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 | hate is what binds us. (w/yagor)

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maison de baldr
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maison de baldr
Hiboux : 167 Avatar : matthew daddario. Double Compte : hedvig la badass, torvald le fragile. Crédits : -av/@Hepburns.

Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
Nature du sang : Pur, les Bytchkov est la famille la plus Pure qu'il existe, même si cette question de sang ne l'a jamais réellement intéressé.
Statut civil : fiancé à une bien étrange créature, une femme.
Patronus : némo.
Amortentia : l'odeur de pipi de chat.
Localisation : oklm à l'institut.

MessageSujet: | hate is what binds us. (w/yagor)   Dim 21 Fév - 19:31


the curse beneath the moon

Leonid regardait la lueur du jour s'élever sur le château de l'institut, s'il était frappé d'insomnies depuis quelques jours déjà, les rayons de soleil ne le dérangèrent pas. Il était habitué à ne plus dormir, à attendre que le matin arrive et qu'il reprenne sa routine journalière, avant de retomber dans la nuit, ce sombre moment de la journée qui le prenait au dépourvu. Sa passion, sa fascination pour les arts occultes le rendait parfois léthargique, comme si on l'endormait et qu'on le réveillait seulement quand on lui posait un livre de magie noire dans les mains. Ces livres qui avaient bouffé une période de sa vie et qui continuaient, s'évertuaient à en faire une créature de la nuit, celle qui ne dort pas, qui attend, qui ne sommeille que quand le savoir est entrée et a été assimilé. Leonid se leva et s'étira avec nonchalance, il partageait son dortoir avec son meilleur ami, si on avait voulu l'isoler pour son statut, il avait refusé, il était fatigué de toutes ces faveurs qu'on lui faisait parce qu'il était le grand héritier. Ce rôle de futur tsar l'avait toujours exaspéré et si son père avait toujours été froid avec lui, il l'était encore plus ces temps-ci. Comment pouvait-il se concentrer sur son règne, si tant d'idées noires venaient flouter son champ de vision. Ca n'avait jamais été son rôle, devenir tsar, jamais n'aurait-il pensé se tourner vers une carrière politique, mais il acceptait, comme il encaissait. Leonid pouvait facilement donner ses responsabilités à son frère, mais il n'était pas fou et abruti, si la tyrannie de son père l'ennuyait au plus haut point, il n'osait même pas imaginer le règne de son frère jumeau. Peut-être que sa relation haineuse avec son frère l'attristait, mais il s'était fait une raison il y a bien des années. Si Yagor était fait de haine et de jalousie, Leonid était fait de passions et de sarcasmes. L'entente des deux frères s'étaient aggravée au fil des années, et le jeune homme avait d'abord tenté d'apaiser les maux de son frère avant de comprendre que c'était peine perdue. S'ils ne se graciaient même pas d'un regard dans les couloirs, on sentait qu'une confrontation finirait bien par exploser un jour. Leonid avait peur de faire mal à son frère, si Yagor était tout à fait capable de se défendre, peut-être mieux que le jeune homme, le Baldr avait une force noire en lui, il savait déjà comment utiliser plusieurs sorts dont on ne pouvait même pas rêver imaginer. Pourquoi s'était-il plongé là-dedans ? La peur de la mort, principalement. Jamais n'avait-il eu plus grande phobie, celle de terminer dans l'oblivion, dans l'oubli le plus complet, si Leonid montrait peu de sa fierté, il n'avait pas envie de vivre pour rien. On ne pouvait pas frôler la perfection, mais aux yeux du jeune homme il était possible de jouer avec ses dés et de pousser le destin. S'il ne voulait pas mourir, il avait cherché à trouver un moyen de rallonger les années qui restaient devant lui et c'était comme ça qu'il était tombé sur d'anciens grimoires qui lui avaient empoisonné l'esprit. La peur. La peur mène toujours vers la haine ou le retranchement. Leonid n'était pas haineux, loin de là, il était de ceux qui aimait jouer de leur passivité pour qu'on le laisse en paix, ça ne fonctionnait pas toujours, mais très souvent il arrivait à obtenir ce calme olympien dont il avait tant besoin. Il s'était seulement braqué, pas seulement auprès de sa famille, mais aussi ses amis.

