ses paroles réconfortent Andreï tandis qu'il sort du garde manger du lard et du pain, de la bonne nourriture qu'il a lui-même acheté car il peut compter sur un petit pécule financier que son père leur a laissé et qu'il a récupéré en sortant d'ici. Ils ne sont pas riches ni couverts d'or, mais ils peuvent se payer à manger et un toit, c'est convenable. « Est-ce que tu veux rejoindre Durmstrang ? » la question se pose rapidement, mais elle est importante pour la suite de Ana, son avenir. La sorcière termine son hydromel et acquiesce avec certitude. « Très bien, je vais m'occuper de l'administratif... Oh, tu sais qui j'ai retrouvé là-bas ? Hedvig... » il ne l'a pas mentionné dans ses lettres car c'est encore difficile et douloureux, mais le temps a pansé ses blessures et aujourd'hui, c'est une affection particulière qui relie le soleil et la lune. Ana le voit dans les yeux de son frère et elle sourit sous ses longues mèches effilées brunes. « Alors mon frère a retrouvé une raison de faire battre ce coeur de glace ? C'est une bonne chose. » Andreï esquisse un sourire. Oui, il voit un avenir avec Hedvig, avec sa soeur et une vie après l'esclavage. Ce monde n'est pas aux sang-purs, il est à eux. « Peut-être bien... » les yeux dans les yeux, des teintes de bleu et de vert, ils échangent un fou rire qu'ils ne peuvent pas expliquer en canon. C'est plus qu'un frère et qu'une soeur, c'est un lien du sang que rien ne peut et ne pourra changer.


l'amour est la fumée qu'exhalent nos soupirs,
la haine est le venin que crachent nos lèvres.