Il avança vers les couloirs qui le mèneraient au pavillon de sa maison, tout en évitant tout contact avec ses camarades. S'il aimait parfois la compagnie de personnes intelligentes, il préférait sa solitude qu'il détestait devoir partager. Il était tôt, mais beaucoup étaient déjà en train de travailler, le rythme de l'institut demandait concentration et travail personnel, si Leonid avait ces deux qualités, il se fichait bien de ses notes, son futur était déjà tout tracé, qu'il termine sans diplôme de Durmstrang ne l'empêcherait pas de devenir Tsar, et ainsi de régner. Il s'était plusieurs fois demandé ce qu'il changerait au gouvernement, au fonctionnement, et parfois il aimait écouter les conseils de sa sœur qui lui disait toujours qu'il fallait qu'il pense aux Mêlés, à toutes ces personnes qui n'avaient aucune chance dans la vie, qu'on traitait injustement. Si Leonid hochait de la tête, il restait passif face à cette question qui déchirait tout un peuple, il voyait les traits de la révolution s'immiscer dans Durmstrang et s'il savait aussi que beaucoup s'étaient déjà liés à la rébellion, il ne faisait pas parti de ceux qui y songeaient. Il aimait sa neutralité, en revanche, il avait peur de mourir et si la révolution devait vaincre, ils lui couperaient la tête. Peut-être que la passivité était bien pire encore que l'opinion des puristes ou des rebelles, mais il préférait regarder de loin, les voir se dévorer, se bouffer et attendre qu'un vainqueur sorte du troupeau. A ce moment-là et seulement à ce moment il choisira le camp dans lequel il voudra se battre et crever. Crever était un bien grand mot, il ne mourrait pour personne, sauf pour lui-même. Il sortit du pavillon tout en croquant dans une pomme fraîche, quelques personnes courbèrent l'échine à son passage, chose qu'il ne gratifia pas même d'un regard. Il était le futur tsar, mais modeste dans sa position, jamais n'avait-il profiter des faveurs qu'on lui offrait, jamais n'avait-il demander tout ça, et ça l'agaçait. Peut-être que ça aurait été plus simple si son frère avait pris sa place. Il s'avança vers la grande salle pour déjeuner, mais une chose vint s'immiscer dans son champ de vue, un gamin pendu par les pieds, la signature abrutissante de son frère. Il leva les yeux au ciel et d'un coup de baguette défit le gamin avant de se tourner vers la porte et de s'engouffrer dans le couloir qui mènerait à son frère. « Tu es si pitoyable que tu pends des gamins de trois ans au plafond maintenant ? » Il leva les yeux au ciel, ce roulement qu'il faisait encore et encore en présence de son frère. Il était fatigué de cette guerre, mais prenait un malin plaisir à l'entretenir.

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maison de loki
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maison de loki
Hiboux : 315 Avatar : matthew daddario. Double Compte : serghei, svea, rhaegar. Crédits : hepburns. (ava) myself. (signa)

Âge : vingt-cinq ans, de haine et de colère.
Nature du sang : royal pur blood.
Statut civil : solitaire, il ne laisse pas l'amour se mettre sur son chemin.
Patronus : un puma, les pouvoirs du chef.
Amortentia : le parfum sucré et envoûtant de hedda.