- - - - - -

winter, 1915 - La drogue s'immisce dans le corps du jeune Andreï. Vingt cinq années de solitude, vingt cinq années d'un froid glacial qui lui ronge les os et le sang. Il sent le psychotrope faire effet dans son organisme tandis qu'il se laisse tomber dans le fauteuil de velours et défait la cravate de son uniforme et les boutons de manchette en argent de sa chemise de soie. La chambre des mémoires est vide à cette heure tardive de la nuit. Andreï profite de la solitude pour consommer une drogue douce et qui éveille chez lui les souvenirs du passé. Oui, il cherche à savoir qui il est, du plus profond de son coeur soudainement gelé et inaccessible. Au fond, Andreï ne se connait pas. Quand il se voit dans un miroir, il ne voit pas son reflet, il voit une silhouette vide, un colosse sans force et sans visage. Il est Andreï Baranov, il est une machine à la solde du Tsar et il protège les sang-purs, mais il ne dit rien, il cache tout, il n'a pas d'émotion, ça n'existe pas chez lui. Son rôle est simple, surveiller les sang-mêlés qui peuvent être dangereux pour l'empire et les dénoncer aux services adéquates. Il le sait, c'est sa mission, c'est pour cela qu'il a été formaté. Néanmoins, Andreï ne pense pas qu'être cela. Ses souvenirs sont flous et quand il voit son passé, il sait qu'il a été un esclave, un dévoué serviteur des Viktorssen, mais il voit aussi des larmes, de l'amertume et énormément de colère. D'où vient-elle et quelle est sa véritable nature ? Il ne le sait pas. Il ne comprend pas. Andreï est incapable de ressentir quelque chose, les sentiments sont étouffés et ne sortent pas, exceptés une immense colère à l'encontre de tout ce qui a un rapport avec la révolution et les mouvements de résistance. Ne pas réussir à se comprendre, c'est plonger dans la folie. Une folie contagieuse, une folie qui le rend fou. Ca le dévore et ça le ronge de l'intérieur à petit feu. La drogue est là pour lui faire comprendre pourquoi il est comme ça, incapable de ressentir la moindre émotion. Il s'empare de sa baguette et la pointe sur son avant bras. Il s'ouvre la chaire doucement et le sang s'écoule, tâche sa belle chemise d'étudiant. Le sang coule, la douleur est là, ça pique, mais il n'arrive pas à ressentir quelque chose. Absolument rien, le vide, le néant. « Vulnera sanentur. » la voix faussement douce de Hedvig résonne dans la chambre et la plaie se ferme. Encore sonné par sa consommation de drogue, Andreï ne bouge pas de son fauteuil. Il dévisage la sorcière et sent cette colère qui monte en lui, prête à exploser. « Que viens-tu faire ici... ? » c'est un ton froid mélangé à une lassitude prenante. Hedvig éveille chez le bel âtre, une telle colère qu'il n'arrive pas à se maîtriser. Il serre sa baguette si fort que les jointures de ses doigts deviennent blanches. Il veut la frapper, l'écraser, la brûler, la casser, la briser ! Il souffle pour se contrôler, ne pas céder aux avances du mal, ne pas sombrer encore plus. « Tu as trop souffert pour te faire encore du mal. » marmonne-t-elle en approchant, elle reprend « Parle moi. » Hedvig agace Andreï. Il ne la supporte tout simplement plus. Elle est la source d'une colère sans fondement et pourtant. Le sorcier fait un bond de son fauteuil et fait face à la jeune femme comme une ombre massive, dangereuse. « Laisse moi, je n'ai rien à te dire. Tu n'es rien à mes yeux, absolument rien. Tu m'as abandonné chez les Viktorssen et tu m'as laissé entre leurs mains... Pour tous les coups de fouet que j'ai reçu, je devrais te les rendre par centaine. » sa voix tonne comme l'orage qui gronde dehors, son front est humide à cause de la sueur qui y perle et sa tempe tremble de rage avec la veine qui ressort et manifeste sa haine. Hedvig l'a abandonné, elle l'a laissé alors qu'ils étaient petits et ce sentiment n'arrive pas à se taire. Bien sûr, en parfait espion, il ment sur ce qu'ils pensaient de ses anciens maîtres. Andreï respecte les Viktorssen et chaque coup de fouet était mérité, mais pour le bien de sa mission, il doit mentir à son esprit. « Alors c'est tout ? Tu n'aspires plus à rien ? A cette justice qui nous anime depuis une année » « La ferme. » ses mots claquent tandis qu'il détourne le regard de Hedvig. Qui est Hedvig ? Qui est cet ange démoniaque ? Une simple révolutionnaire idiote qui mérite la potence et qui a fui ses anciens maîtres ? Non. Son esprit s'embrouille, les yeux clos, il voit des souvenirs, il voit des rires, il voit le piano, son oreille entend la mélodie et elle danse avec ses souillons. « Andreï... » elle lui attrape la main doucement, ce contact éveille ses sens, mais sa colère également. « NE ME TOUCHE PAS ! » il hurle, il crache son venin et surtout, il frappe. Ses poings ont toujours été son moyen de se défendre. La main ferme et claque sur la joue, au coin des lèvres rosées, de la sorcière qui recule et lâche un léger gémissement. Andreï tremble de colère envers elle, envers lui, envers le monde. Il fronce les sourcils et s'empare de sa veste marron avant de tituber hors de la pièce pour rejoindre son pavillon. Il s'arrête dans l'encolure de la porte et fixe de ses yeux vide de sentiments, un point invisible. La drogue agit et pourtant, malgré la frontière du réel qui croise celle de l'iréelle, il est certain que son oreille ne ment pas. C'est un sanglot qu'il entend, mais Andreï ne se retourne pas, au contraire, il avance et disparaît. Prince des ténèbres, esprit belliqueux et coeur de glace plongé dans un hiver de solitude.