MessageSujet: Re: | hate is what binds us. (w/yagor)   Dim 21 Fév - 23:42


i hate you with all my passion


S'il y avait bien une chose que détestait Yagor parmi de milliard d'autres, c'était de se faire réveiller quand ce n'était pas encore l'heure. Le cou froissé et les yeux endormis, sa colère avait grandi quand il s'était rendu compte que c'était une vermine de sang-mêlé qui était l'auteur de ce dérangement. Ce crétin n'avait même pas pu faire correctement ce que le brun lui avait ordonné. Était-ce pourtant si difficile de remplir le lit d'un élève de sang frais ? Yagor n'aimait pas faire ce genre de tâches, celles consistant à humilier ses ennemis, il préférait les refiler à ces vulgaires sang-mêlés qui n'avaient plus aucune utilité maintenant que certains d'entre eux courraient innocemment dans les couloirs de l'institut, pensant que la liberté qu'ils avaient obtenu vingt-cinq auparavant leur rendrait la vie plus facile. Il se rappelait encore du dégoût certain qui avait pris sa gorge quand on lui avait annoncé que cette sous-race allait étudier à Durmstrang. Yagor devait bien tirer quelque chose de cette horrible nouvelle, et c'est de ce fait qu'il usa de son statut de membre royal pour obliger les sang-mêlés à faire ce qu'il voulait. Quand on ne faisait pas convenablement ce qu'il exigeait, on en payait cette conséquence. Celle où Yagor laissait défouler sa colère sur le corps du mêlé pendant de longues minutes et finissait par le pendre inconscient par les pieds au plafond pour qu'on admire son oeuvre, comme il venait de le faire il y a quelques instants. Après tout, ce n'était pas comme si un Bytchov allait s'abîmer les mains pour rien. Avec cette signature, la crainte qui entourait déjà sa personne continuerait son ascension. Parce qu'il fallait bien que Yagor fasse parler de lui par un moyen ou un autre. Que l'attention soit parfois portait sur lui, et non sur son infâme de frère jumeau. Si seulement il était né le premier, si seulement. Ça serait lui qui succéderait au Tsar et non pas ce foutu Leonid qui ne portait absolument aucun intérêt à ce pouvoir politique. Ça aurait été lui qui aurait reçu de l'attention de ses parents, lui qui aurait été choyé par son entourage, lui qui aurait eu devant lui les personnes saluant la tête à son passage. Mais Yagor n'avait rien eu de tout ça, Yagor avait été et serait jusqu'au reste de sa vie, le jumeau maudit. Celui qui ne montera jamais sur le trône, celui qui voyait la couronne royale lui échapper d'entre les doigts à cause de quelques maudites secondes. Le jeune homme aurait tellement fait un bon tsar, il en avait parfois les étoiles plein les yeux le soir avant de s'endormir. Il aurait été dur, cruel, craint et respecté. Tout le monde reconnaîtrait l'Empire Nordique comme le plus fort dans le monde sorcier. Avec lui, toute notion de résistance ou de révolte aurait été réduite en cendre. Mais non, Yagor avait juste hérité du prestige et de la richesse des Bytchov, de rien d'autres. Surtout et aucunement de l'amour de ses parents. Son père, ce faible, le battait même souvent quand il ne faisait pas congrûment quelque chose. Quand on caressait la joue de Leonid, c'était une claque que Yagor recevait sur la sienne, sous prétexte d’endurcir son caractère. Il n'était pas l'enfant aimé, c'était ainsi et Yagor avait fini par l'admettre bien qu'il avait mis un certain temps. Il rigolait et crachait au visage de tous ceux qui lui demandaient de donner de l'amour à son entourage. De l'amour ? Il haïssait ce mot, le maudissait même. S'il avait été Tsar, il aurait banni ce mot des bouches des sorciers. Le brun avait fini par trouver du réconfort dans les bras de la haine, de la colère et de la jalousie. C'était tellement plus facile d'être le méchant, tellement plus facile d'être celui de qui on attendait plus rien car on le savait sans espoir. Yagor avait longuement été tenté par l'idée d'assassiner son frère, de mettre fin à ses souffrances et d'obtenir ce qu'il souhaitait depuis sa quasi-naissance ; voler sa place. Mais à force de réflexion, le brun avait terminé par se dire que c'était bien mieux de pourrir la vie de Leonid plutôt que d'y mettre fin. Yagor se complaisait parfaitement dans cette fureur et rage constantes qui brûlaient son cœur depuis si longtemps à présent. Puis, de plus de prendre du plaisir à ruiner la vie comme il le pouvait de son jumeau, Yagor possédait ce lien indestructible avec Leonid qui liait tout enfant passant ensemble neuf mois dans le même ventre. Non pas qu'il éprouvait de la tendresse pour son frère, jamais, mais Yagor ne pourrait le tuer, c'était si on lui demandait de s'arracher sa propre vie.