   
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Hiboux : 534 Avatar : phoebe tonkin Double Compte : freyja, raafael et ivar Crédits : viceroy (avatar) et manon d'amûr (gif profil)

Âge : vingt-quatre hivers.
Nature du sang : pur.
Statut civil : fiancée à yagor bytchkov d'après les dernières nouvelles.
Patronus : un corbeau, symbole des mystères de la vie et de la magie.
Amortentia : une odeur absurde de rhum mélangé à celle du bois

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 19:52

marine I love you max te va toujours aussi bien puis ce scénario vous allez gérer avec manon bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche I love you
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Hiboux : 285 Avatar : dylan o'brien. Double Compte : yagor, svea. Crédits : mine. (avatar) myself. (signa)

Âge : vingt-trois eclipses.
Nature du sang : sang-mêlé, les veines brûlantes de haine.
Statut civil : solitaire, un cœur rongé par la vengeance et les ténèbres.
Patronus : un griffon, un patronus symbole d'ambivalence.
Amortentia : une odeur féminine de rose et de baies rouges, celle de ranveig.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 19:56

max et le scénario, les choix de malade.
bienvenue sur le forum et bonne rédaction.

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let's the darkness consume you
be my anchor and don't let me drown, you're my only light in the darkness of my soul. can you fix my broken mind before i destroy yours.  
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Hiboux : 388 Avatar : lily james, la déesse. Double Compte : leonid et torvald les bgs. Crédits : -av/@tellers. -gif/tumblr (signa) et ivana d'amûr (profil)

Âge : Elle écume sa vingt-quatrième année avec toujours autant d'arrogance et de médisence. C'est cette haine qui la consume, comme la tient éveillée.
Nature du sang : Elle est une ancienne esclave, elle est de ceux qui n'étaient rien, une simple Mêlée, plus que fière de son propre sang.
Statut civil : Célibataire et loin d'être attirée par les histoires de coeur. Hedvig est seule et ne s'en plaint pas.
Patronus : lol

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 19:57

CE DEBUT DE FICHE CEY LA PERFECTION.
je suis tellement fan de ta plume, elle m'avait vraiment manqué, et je suis trop contente que tu prennes andreï quoi.
bienvenue et bon courage pour la suite que j'ai plus que hâte de pouvoir lire.
ET MERCI ENCORE UNE FOIS. I love you

edit, ah oui et je fais pipi de partout, question de marquer mon territoire hein.

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MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 20:06

serais-tu qui je pense?
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Âge : vingt-deux années
Nature du sang : un sang qui s'émancipe, un coeur de lion, mêlée comme tant d'autres.
Statut civil : célibataire au coeur épris d'un sourire ravageur et des cheveux de blés.
Patronus : un cheval majestueux.
Amortentia : une odeur de chocolat chaud et de cannelle, vient s'ajouter l'odeur de l'herbe fraîchement coupée.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Dim 21 Fév - 20:46

t'es moche. What a Face

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j'avais rêvé d'une autre vie mais la vie a tué mes rêves comme on étouffe les derniers cris d'un animal que l'on achève. j'avais rêvé d'un coeur si grand que le mien puisse y trouver place mais mon premier prince charmant fut l'assassin de mon enfance. 


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Hiboux : 742 Avatar : max irons Double Compte : ulrich la vipère Crédits : sweet nothing, the queen bé (avatar) & dailymax (tumblr)

Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Lun 22 Fév - 11:21

merci
j'vous aime et je suis heureuse que andreï soit à votre goût, c'est un king

clara, merci tu es parfaite aussi avec ton avatar
ivana, t'es parfaite avec dylan j'adore trop, j'veux un lien
manon, je suis trop happy que tu aimes mon début je vais essayer de faire de mon mieux pour la suite et j'exige un rp dès ma validation genre c'est non négociable et arrête d'uriner partout, c'est sale et on est civilisé voyons
emilie, oui je suis ton père :nope:
ana, toi tu sors momo, t'es moche et tu pues la moule