Et alors que Yagor s'éloignait du corps du gamin accroché par ses précieux soins au plafond, il entendit la porte derrière lui s'ouvrir et la voix insupportable de l'objet premier de sa colère. Quand on parle du loup. « Tu es si pitoyable que tu pends des gamins de trois ans au plafond maintenant ? » Le brun se retourna pour voir la piteuse imitation physique de sa personne, Leonid. Yagor se trouvait bien plus beau et charismatique. Tandis que lui leva les yeux au ciel, ce fut le fidèle sourire en coin et narquois de Yagor qui prit ses lèvres. « Ah, toutes mes excuses. Le spectacle n'est pas à la hauteur du futur Tsar ? » L'ironie était à son summum, de toute évidence. Des piques incessants, c'était ce qui définissait le plus la relation entre les deux frères. « J'oublie que tu as bien des goûts qui divergent des miens. » Yagor lâcha un léger rire rempli de sarcasme avant de reprendre. « J'aurai peut-être dû lui jeter quelques doloris pour qu'il soit à la bonne cuisson pour toi, non ? » Il était au courant de l'intérêt que portait son frère pour la magie noire. Encore une chose chose qui le faisait bien rire, mais qui ne le surprenait même pas.

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Âge : Leonid écume ses vingt-cinq ans, un quart de siècle, on penserait presque qu'il est assez mature pour prendre le trône, malheureusement il ne l'est pas encore et le sera sûrement jamais.
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MessageSujet: Re: | hate is what binds us. (w/yagor)   Mar 23 Fév - 15:13

C'était toujours la même rengaine, la jalousie qui consumait son frère, l'exaspération qui s'éprenait de Leonid. Le même jeu, la même comédie, parfois même la même tragédie, celle qui s'évertuait à se poursuivre, à se déchirer, à se dévorer tout au long de ces vingt-cinq années. Le seul pêché du jeune homme avait été de naître quelques minutes plus tôt que son frère et d'avoir montré des aptitudes ô combien agaçantes pour la politique, qui en réalité ne l'intéressait pas. Mais peut-être que son père avait compris que le règne de Yagor ne tournerait qu'autour de Yagor, qu'il n'y aurait ni justice, ni paix, ce serait seulement et seulement sa propre personne qui compterait. Si au début Leonid était resté passif face au comportement de son frère, il ne pouvait plus s'empêcher de lui répondre avec sarcasme et moquerie. Parce que c'était ce que son jumeau méritait, Leonid était fier, il n'y avait pas de question là-dessus, mais il l'était bien moins que son frère, ça le bouffait tout entier, et le brun le voyait d'un mauvais œil. Jusqu'à où était-il capable d'aller ? L'assassiner ? Le tuer de sang froid et sans aucun remord ? Leonid n'était pas capable de faire une telle chose, ou peut-être que si ; Peut-être que s'il arrivait à toucher sa veine fragile, il finirait par exploser comme il l'avait fait avec cette pauvre esclave il y a quelques semaines. Torturer son frère ? Ca lui était déjà passé par la tête, mais jamais réellement sérieusement, même s'il se doutait que Yagor avait déjà échafaudé plusieurs plans pour l'assassiner. Malheureusement Leonid ne serait pas si facile à tuer, on ne se débarrassait pas de lui comme une simple mouche, il était plus fort qu'on ne le croyait et pas seulement à cause des arts occultes qui bouffaient toute son énergie. La signature qu'avait construite son frère au court de ces dernières années n'avait pas réellement impressionné Leonid, au contraire, ça l'avait plutôt agacé et exaspéré. Pendre des Mêlés au plafond, un nouveau jeu, mais jusqu'à quand ? Un jour peut-être qu'il se lasserait et finirait par leur infliger bien pire. Si le jeune homme était un sociopathe, son frère devait être le psychopathe. Il s'imaginait parfois une vie où lui et Yagor s'entendraient, là où ils ne se battraient pas pour la simple raison qu'un respirait. Leonid rit à la remarque de son frère, c'était si simple de les contrarier tous deux, il suffisait d'une petite remarque, et une joute verbale s'enclenchait. Leonid avait trahi son secret auprès de son frère à son plus grand désespoir, non pas qu'il avait honte de ses activités, il préférait juste que sa famille se tienne éloignée de ses secrets et surtout de ses plus grandes peurs. Mais Yagor ne savait pas l'ampleur de sa passion et de son intérêt pour la magie noire, peut-être qu'il ne s'imaginait pas, qu'il s'était déjà plusieurs fois entraînés sur des sortilèges horriblement effrayants, ou peut-être qu'il s'en fichait. Si leonid préférait encore se battre avec une baguette en main, Yagor excellait dans l'art des poings, don dont le jeune homme n'avait pas hérité.