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Âge : vingt-trois années, années qui ne lui appartiennent pas, plus.
Nature du sang : un sang impur, un sang rejeté. il est mêlé, il est rouge et il lui est indispensable. hedda le hait, persuadée qu'il s'agit de la raison de sa condition.
Statut civil : célibataire, fidèle à yador pour toujours et à jamais. infiniment sienne, désespérément seule.
Patronus : un cygne, il est blanc et majestueux, aussi pur qu'hedda.
Amortentia : une odeur de rhum mélangée à celle du bois, le parfum de yagor enivre ses narines.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Lun 22 Fév - 17:19

juste, je viens dire coucou.
marre de ta beauté et de cette perfection. What a Face

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Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Lun 22 Fév - 17:20


bienvenue sur durmstrang
embarquez pour stolytsia et l'institut

Félicitations, tu viens d'être validé Tu fais désormais officiellement partie des membres du forum. Avant toute chose, laisse moi te dire quelques mots sur ta fiche : j'ai littéralement dévoré la fiche. c'est de la perfection pure et dure, genre je pouvais pas m'imaginer mieux sérieux, tu as merveilleusement bien cerné le personnage, tu y as apporté tellement plus, bref je suis trop contente et je valide sans plus attendre parce que je serai folle de pas le faire. ET MERCI ENCORE UNE FOIS I love you. Maintenant que tu as un joli rang et une couleur sur ton pseudo (si c'est pas la classe  ), tu dois remplir les registres pour y inscrire ton personnage. Il faudra tout d'abord vérifier que ton avatar est bel et bien inscrit dans le bottin. Si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à contacter un membre du staff qui l'ajoutera le plus vite possible. C'est la même chose si ton personnage a un don. Il est toujours préférable de vérifier que ta place est bien réservée dans l'annexe des mutations magiques. Ensuite, comme tu dois sûrement t'en douter, tu devras recenser ton personnage dans les différents registres du forum. Si ton personnage étudie à Durmstrang, il faudra le signaler dans le registre des élèves. N'oublie pas de recenser son ordre s'il en fait partie. Tu devras aussi veiller à recenser ton patronus  afin d'éviter qu'il ne soit pris. Si ton personnage exerce une profession ou qu'il est en stage dans la capitale, n'oublie pas de poster dans le registre des métiers. Et voilà, tu as terminé ! Tu peux désormais aller créer un scénario ou encore un lien préféfini. Tu peux aussi poster une fiche de liens et en demander aux autres membres. Pour finir, n'hésite pas à flooder  I love you Nous te souhaitons un très bon jeu sur le forum  I love you N'hésite pas à contacter l'équipe administrative si besoin  I love you

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Âge : vingt cinq hivers sanglants.
Nature du sang : sorcier dont le sang est mêlé, sacrilège pour les tous puissants.
Statut civil : coeur de glace, si autrefois, des sentiments commençaient à naître et qu'un feu s'emparer de lui, il n'y a plus rien aujourd'hui. Son esprit est vide et ses sentiments, inexistants.
Patronus : son patronus prend la forme d'un tempétueux et indomptable serval.
Amortentia : l'odeur de pluie, et de bois mouillé comme de la camomille, un souvenir d'autrefois, un souvenir sous une couche épaisse de brouillard nébuleux.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Lun 22 Fév - 17:24

tu me valides même pas avec l'autre bitch de hedvig, pour le coup, je veux qu'on déplace ma fiche à la corbeille et je change de personnage
MERCI MA CHERIE
je suis tellement contente que tu aimes, je me suis donnée à fond et j'aime tellement andreï et ses liens
on se fait un rp quand tu veux pour que je cogne encore sur la blondasse

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Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: Re: ( memento mori )   Lun 22 Fév - 17:26

MA WIFI DECONNE J'ARRIVE PAS A ME CONNECTER AVEC LA BIATCH.
(et maintenant que t'es là tu restes, t'as pas le choix )
et comme j'te dis un rp oblige quoi, j'veux qu'il la cogne et qu'elle lui rende. What a Face
JE LE REDIS MAIS TA FICHE CEY LA PERFECTION ULTIME ET CETTE PLUME.

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