C'était difficile cette entente, c'était la haine qui les rongeait, cette rage, cette envie de s'écraser, de puiser dans l'énergie de l'autre pour l'épuiser, pour lui donner envie de reculer, de ne pas prendre ce qui est sien. La couronne était la sienne, la force appartenait à Yagor. Il ne regrettait cependant pas le choix de ses parents, il ne voulait peut-être pas de ses responsabilités ni de son statut d'héritier, mais il avait l'ultime conviction que son frère ne serait qu'un tyran parmi tant d'autres assis sur ce trône, rien ne l'apaisait, rien ne le rendait humain. L'Empire avait besoin d'humanité, tant de Mêlés avaient déjà été dérobé de leur identité, on ne pouvait pas faire ça à un peuple, non. Mais Leonid était-il vraiment la solution ? Non, très certainement pas, en revanche, il savait qu'il était déjà un meilleur choix, une meilleure alternative. Sous les mains de son frère, l'Empire saignerait, la valeur du sang prendrait encore plus d'importance et les ébats violents, ceux qui torturaient un peuple et la ville ne se feraient que plus sanglants. Leonid s'avança vers son frère, si beaucoup avait peur de Yagor, le brun n'en faisait pas parti, au contraire. Son frère ne l'avait jamais impressionné, encore moins apeuré. La peur, la seule qui l'étouffait était celle de la mort, et même si son frère cherchait peut-être à le tuer, il n'arrivait pas à croire qu'il le ferait, ils étaient du même sang, pire encore des jumeaux, ceux qui s'étaient partagés ventre, lait, amour ou plutôt haine de leurs parents. Ils avaient tant en communs, mais pourtant une haie de trois kilomètres les séparait, elle les rendait impuissant face à leur haine, face à celle qui vous bouffe et vous dévore. Il avait honte Leonid d'entretenir ce vulgaire combat que tout deux perdraient à plate couture. A quoi bon se tourner contre sa propre famille, alors qu'en fin de compte elle restait la seule chose où l'on appartenait. Il secoua la tête, et leva à nouveau les yeux, son exaspération était sa signature à lui. « C'est au moins un peu plus gracieux que tes 'méthodes' » Dit-il sur un ton froid comme à la fois vif. « Et si on essayait sur toi pour voir si ça fonctionne ? Je n'en doute pas, mais j'aimerais beaucoup avoir un cobaye. » Il marqua une pause, il n'était pas dans une colère noire, c'était léger. Pour le moment. « Dis-moi Yagor, tu cherches à faire quoi en pendant des Mêlés par les pieds ? » Il allait dans le vif du sujet et provoquait délibérément son frère. « Tu essayes de chercher l'attention de père ? Ne fais pas tant d'effort, n'oublions pas qu'il n'a d'yeux que pour moi. » Un petit sourire malicieux vint se muer sur ses lèvres, quand il le voulait, il pouvait définitivement être perfide. « Tu sais, pour le futur empereur, qu'est-ce qu'il peut bien vouloir du fils qui n'a jamais réussi à atteindre ses attentes et qu'il décrit comme, et là je ne fais que citer, immature et irresponsable ? » S'il allait exactement dans le vif du sujet, il avait bien peur que cette discussion matinale finirait bien par être bien plus lourde que quand elle n'avait commencé.

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